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10 juin 2015

On est sauvé (partie 2/2)

La semaine passée, La Une a assuré son maintien.

Dimanche dernier, c'était au tour de La Deux de se sauver.

Pour ce faire, tous les scénarios étaient possibles. Une défaite ou un nul contre Grandson, et voilà qu'on serait pendu à son téléphone, l'œil rivé sur le site de l'ACVF, l'oreille collée au combiné, la voix connectée avec un émissaire envoyé sur place, le doigt qui glisse sur le smartphone, les jambes qui démangent, le cerveau qui bouillonne, les méninges qui crépitent, ça tape du pied -- on serait dès lors tributaire des résultats de Valmont et d'Ependes.

Faire confiance aux autres, c'est bien. Mais il existait aussi la version dite simple: gagner, et se sauver par soi-même, sans ne rien devoir à personne. S'économiser de la batterie du smartphone, des crédits de données sur sa facture Salt salée. Mais "simple" est un bien grand mot. Simple ne veut pas forcément dire facile, si c'était aussi simple ça se saurait.

Grandson domine. Chose stérile.

Alors La Deux a fait les choses, simplement mais sûrement, mais c'est bien Grandson qui possédait le ballon et faisait tourner, comme c'est souvent le cas face au FC Grandson, équipe joueuse par excellence. "On est mal entrés dans le match. On était crispés, on ne savait pas quelle équipe de Grandson on aurait en face.. On avait entendu dire que plusieurs gars manqueraient, pour aller aider leur première équipe. Du coup, ça cogite, on pense aux autres avant de penser à nous-mêmes" Et à Champvent d'écarter quelques banderilles bocanes (5e, 11e). Le portier Oberhansli était tendu, hurlait sur sa défense, fustigeait les quelques hésitations de siens. Lui qui fut l'un des meilleurs chanvannais de la saison -- peut-être même le meilleur? -- sentait le vent venir, chaque incursion adverse suintait le soufre.

Les indigènes au taquet.

Mais Yann Rufener, un Chanvannais pure souche, avait d'autres idées. L'homme fluet mais cabochard mystifiait un défenseur a l'orée des 16 mètres, et ouvrait le score d'un extérieur du pied droit, puissamment adroit. 1-0 pour La Deux (18e), pas nécessairement mérité, mais probablement l'effet d'une équipe qui joue sa survie.

Surtout que quelques minutes plus tard (23e), un autre authentique Chanvannais, Eric Chautems, profitait d'une offrande de Tille pour doubler la mise dans le but vide. Là encore, pas nécessairement mérité, mais certainement appréciable, 2-0 c'est bien, un petit coussin pour pallier à une quelconque déficience.

Qui justement, arriva.

55e, penalty, réduction du score, et début des cogitations. Sebastien Bardet, superstar du FCC, l'un des meilleurs défenseurs centraux de l'histoire du club, blessé dimanche (fracture du pouce), l'expérience en bandoulière, rien ne l'inquiète réellement, il sait comment gérer les temps forts comme les moments ombragés, lui savait que le vent ne tournerait pas: "Depuis la touche, on était tranquilles. Sereins. Pas vraiment d'inquiétude. Ça avait l'air de bien se passer. Bon, Kim, lui, il commençait à s'exciter..."

Et on comprend.

Kim Castellino, quatre ans comme entraîneur de La Deux, savait que ce match serait son dernier à la tête de son équipe. Mais il ne l'avait pas dit aux joueurs.

Kim Castellino, clap de fin rime avec maintien

Alors forcément, il avait envie de bien finir. Pour éviter la culbute. Descendre d'une ligue en même temps que de son piédestal, non merci.

Et c'est Alex Perret -- encore un bon Chanvannais -- qui clôturait l'affaire. Alex Perret, il en a reçu des chasses, des hurlées, des sermonnées, des engueulades, des remises à l'ordre et des remontrances, de la part de son coach Kim Castellino. C'est pourtant lui qui vint à son secours, le 3-1 brillamment glissé entre les cannes du gardien (65e).

La Deux est donc sauvée.

Et le moment d'un bilan.

En début de saison, l'objectif n'était autre que le maintien. Objectif atteint donc, mais que serait-il advenu sans cette victoire rédemptrice, il y a 10 jours a Venoge? Ce match a assuré le maintien, pour peu qu'un championnat puisse se jouer sur un seul match. Autrement, La Deux a allié le moyen et le médiocre (0-5 à Ependes), pour quelques fulgurances notables (1-1 vs. Porto).

Quid des vieux?

L'ère de Kim Castellino est désormais révolue. Elle est derrière. Merci à l'homme. Son extrême exigence et son leadership autoritaire auront fait de La Deux une sûreté de la région. Sans lui, l'équipe évoluerait-elle en 3e ligue? Sans lui, certains auraient-ils autant progressé? Peu, si ce n'est aucun joueur n'a quitté le club en remettant en cause ses méthodes. Qu'il faut apprécier au gré des résultats, deux places sur le podium (saison 2011-12, 2012-13), une promotion (2013-14) et un maintien (2014-15)

Encore une fois, merci.

Et place à l'avenir.

Qui se déclinera avec Mikael Duperret.

Mais quid des vieux anciens? Sebastien Bardet, Nicolas Glauser, Mathieu Jaquemet, Manuele Panasci, plus de 130 ans à eux trois. S'ils quittent le navire, comment évolueront les jeunes? Libérés de tout? Ou privé de voies à suivre?

Réponse en 2015-2016.

Pour lutter contre le maintien.

Voire plus si entente. Ou si Mikael Duperret le veut.


Dernier Hasta Siempre de la saison.  Le dernier de Kim Castellino

A Champvent, quand on fait un truc de bien (se sauver, par exemple), on boit dans une godasse.  Cool, non?



Comble du comble: c'est Alex Perret qui fait le Gatorade Bath...

6 janv. 2014

Champvent II: L'équipe devenue invincible

Pour la troisième année consécutive, le FC Champvent pourrait bien accueillir une Finale de promotion en son sein.

