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11 mai 2015

On revit

On avait pourtant décidé de se taire.

De ne plus rien écrire, car Christophe* avait réussi à nous neutraliser, ses avocats étaient prêts la langue pendante pendant que nous ne risquions rien, hormis de perdre du temps.

On avait presque décidé d'abandonner ce blog. La liberté d'expression comme exutoire, l'obligation de se taire comme vexation ultime.

Mais l'espace d'une semaine, on a décidé de s'y remettre, à ce blog.

Quelques semaines de répit pour mieux voir l'avenir. Quelques semaines pour oublier l'homme.

Mais cessons de parler de Lui.

Revenons à nos moutons.

Depuis une semaine, le compte Tweeter du club gazouille, entre concours bonnards, instantanés retweetés et Tweetaperos organisés. Le club a des fans, supporters et autres suiveurs, la plupart engagés et passionnés. Des amoureux du FC Champvent. Et ce blog leur est dédié. Se taire pour Christophe serait s'incliner devant le Malin, cacher aux nôtres ce que le mauvais n'a pas envie de voir, encore moins envie de lire sur soi.

Donc non, nous n'abandonnerons pas. Bien au-delà de Christophe, duquel on a su (dû) faire fi -- fissa non mais hâte-toi lentement -- nous sommes donc de retour pour vous raconter une merveille: nous sommes désormais sur la barre.

Oui, nous parlons désormais de foot. Pas d'insanités notoires.


Évidemment, la relégation guette toujours. Mais nous sommes en meilleure posture que jadis.


Évidemment, la relégation guette toujours. Mais nous sommes en meilleure posture que jadis. A Noël par exemple, nous végétions loin de tout, notamment d'un sauvetage en 2e ligue qui s'évaporerait au fil des matchs, des défaites et des frustrations.

Samedi contre Bavois, les joueurs de Christian Mischler n'ont pas fait leur meilleur match depuis la reprise, loin s'en faut. Mais l'essentiel est là: trois points dans la besace. In ze pocket.

Contre Pied du Jura (0-2), Benfica (2-3) ou Morges (1-2), La Une avait subi de plein foudre les aléas d'un reléguable. Respectivement une frappe déviée qui prend le gardien à contrepied; un centre raté qui lobe le gardien; un corner mal négocié qui prend ce pauvre gardien au dépourvu. Le diable est dans les détails, encore faut-il savoir provoquer sa chance. Autant de petites combines qui font mal, qui ramènent tout sauf des points, et qui rappellent cette sensation de se languir en bas du classement.

Et puis soudain, Bavois. Première mi-temps, Champvent domine, des occasions à tout-va, le va-tout se somme alors Galati, qui ouvre le score sur une offrande du Roi (22e). Les occasions se succèdent encore, ici et là, il faudrait marquer ce 2-0 mais voilà, quand rien ne va rien ne va, on n'est pas reléguables pour rien.

Après avoir pris le thé, Bavois reprend des couleurs. Au milieu du terrain, Arnaud Vialatte et Hugo Perreira prennent le pouvoir. Pendant 25 minutes, Champvent ne voit rien, prend l'eau et prend un but (59e).

Alors la peur guette. Attaquer pour prendre trois points? Ou assurer pour mettre une chiche croix dans la colonne des nuls?


Attaquer pour prendre trois points? Ou assurer pour mettre une chiche croix dans la colonne des nuls?


Christian Mischler garde ses deux attaquants nominaux sur le terrain, et fait entrer l’hallucinant Yassine Ghchioua. A l'attaque donc. À l'abordage. Trois points ou rien. Coup de martingale. La saison qui se joue peut-être, allez savoir.

Et la suite lui donne raison. Galati démonte tout sur son passage, côté droite, centre pour son Roi, qui décale pour Yassine, formidable sens du but, ouvre le pied en même temps que la victoire (79e). La triplette offensive a tout fait juste. Derrière ce but, défensivement, on balance dans le champ, on met en touche et on envoie au charbon. On tient bon. Et enfin une victoire après quatre matchs de disette.

Du coup, nous sommes sur la barre.

Provisoirement ou pour toujours?

Allez savoir.

Certainement que Lui seul le sait.

*prénom d'emprunt








Romuald Neves est à Hawai.  Mais il pense à nous.

7 oct. 2014

Zéro pointé

"Apprends à aimer ce que tu as, avant que la vie ne t'apprenne à aimer ce que tu avais."

Pour le FC Champvent, l'adage de Georges Sprunz s'est immiscé dans sa vie dard-dard, comme pour rappeler que la vie éternelle n'existe pas, surtout pas dans le football, ainsi le veulent les glorieuses incertitudes du sport.