En 2012 (défaite face à Azzurri) et 2013 (défaite face à Vevey), c'était pour La Une. Il semblerait bien que 2014 soit assurément pour La Deux.

Oui, les gens de Kim Castellino sont impeccables pour l'heure. Neuf matchs et autant de victoires, une perfection immaculée, une marche en avant bien solitaire, l'équipe a déjà neuf points de marge sur la dernière place de finaliste que se disputent Grandson, Orbe, Corcelles-Payerne ou encore Suchy. Le bilan est évidemment reluisant, mais il ne laisse pas de place au n'importe quoi. Surtout avec le chef Castellino aux manettes. Dans les colonnes de La Région, le serial-buteur, toujours en activité mais moins employé cette saison, l'affirme en guise de précaution: "On l’était déjà [champion d’automne, ndlr] l’année dernière. Mais on a connu quelques déboires au deuxièmes tour".

Une équipe avertie en vaut naturellement deux, et Champvent est bien assez mature pour ne pas mettre la charrue avant les bœufs, cette saison encore. Il sait pertinemment que sur sa planche il reste du pain à pétrir, à commencer par ce match de rattrapage à Suchy, terre insoumise depuis des lustres, où la plupart des favoris se sont déjà emmêlés les pinceaux. Mais un succès chez les Sécherons, le 16 mars prochain, lui conférerait une avance certainement indélébile sur ses poursuivants.

La preuve en est cette solidité défensive – sept petits buts encaissés en neuf matchs –; l’éclosion d'un milieu de terrain où la qualité se lie à la quantité de joueurs à disposition; et puis cette attaque qui n’a pas de "pur attaquant de pointe" qui jouit de mille occasions de perforer n'importe quelle défense, à n'importe quel moment, dans n'importe quelle circonstance.

Dans l'Omnibus, La Une s'était vue affublé du titre de meilleure équipe de la région. Dans La Région, La Deux, elle, est carrément étiquetée comme l'une des meilleures du canton dans sa division.

Un statut qu'il faudra néanmoins confirmer jusqu'au mois de juin.

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1 nov. 2013

Dimanche, la fête du foot à Champvent!

C’est la fête au village.

Dimanche, ce sera la fête du foot, la fête des familles, et la fête Chez Colette.

Dans l’ordre des choses, allons-y crescendo, les avis différeront autant que l’envi des uns, les préférences des autres.

La fête du foot – 13:00 Champvent II – Grandson II.  16:00 Champvent – Bavois II.

La fête des familles – L’entrée sera gratuite pour tous. Amenez votre famille, vos amis, vos proches, votre maîtresse ou votre amant.

La fête Chez Colette – Raclette au menu!  Le coup d’envoi des festivités se célébrera par une magnifique raclette du terroir, à savourer absolument.

Les enjeux de La Deux

La Deux, pour commencer.  On le sait, tout le monde le sait, chacun l’a vu ou l’a entendu, la nouvelle caracole bien haut : 8 matchs, 8 victoires pour la réserve du FC Champvent.

Il n’empêche : il lui reste deux échéances haut-de-gamme pour boucler un premier tour de rêve.  Dans l’ordre des choses pourtant, rien de simple, le FC Grandson que l’on sait redoutablement joueur, redoutable d’efficacité.  Grandson, peut-être la dernière équipe à pouvoir contester la première place aux Chanvannais?  Réponse dimanche, juste après son café matinal, son croissant et la lecture de son Matin Dimanche.

Grandson donc, avant Suchy Sport et la dramaturgie que l’on connaît du déplacement, dimanche 10 novembre, à 10:00.

Le momentum de La Une

La Une, elle, poursuit ses rêves de podium.  La voilà à huit matchs consécutifs sans défaite, six victoires de suite pour confirmer son regain de forme après les débuts catastrophiques.

Mais il lui reste maintenant deux os à ronger, la réserve de Bavois pour commencer, une équipe Dr. Jekyll et Mr. Hyde, capable de tarter Montreux (3-1) comme de glisser sur une peau de banane nommée Benfica Lausanne (4-4).

Christian Mischler et ses hommes sauront-ils maintenir la forme incroyable du moment, celle qui la met en position d'outsider au podium?  Eventuellement, surtout si le Roi Bencivenga, co-meilleur buteur de 2e ligue, maintient la forme offensive qu’est la sienne, que son entourage offensif, les Big Sam Samir Mehmedovic et Marco Galati continuent à lui fabriquer les espaces qu'il aime tant exploiter.

Dimanche, tous au Battoir!




13 mai 2013

Grandson-Champvent 1-2 (0-2)

Le FC Champvent a donc converti sa première balle de break.

Conjuguée à la défaite de Prilly à Bavois samedi soir (4-2), la victoire de La Une du FC Champvent à Grandson dimanche (1-2) prend ainsi des allures carrément joviales; elle propulse même, pour la première fois et depuis des lustres, le club chanvannais au-dessus de la mêlée fatidique et en bonne posture pour un rang de finaliste.

Un point d’avance. Et deux matchs en moins que son adversaire prilléran.  L’avenir chanvannais prend presque une éclaircie bienvenue après une printemps plutôt glauque.

A chacun sa mi-temps

Gagner à Grandson, pourtant, ça n’est jamais réellement une tare aisée.  Il aura pourtant suffit d’un dégagement prolongé d’Olivier Glauser pour le Roi Bencivenga (23e), et puis d’un centre en retrait de Sacha Clément pour l’opportunisme de Dario Drago (33e). Deux réussites finalement poussives, qui offrent cahin-caha les trois points aux soldats de Jean-Daniel Tharin.

Ensuite, La Une s’est davantage reposée sur ses lauriers qu’autrement; un poil laxistes les joueurs, eux qui ont vacillé en seconde période, luttant autant contre le vent que contre un adversaire décomplexé.

2-1, on ne fera pas la fine bouche

2-1 sans la manière, certes, mais avec les trois points cruciaux qui en découlent. Personne ne fera la fine bouche finalement, d’autant que répéter chaque weekend la performance de Payerne n’est pas à la portée d’une équipe décimée par les blessures et absences.  Le FC Champvent a ainsi entamé son match sans Jason Brunet et Nicolas Favre (suspendus), tandis que Raphaël Vanotti (ménisque et ligaments touchés) a dû céder sa place après un quart d’heure de jeu.  Vanotti vient ainsi s’adjoindre à Fouad Rameche au rayon tristounet des blessés de longue durée. Deux êtres, deux pions, deux piliers qui manqueront inlassablement jusqu’à la fin de la saison.

Heureusement, le contingent complet est au diapason, prêt à profiter de chaque minute de jeu offert. Les remplaçants ont apporté leur pierre à l'édifice, les entrées pleines de percussion de Robin Chabod et de Samir Mehmedovic ont été bienvenues, voire salvatrices.  Ce dernier a d'ailleurs provoqué l'unique avertissement bocan, après une série de dribbles aux contre-pieds parfaits.

Dimanche à Grandson d'ailleurs, Tonton Tharin avait décidé de titulariser l’excellent Sébastien Bardet en défense centrale, un retour sublime de Monkey, un ancien pionnier de 1e ligue qui œuvre avec la seconde équipe du club depuis quelques années maintenant.

2-1, sans la manière, donc.  Il n’empêche: la plupart des véritables occasions furent chanvannaises (19e, 75e, 80e), et certainement qu’avec une meilleure dose d’opportunisme offensif, le champion d’automne aurait pu entériner sa victoire plus sobrement.  Mais il doit également son salut à un Olivier Glauser encore déterminant dimanche après-midi, quelques arrêts autoritaires (49e) et décisifs (2e) pour confirmer le retour du grand Yéyé entre les poteaux chanvannais.

Neuf points en cinq matchs

Mathématiquement, le FCC doit s'assurer encore neuf points en cinq parties.  Il peut même (maladroitement) spéculer sur huit, sachant qu’il caracole en tête du classement Fair-Play, un classement qui sépare deux entités en cas d’égalités de points comptables.

Prochaine échéance pour le FCC, demain soir pour la réception de l’excellent Bavois (20:00).  Cinq victoires, deux défaites et deux remis depuis la reprise pour les bavoisans.  Qu'importe, l'objectif du FCC sera bel et bien d'empocher les trois points de la victoire

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Grandson – Champvent 1-2 (0-2)

Buts: 23e Bencivenga 0-1; 33e Drago 1-1; 72e Grandson 1-2.


Notes : Terrain annexe de Grandson… 150 spectateurs… Bonne pelouse… Vent désagréable, empêcheur de jouer en rond…  Bon arbitrage central, qui avertit Pipic (jeu dur)… Sont entrés en jeu: Mehmedovic (66e Drago), Chabod (14e, Vanotti) et Lambercier (84e Pitronacci)... Sortie sur blessure de Vanotti (ligaments) à la 14e minute, il est remplacé par Chabod… Champvent sans Brunet, Favre (suspendus)… Champvent enregistre le retour de Fressineau après plusieurs semaines d’absence (blessure)… Retour de Sébastien Bardet à la première équipe pour la première fois depuis 2010… Troisième victoire consécutive pour le FC Champvent… Cartons de bières offerts par Lupin, merci… Score du match aller: 3-1… Pour information, mardi à l’entraînement, on était 4….  Et jeudi 11…. Présence de l’adversaire à la buvette: très bonne…  A noter que la buvette de Grandson est toujours accueillante et sympathiquement agréable… Match joué lors de la Fête des Mères, je t'aime maman!...




Le rêve d'atteindre les Finales se dessine gentiment... Mais la route est encore (très) longue.



8 nov. 2012

3-1 face à Grandson. La passe de cinq pour Champvent




Et de cinq. Hier soir, le FC Champvent a assuré son cinquième succès consécutif en disposant d'un FC Grandson joueur, qui se dandinait lui-même sur la vague, deux victoires de rang, dont une éclatante sur le FC Prilly (3-2).

Trois nouveaux points qui replacent le FC Champvent au sommet de la pyramide de la 2e ligue. Juste devant le Stade-Payerne.

L'année dernière, le hold-up

L'année dernière on s'en souvient, les bocans étaient venus au Battoir empreints de velléités défensives uniquement, avaient parqué le bus, le soigneur, la valise, les roues de secours dans leur propre en-but, deux rideaux de cinq joueurs, eux qui s'étaient parfaitement alignés pour le hold-up du mois. 0-1. Cruel.

Cette année, heureusement, Grandson est venu l'esprit joueur, un rien taquin. Un bloc défensif robuste, une disposition tactique parfaitement huilée, un jeu de contre-attaque cintré; largement de quoi réfuter le non-match de la saison dernière et prouver qu'à Grandson, on aime tâter la bille, faire circuler le cuire. Telle est sa réputation, d'ailleurs.

Mais cela n'a pas suffi.

Les hommes à Tonton Tharin et Florian Simonin doivent leur salut à un départ canon: 1-0 très tôt (3e Pitronacci), 2-0 quelques tours de cadran plus loin (5e Bencivenga). C'était avant le réveil bocan. La réduction du score du magnifique Fantoli (35e) est restée sans conséquence grâce à Olivier Glauser notamment, lui qui sauvait la baraque, splendide détente, main ferme, intervention divine, sur un coup-franc du gaucher David Hug (42e).

Ensuite, le régal. Nous jouons la 61e minute. Après la pause boisson, Champvent était revenu conquérant, ne calculait plus, se créait une pléthore de situations chaudes devant la cage adverse. Mais ça ne voulait pas entrer. Pitronacci s'essayait, à côté. Le Roi Bencivega tentait, contré. Vanotti percutait, droit dans le mur. Bonzon se faufilait, sauvé in-extremis.

La merveille de Mirza Pipic

Mirza Pipic prend alors sa chance, et les choses en main. Après un relai entre Fressineau et Clément, il écope du ballon, et s'exécute. Coup d'œil furtif à gauche. Regard à droit. La tête se lève, circonspecte l'affluence: peu de solutions de passe; Grandson bloque bien. A 30 mètres, il s'avance balle au pied, deux pas d'élan, ça fera l'affaire. Et paf. L'obus est lancé. La frappe part. Flottante. Tendancieuse. Le missile s'enfile, pleine lunette, toile parfaite; une trajectoire en guise de parabole, la cage tremble, pure frappe, tir génial. La lucarne est magique, le gardien prostré aux entournures, y'a rien à faire, il est battu. (Lire le but, c'est bien, voir le but, c'est mieux)

Et c'est 3-1. Game, set and match. Merci d'être venu.

La dernière échéance pour le FCC est prévue pour samedi prochain au Battoir, avec la réception d'Echallens II (19:00).

Chercher le titre de champion d'automne

Si les sbires à JDT et Florian Simonin trouvent grâce aux yeux des Dieux du foot, ils pourraient s'assurer la bagatelle hallucinante de 29 points sur 36 possibles. Pour ce faire, il faudra poursuivre sa route, maintenir le cap, chercher la passe de six, pour obtenir le titre honorifique de champion d'automne. Mais gare à tout excès de confiance.

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Buts
: 3e Pitronacci 1-0; 5e Bencivenga 2-0; 35e Fantoli 2-1; 61e Pipic 3-1.

Notes: Terrain du Battoir, 80 spectateurs... Pelouse difficile, mais au vu des éléments, on ne peut pas se plaindre... Excellent arbitrage central qui avertit Favre (jeu dur), Clément (jeu dur)... Cinquième victoire consécutive pour le FC Champvent... Cinquième match consécutif avec un but au moins pour le Roi... Champvent sans Chabod (blessé), Munos (problèmes respiratoires), Beso (blessé), GD Glauser (tenancier de buvette)... Sont entrés à Champvent: Mehmedovic (pour Pitronacci), Berthaux (pour Bonzon)... A disposition: Rameche, Hamann... En direct à la buvette: Celtic-Barcelone 2-1... Caisse de bière offert par Florian Simonin, merci... Présence adverse à la buvette: excellente, comme toujours, merci... Propreté du vestiaire adverse: parfait, balayé propre en ordre, merci... Heure de fermeture de la buvette: 02:30...


O.Glauser: taclé par un attaquant (y'a pas eu faute...)
*à l'attention des autorités et de Jeanine: ce n'est pas la cigarette à Olivier

Steven Bonzon et Simon Schmidli: happy

Florian Simonin, euh, comment dire, très happy
Tonton Tharin, heureux...

11 juil. 2012

Kim Castellino côté cour et côté jardin

Ceux qui connaissent Kim Castellino le savent mieux qui quiconque: engoncé dans ses atours d’entraîneur, l’homme est exigeant.  Intransigeant même, tant il aime à limiter la rigolade à son minimum vital.  Il apprécie l’ordre, la rigueur, la discipline, surtout lorsque ses ouilles obtempèrent docilement. "Quand Kim parle, t’as meilleur temps de fermer ta gueule et d’écouter sagement" dira un joueur souhaitant conserver les règles d’usage, soit l’anonymat.

Hors du terrain, l’homme est paradoxalement un boute-en-train patenté.  La tchatche, il connaît.  Les vannes, il adore.  Prolixe et de bonne compagnie, il l’est.  Dans son monde à lui, l’ennui n’a pas sa place. "Oui, Kim était là. Donc oui, on est rentré tard..." dira ce même joueur justifiant non plus son anonymat, mais sa vie de couple chancelante.

Kim Castellino, c’est cette dualité.  Un homme décisionnel. A la fois draconien et pointilleux; rigolard et passionné.  Retour sur le parcours d’un type formidablement atypique.

La formation yverdonnoise pour commencer

D’abord, les débuts.  Jadis, Team-Vaud n’existait guère. Pour travailler ses gammes, Kim Castellino opte pour la voie unique, le seul réseau offert aux talents d’antan, nous parlons ici d’Yverdon-Sport. "J’y ’ai fait toutes mes classes de juniors, avant de terminer avec Christian Mischler aux Espoirs. A cette époque, je n’étais pas attaquant, mais j’évoluais en défense centrale.  Sous Claude Ryf, j’ai fait quelques brèves apparitions avec l’équipe première, en Ligue Nationale B, mais ça n’a pas duré. Pour moi, il fallait alors passer à autre chose."

Se pose alors ce choix draconien, celui qu’impose une introspection, une remise en question personnelle: comment rebondir, et où?  La réponse de Kim fuse, le plus simplement du monde: "Je suis tout bêtement parti dans le premier club qui m’a contacté. C’était le FC Grandson d’Alain Nicolet, qui évoluait alors en 3e ligue. Là-bas, on m’a immédiatement donné la chance de m’exprimer." Et tout s’enchaîne. Tout s’accélère.  A commencer par son rôle sur le terrain, lui qu’on remanie de la queue de défense à la pointe de l’attaque.

Le don du buteur inné

Les effets collatéraux sont immédiats. Une moisson de buts s’ensuit, ou la reconversion réussie d’un buteur finalement inné. "J’ai tout de suite eu de bonnes sensations avec ce repositionnement offensif, et j’ai commencé à marquer par mal de buts grâce au choix d’Alain Nicolet.  29 la première saison, 36 buts la seconde.  Marquer des buts, au jour d’aujourd’hui comme au début, c’est un véritable moment de bonheur. Aujourd’hui, je suis peut-être encore davantage émotif qu’auparavant. Marquer un but, c’est une sensation dont on ne se lasse absolument jamais."  Trois années durant, la vie bocane de Kim Castellino s’associe au rendement offensif.

A forcer de régularité, mais surtout d’efficacité, les sirènes s’enclenchent, les coups de téléphone se succèdent; il devient l’homme providentiel, celui qu’on s’arrache. La timbale revient au FC Valmont, alors pensionnaire en 2e ligue.  Kim Castellino enfile encore des buts à intervalles régulières. 27 avec Valmont, et une promotion en 2e ligue interrégionale. Qu’est-ce qui fomente le buteur aux yeux d’un finisseur comme Kim? "Pour moi, le meilleur attaquant est celui qui sait se faire oublier. Celui capable de surgir au bon moment pour mettre le ballon au fond. L’attaquant patient et efficace."

Pour briser la spirale, la blessure malheureuse

Et puis, le couac; l’instant redouté, inévitable, le seul empêcheur de tourner en rond: la blessure : "Je réalisais une belle saison de 2e ligue interrégionale à Valmont. J’étais en forme, je marquais des buts, tout allait bien. Et puis, le dernier match du premier tour, je me déchire les ligaments du genou. Pas facile à digérer, surtout à ce moment-là de ma vie de footballeur, à 23-24 ans."

Se pose alors ce choix toujours difficile: comment rebondir, et où? Là encore, Kim arpente la voie de la sagesse, dans la lignée de Confucius qui disait notre plus grande gloire n’est pas de tomber, mais de savoir nous relever.  Kimbo reprend alors du service à Champvent, sous l’égide de Manu Bergantinos.  Fraîchement promu en 3e ligue, le club l’accueil à bras ouverts, la langue presque pendante, l’incroyable opportunité d’avoir en ses rangs une telle gâchette.  Et sa réputation se justifie immédiatement. L’homme transforme des miettes en caviar, exploite chaque ballon avec une réussite diabolique, inscrit des buts avec la tête là où certains ne mettent pas le pied. 30 buts encore, et puis s’en va.  Au suivant.

Deux apparitions en Challenge League

A Bavois d’abord (nouvelle promotion de 2e ligue en 2e ligue interrégionale), puis à Baulmes où il s’exhibe tantôt en 2e ligue, tantôt en Challenge League, sous l’œil attendri de Bertine Barberis. "Avec Barberis, j’ai redécouvert les vertus du travail, de la discipline; mais aussi et avant tout, de l’hygiène de vie. J’ai fait deux matchs en Challenge League [Bellinzone, La Chaux-de-Fonds, ndlr] et vécu une belle aventure. Cette expérience m’a beaucoup apporté, notamment aujourd’hui en tant qu’entraîneur." relate-t-il.

Les prémices du poste d’entraîneur le titillent, déjà. Et après une ultime épopée à Champvent en 2e ligue, le voilà muté, presque naturellement, à la tête de la seconde équipe du club.

"Pour moi, la transition de joueur à entraîneur n’est qu’une continuité. Ca répond à un vrai besoin, un intérêt personnel. J’aimerais transmettre à des jeunes ce qu’on m’a appris. J’ai donc repris cette équipe du FC Champvent, même si elle était dans une situation plutôt délicate. Il a presque tout fallu reconstruire. Mais aujourd’hui, les résultats sont là, et mine de rien, on frise la promotion cette année." souligne Kim, comme pour rappeler qu’il s’est fait spécialiste dans l’art du rebondir.

Mais aussi: le tennis en sport-études

Kim Castellino fait également partie des athlètes polyvalents, capables de briller dans toutes les disciplines dont ils s’amourachent, ne serait-ce qu’un peu. Le tennis est son pêché-mignon, lui qui a pratiqué le sport depuis l’âge de quatre ans, pour finalement atteindre, à 18 ans, un niveau N4 national. "Je participais à un programme sport-étude très intensif, avec des entraînements journaliers de tennis. Chaque weekend, j’enchaînais tournois de tennis et matchs de foot. Les semaines étaient surchargées, je n’arrêtais pas.  Au bout d’un moment, j’ai saturé, et j’ai dû faire un choix, celui du foot."

Le coach de la deux n’est donc pas du genre à ses reposer sur ses lauriers, aussi confortables soient-ils. Son avenir immédiat se conjugue à celui du FC Champvent, avec l’ambition idoine qu’il sait imposer : "Nous avons trouvé une ossature extrêmement solide. Il nous manque peut-être quelques renforts pour trouver un meilleur équilibre encore. Maintenant, il faut qu’on apprenne à devenir des gagneurs, à savoir gérer les moments-clés des matchs. Je pense que [mon assistant] Florian Magnin est parfait dans ce rôle, il sait imposer cette grinta qu’il nous manque parfois. Florian c’est aussi mon confident, notre collaboration est fructueuse et j’en suis ravi."

Quand progrès passe par discipline

Une chose est sûre, la méthode Kim Castellino ne bougera pas d’une once, dictateur ou intransigeant qu’importe, il ne vendra jamais sa méthode sur l’autel du bien plaire. "J’ai entière confiance en mes jugements. Je sais pertinemment que pour progresser, il faut imposer une ligne claire aux joueurs, quitte à être très dur avec eux. D’ailleurs, la grande majorité de mon contingent l’accepte."

Décisionnel donc, le Kim Castellino. Mais aussi communicatif, partageur et généreux, lui qui n’oublie jamais d’encenser le club: "Le FC Champvent est une grande famille; personne ne peut se plaindre de jouer ici.  J’ai connu pas mal de clubs dans ma vie et je peux assurer que ce n’est pas partout pareil. Toutes les personnes qui œuvrent pour le club et qui le font vivre méritent une mention!"

Pour la troupe à Kim Castellino, la reprise de la saison 2012-2013 est fixée au lundi 16 juillet.  Depuis la mi-juin, le programme d’entraînement est fixé, les matchs amicaux planifiés.  Exigeant avec ses troupes, exigeant avec soi-même.

Cette saison encore, les objectifs à Kim Castellino seront revus à la hausse.  Tout comme les objectifs de son équipe. Et qu’importe que cela plaise aux joueurs ou non, car ils suivront le meneur d’homme qu’est Kim Castellino.

Kim Castellino, au fond, est un formidable meneur d'hommes

23 avr. 2012

La deux s’accroche

Non, la deux du FC Champvent n’a pas abandonné ses espoirs de titiller les sommets de son groupe.

Depuis ce départ à contretemps et cette défaite amère dans les arrêts de jeu face à Grandson (0-1), les hommes à Kim Castellino et Florian Magnin enchaînent les bons résultats, s'appuyant sur une défense robuste et solidairement ancrée autour de Sébastien Bardet; une défense que les statistiques définissent comme la meilleure du groupe - seulement 16 buts encaissés en 14 matchs.

En termes de résultats, il y’a d'abord eu cette démonstration offensive face à Vaulion (9-0); puis la maîtrise et l’efficacité versus Sainte-Croix (4-2), et enfin ce succès étriqué mais vital sur la pelouse de Suchy (2-1), dimanche dernier.

A quatre points du sommet

Le corollaire de cette bonne série d’invincibilité est palpable: seuls quatre points séparent désormais les chanvannais du leader actuel, le FC Rances.

Alors bien sûr, la route est encore longue pour être candidat à un quelconque titre, mais en négociant subtilement ses trois prochaines sorties face à La Vallée de Joux (9e), Nord-Gros de Vaud (5e) et La Sarraz (6e), la deux pourrait s’offrir un final folichon, des chocs au sommet en veux-tu en voilà, des derbies feu follet, tantôt face à Orbe (2e) et même lors de la dernière journée, face à… Rances.

Première étape pour l’accession au pouvoir, samedi à domicile face à La Vallée de Joux (19:00).

Derniers résultats

Champvent II – Grandson II 0-1 (0-0)

Champvent – Vaulion 9-0 (5-0)
Buts: Vial, Castellino (6), Jaquemet, Daburon

Champvent – Sainte-Croix 4-2 (2-1)
Buts: Rufener, Hadjip (2), Castellino

Suchy – Champvent 1-2 (0-2)
Buts: Rufener, Castellino

21 oct. 2011

La deux du FCC surfe sur la vague des succès

Résumé du début de saison du FC Champvent par Florian Magnin, l'entraîneur assistant.
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Un bon bout de chemin a été effectué depuis le dernier article vu qu’il date du premier match de championnat et la victoire à Grandson.

A ce jour, la deux compte 18 points en 7 matchs joués. Eh oui, ça pioche dur et juste du côté des hommes à Castellino: victoires contre Grandson, Vaulion, La Vallée de Joux, Suchy, NGDV et la Sarraz pour une seule défaite dans l'antre St-Crix à la... 90ème.

22 buts marqués en 6 matchs

C’est dire la belle saison que cette équipe est en train de vivre. Du sérieux, du jeu, des buts, de la domination technique, voilà ce qui ponctue actuellement les 5 dernières victoires et les 22 buts marqués pour 6 encaissés: le FC Champvent II veut jouer le haut de classement et s’en donne les moyens.

Alors que les victoires contre Vaulion, la Vallée et Suchy paraissent logiques bien qu’au pied de la dent de Vaulion celle-ci fut étriquées puisque Vaulion menait 2-0 avant que Morier et Da Costa ne passent l’épaule en 10 minutes et 3 buts clinquants.

Les deux autres rencontres se sont soldées par un 5-0 ainsi qu’un 6-1 qui montre la force offensive de notre réserve aux multiples buteurs, soit dix au total! Alors que le petit coup de moins bien c’est manifesté par une défaite rageante à St-Croix, ce match "sans" n’est pour le moment qu’incidence sur la globalité de l’œuvre puisque la réaction ne c’est pas faite attendre et qu’au moment de commencer à jouer les gros de ce groupe, Champvent était bien présent. Honneur à lui!

Nord Gros de Vaud et La Sarraz, premiers gros tests

Tout d’abord, à domicile, la jamais facile équipe de Nord Gros de Vaud venait avec ses épouvantails et son point d’avance pour essayer de faire vaciller son ennemi juré. La concentration, le réalisme, et la performance des joueurs chanvannais ne laissèrent que quelques miettes avec ce score sans appel de 4-1 et les deux premiers buts du match inscrit dans la demi-heure initial par le remuant Virgolin et le vieux renard Panasci. Rufener et Simonin parachevèrent l’acte en seconde période de ce match plein de certitudes, d’enseignements. St-Croix est déjà loin des têtes et le groupe poursuit sa progression.

Une semaine plus tard, le menu était quelque peu diffèrent. Le FC la Sarraz-Eclépens II, sa jeune, sa joueuse et prometteuse équipe fraîchement promue. Ce deuxième teste était aussi l’occasion de prendre la tête sans se la prendre, pour les 40 heures suivantes au moins.

Le début de match solide laissait entrevoir de bonnes choses pour la suite. Mais à force voir ses occasions heurter le poteau, sauvée sur la ligne ou brillement écartée par le portier adverse, Champvent se compliqua la tâche sans vraiment se faire peur puisque les incursions sarrazines furent lointaines et rarement dangereuses. Il fallut donc attendre un fait de jeu, 15 minutes avant le coup de sifflet final. C'est sur un débordement rageur du latéral Poget, qui propulsa un puissant centre au premier poteau, que le malheureux défenseur adverse commentait la faute technique et crucifiait son propre gardien. Quel soulagement!

De la sérennité dans l'air

D’autant plus que quelques instants plus tard, un contre éclair mené par une subtile déviation du crâne dégarni de Kim Castelino, par le contrôle technique d’Adriano Bencivenga ponctué d’un Loïc Vanetta plein de réalisme permettait aux hommes du premier cité de se mettre à l’abri. Victoire finale 0-2 et du travail bien fait.

Un gardien à son affaire, une défense solide, un milieu joueur et marathonien et une attaque tranchante engrangent ainsi un précieux capital-confiance avant d’affronter, samedi prochain au Battoir (17:00), la seule équipe invaincue du groupe, le FC Orbe II. Un match certainement palpitant qui je l’espère mobilisera les foules pour cette deux qui le mérite.

Hasta Siempre !

Florian Magnin

Fredon, solide en défense avec Bardet

Virgolin confirme son gros potentiel


3 oct. 2011

Grandson - Champvent 1-2 (0-2)


--> Pendant une heure, Champvent a dominé son adversaire
--> Physiquement éreinté, il a ensuite souffert pour prendre les trois points

Dimanche 2 octobre. 14:30.
2e ligue, groupe 2

En s'imposant à Grandson, Champvent a franchi son rubicond. Il a réussi à s'imposer sur un gazon habituellement maudit, cette première victoire en 2e ligue sur le terrain du FC Grandson sonne donc comme une délivrance attendue.

Mais les hommes à Jean-Daniel Tharin ont souffert. Certainement trop -- en fin de match notamment -- surtout après avoir dominé durant une heure de limpidité et de justesse, un tour d’horloge où les bocans n'avaient d’armes que ces longs ballons pour s'extirper de l'emprise adverse,une emprise imposée par des chanavannais travailleurs et appliqués, solidaires et incisifs.

Bencigol frappe d’entrée

Après une première grosse alerte pour Lianel Lauper, sur corner (2e), Albino Bencivenga profitait d'un pressing collectif pour ouvrir le score (4e) sur un ballon qui a curieusement passé sous le pied d’un défenseur central; un cadeau qu'il est évidemment déconseillé d'offrir au meilleur buteur de 2e ligue. Maitre Bencivenga est capable de marquer de tous les angles, de toutes les positions, dans n'importe quelle situation. Lui offrir pareil ballon, le but à six mètres, la cage ouverte, c'est comme tendre la joue pour se faire gifler.

Corollaire: dès l’entame de match, le FC Grandson était condamné à courir après le score face à une formation qui s’est toujours imposée après avoir inscrit le premier but de la partie. Et pour les fins statisticiens, ce but de Bencigol est le 11e de sa saison, soit davantage de buts que n’en ont inscrit, jusqu’ici, les équipes de Venoge, Echallens, Bavois II, Granges-Marnand, Bosna, La Sallaz…

Une heure de maîtrise totale

Durant les 45 premières minutes, la une a maitrisé son sujet royalement, sans la moindre occasion à concéder à un adversaire en mal de repères, en mal de jeu, son jeu si habituellement technique et fluide. Même si Champvent ne s’est pas procuré un nombre d’occasions pléthoriques, ses incursions étaient plus saillantes, plus mordantes, on était plus proche du du break que d’une égalisation fortuite.

Concéder l'ouverture du score après moins de cinq minutes peut semer le trouble dans les expectatives de toute équipe, mais encaisser un second but quelques secondes avant la pause a également ses vertus néfastes, celle de porter atteinte à la psychologie du jour, ce vecteur mental tributaire des performances sportives.

Et Champvent a su infliger cette sentence maligne à son adversaire du jour. Après une récupération à mi-terrain, Sacha Clement lançait Lianel Lauper en direction de la cage adverse, sa frappe lobée flottait pour finalement mourir dans les entrailles du filet de l'excellent Nicolas Jaccard (45e).

Champvent s'effondre physiquement

2-0 donc, un score logique et méritoire, récompensant la formation qui à le mieux œuvré, qui a le plus entrepris. Etait-ce pour autant la dernière estocade infligée à un adversaire escamoté, pétri dans des incertitudes peu habituelles?

Jusqu'à la 62e minute, on aurait pu le croire. Légitimement même, tant le FC Champvent semblait serein dans ses assises et apte à maintenir le jeu dans le camp bocan. Le FCC repoussait son adversaire aux confins de ses habitudes de jeu, un FC Grandson qui ne s'était pas crée une seule véritable occasion jusqu'à ce coup-franc indirect dans les 16 mètres de la 62e.

Si ce coup-franc ne donna rien, il eut l’outrecuidance de plonger les certitudes chanvannaises en eaux troubles. Le collectif chanvannais s'est alors liquéfié, cédant, minute après minute, aux offensives bocanes. Sans réellement être dangereux – sa première frappe cadrée n’intervint qu’après 67 minutes –, le FC Grandson imposait alors sa loi dans les duels, faisant fi du handicap chiffré du tableau d'affichage pour se relancer, déjà mentalement, dans une partie qui semblait, pour beaucoup, comme déjà perdue.

Mais il lui a suffit d'une incursion, une seule, pour se relancer concrètement dans le match. Il a suffit d’une balle en profondeur, d’une mésentente défensive et voilà que Grandson revenait au score (70e) et poussait Champvent dans ses retranchements ultimes. Trop tard pour espérer égaliser certes, mais bien assez tôt pour semer le chaos au sein d’une formation chanvannaise qui a terminé le match sur les rotules, totalement émoussée physiquement.

C'est bel et bien la saison des premières

Alors bien sûr, Grandson ne s’est pas procuré de vraies occasions d’égalisation, mais le FC Champvent aurait dû gérer sa fin de match plus sereinement, surtout après cette première heure de jeu totalement maîtrisée à la sérénité absolue.

Cette saison est donc bien celle des premières pour le FC Champvent. Jamais les hommes à Jean-Daniel Tharin ne s’étaient imposés à domicile face à Bosna (6-1) et Bavois (3-0), c’est désormais chose faite. Jamais la une ne s’était imposée sur le terrain de Grandson, c’est désormais chose acquise.

Mais la série des premières a bien intérêt à s’interrompre, car jamais Champvent n’a égaré de points, à domicile, face à Concordia.  Et tiens tiens, justement, Champvent reçoit Concordia dimanche prochain (13:30)…


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Grandson - Champvent 1-2 (0-2)

Buts: 3e Bencivenga 0-1; 45e Lauper 0-2; 72e Fantoli 1-2.

FC Champvent: Glauser; Bonzon, Favre, Rameche, Schmidli; Munos, Brunet (90e N.Glauser), Clément, Lauper (80e Roulet), Vanotti (75e Pipic), Al.Bencivenga.

Notes: Terrain du Grandson. 180 spectateurs. Soleil de plomb, pelouse extrêmement difficile, bosselée et délicate… Champvent arbore fièrement ses nouveaux maillots noirs, merci au Garage Poncet… A Grandson, dimanche était la journée des VIPs, merci aux tenanciers pour les petits-fours et gâteaux offerts à la buvette… Avertissement à Bonzon (antijeu), Al.Bencivenga (jeu dur) et Rameche (antijeu)... Champvent sans Siragusa, Ad.Bencivenga, Daninthe, Beso… Sixième match de championnat consécutif avec au moins un but pour Albino Bencivenga… Deuxième match consécutif avec un but pour Lauper… Menu de la buvette: sandwichs et petits-fours…  Qualité du vestiaire: excellent… Douches: eau chaude à profusion…. Présence de l’adversaire à la buvette: excellente, à 19:05, y’avait encore pas mal de monde...  Match tweeté en direct par Bart… Photos de Bart, merci…


Steven Bonzon et les nouvelles tenues chanvannaises

GD Glauser revient de sa blessure

Fouad Rameche a été brillant à Grandson

Le coup-franc indirect, dans les 16 mètres, de la 62e minute

4e victoire de la saison pour Champvent

23 août 2011

Grandson II - Champvent II 1-2 (0-2)

-> Champvent a su profiter d’une demi-heure d’excellence pour s’imposer
-> Grandson subit sa première défaite à domicile depuis 478 jours
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Dimanche 21 août. 10:30
4e ligue, groupe 4

Le FC Champvent l’a fait. Oui, la deux a réussi là où tout le monde avait échoué la saison dernière. Le FC Grandson, impérial à domicile, vrai prophète de ses terres, n’avait pas connu la défaite à domicile depuis l’exercice 2009-2010. Soit 478 jours d’invincibilité, de disette adverse; sa dernière défaite remontant au 23 avril 2010, excusez du peu.

Nul n’est éternellement prophète en son pays, donc. Mais la prophétie n’est jamais bien loin, et si la dernière défaite à domicile de Grandson remonte – c’était face au FC Croy (2-4), le futur promu du groupe cette saison-là – les seuls points que les bocans ont égaré à domicile la saison dernière, c’était au détriment d’un autre promu, le FC Valmont (1-1).

Les fondations d'une saison qui s'annonce palpitante

Le raccourci qui mène directement le FC Champvent vers l’ivresse et la jouissance ultime de la promotion est évidemment ringard, voire risible, surtout après une seule journée de championnat où les absences règnent, les vacanciers bronzent et les automatismes se cherchent. Mais il a le mérite de poser les fondations d’une saison qui s’annonce rutilante, exquise, le rêve chanvannais de se voir jouer le haut du tableau.

Pourtant, sortir du chiendent bocan ne fut pas une tâche aisée, loin s’en faut. D’abord fébriles, peut-être angoissés par la vivacité et les dispositions adverses, les hommes à Kim Castellino ont souffert, concédant la première grosse occasion de la rencontre, cette tête à bout portant qui ne trouvait, étonnamment, pas le cadre du but gardé par l’excellent Bastien Musy (17e).

Dans le football moderne, c’est bien connu, la gestion des temps forts et des temps faibles est un art en soi, une discipline à maîtriser au mieux, ou l’art de concrétiser sa bonne dynamique et de survivre aux instants de souffrance.

Deux buts en dix minutes

Et Champvent a été brillant dans l’exercice. Il a su profiter d’une demi-heure de grandiloquence avant la mi-temps pour crucifier un adversaire qui voyait sa forme physique et son application s’étioler au fil des minutes. Manu Panasci a concrétisé l’aubaine en ouvrant le score d’une merveille de volée (24e), l’ultime geste du puriste, l’enchaînement amorti-frappe idoine, un tir lobé de l’orée des seize mètres qui offrait un premier but d’avance à la deux.

Sans jamais baisser pied ni diluer son emprise sur le match, et suite à un corner obtenu sur une frappe détournée de Loïc Vanetta qui prenait certainement le chemin des filets (35e), Pratheep Ravindran doublait la mise d’un coup de tête plein d’autorité (36e), le service de Manu Virgolin étant carrément parfait dans sa conception.

Un quatuor défensif magnifique

Champvent profitait alors pleinement de son temps fort – Daburon a encore vu sa frappe toucher la barre juste avant la pause (44e) –, inculquant une maîtrise complète sur le match, s’appuyant sur une défense clinquante, solide, un quatuor Poget-M.Glauser-Bardet-Ravindran qui suinte la maîtrise et qui impose une efficacité probante.

Une défense qui a su maintenir son navire à flot, repoussant pêle-mêle les assauts des locaux au cours d’un seconde mi-temps finalement dominée par le FC Grandson.

Un départ idéal pour la deux, une victoire qui n’aura de valeur que si Champvent engrange les trois points samedi prochain à Vaulion.

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Champvent: Musy; Pratheep Ravindran, M.Glauser, Bardet, Poget; Vanetta, Daburon, Vial, Rufener; Virgolin, Panasci., Sont entrés en jeu: Castellino, Da Costa, Ravussin et Golay.

Buts: 24e Panasci 0-1; 36e Pratheep Ravindran 0-2; 64e Grandson (pen) 1-2

Notes: Terrain des Tuileries, 28 spectateurs au bord du terrain, 62 qui observent depuis la buvette (bravo)... Terrain qui aurait mérité une tonte... Avertissements à Bardet (antijeu), Poget (jeu dur)... Match tweeté en direct... Yann Rufener fête son 18e anniversaire en ce jour de victoire... Joyeux anniversaire mec!... Caisses de bières offertes par Yann Rufener et moi (ensuite je suis parti)... Menu de la buvette: aucune idée, mais ça sentait très bon... L'après-midi, sur cette même pelouse, Grandson a battu La Sallaz (2-1)...