Pour le club du Président Claude Meylan, les dernières années offraient régulièrement leur lots de satisfactions. La conjugaison plurielle est ici voulue: des Finales de promotion à gauche, des weekends à six points à droite, ici et là on caracolait en tête de tout, du classement Fair-Play à celui de la hiérarchie. On se pavanait carrément, sur Facebook on accumulait les 7 likes (wow!) lorsqu'on faisait de weekend parfaits, quel bonheur, quelle jovialité. Vive nous!

Jouissance ultime, on allait jusqu'à en gifler nos adversaires lors des derbies et ça, c'était le paroxysme, l'onanisme sportif par excellence; gagner un match c'est bien, quand c'est contre le voisin c'est encore mieux. Les résultats nous apprenaient à aimer la vie du foot. On s'y habituait.

Dans le foot comme partout, la roue tourne.

Ce weekend écoulé, le cauchemar. Le calvaire. Le Golgotha. L'Armageddon. L'apocalypse. La catastrophe. L'opprobre. L'irréversible. Le tendancieux. L'horreur. Etc.

Trois matchs, zéro point. Zéro pointé. Buvons le calice jusqu'à sa lie: 15 buts encaissés... Et la vie qui t'apprends qu'avant, c'était mieux. Surtout au moment où, sentence capitale, la vie te rappelle que tes bourreaux du weekend s'appelaient Bavois (5-6), Champagne (2-3) et Chavornay (1-6). Nul n'est prophète en son pays, le FC Champvent a pourtant craqué à l'extérieur, en territoire ennemi.

Pour La Une, battue 6-5 (ahum...) à Bavois, son seul réconfort se trouvera du côté des buteurs. A Bavois, tous les buts ont été inscrits par des joueurs contingentés à la première équipe. C'est le jeu. C'est ainsi. C'est dommage mais c'est la vie. Côté réconfort, marquer cinq buts à l'extérieur, c'est toujours rapicolant, surtout quand Le Roi Bencivenga y va de son habituel triplé: un but du pied droit; l'autre du gauche; le dernier étant une merveille de coup-franc dans l'équerre. Merci l'artiste.

Désormais, on ne caracole plus en tête de rien. Ou alors par le bas. Aie.

Désormais, on ne caracole plus en tête de rien. Ou alors par le bas. La Une est 10e; La Deux 11e; La Trois 4e.

Bref, on apprend à vivre avec le peuple, nous ne sommes plus les caciques, nous voilà mêlés à la populace; adieu la frime aux repas de soutien des clubs amis, c'est désormais la tête basse qu'on s'y pointe, désormais on nous demande quel effet ça fait d'être cancre après avoir été roi; on ne bombe plus le torse, on courbe l'échine et on s'excuse.

Évidemment, on exagère, avant on avait la victoire plutôt modeste, mais jamais personne ne nous flattait sur nos performances; c'est désormais certain: tout le monde demandera quel effet cela fait d'être dans les tréfonds du classement.

La preuve? La saison dernière, Claude Meylan envoie un SMS de félicitations au président de Concordia Lausanne pour son maintien en 2e ligue après un match de barrage contre la relégation (gens de Donneloye, ne vous offusquez pas, rien contre vous hein). Le Président lausannois répond, remercie, apprécie, et termine par un "je te souhaite d'un jour vivre de pareilles émotions, Claude", comme si ce Président ne savait pas que notre Meylan national venait de vivre trois Finales de promotion en autant d'années, juste après une victoire en Coupe vaudoise. Peut-être le Président de Concordia faisait-il allusion aux joies de se sauver in extremis car effectivement, celles-ci, l'apogée du soulagement, Claude Meylan ne les connaît pas (encore?).

Retrouver ses valeurs. Et vite.

Mais la routourne. (Copyright Ribéry)

Le FC Champvent a des valeurs. Un état d'esprit. Des qualités intrinsèques qui pousseront à sortir du faux-pas temporel, qui croyons-y dur comme fer, nous ramènera tôt au tard dans le bon rang.

A moins que nous soyons précisément à nos justes places.  D'ailleurs, le sommes-nous seulement? Reléguables, est-ce notre place?

Seuls les joueurs peuvent le décider. A commencer par samedi prochain, face à Ependes (17:30) et Aigle (20:00).

Ce sont les aléas de la vie.

3 juin 2014

Champvent s’impose à Bavois (2-4) en tremblant

En cette fin de saison, nous invitons quelques auteurs, interprètes, supporters ou amis à proposer des sujets relatant la vie du FCC. Hier c'était l'exceptionnelle Maylis de Kerangal sur la victoire chanvannais face à Orbe. Aujourd'hui, Thierry Rocailler du Journal La Côte.

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Autant Bavois que Champvent avait à cœur de bien terminer la saison. Il ne restait que deux matchs à jouer, et les deux formations voulaient impérativement gagner pour maintenir la dynamique de victoires. Les deux équipes ne pouvaient plus espérer jouer les Finales et n'étaient plus menacées par la relégation depuis fort longtemps.

Des conditions de jeu optimales

C'est dans des conditions de jeu idéales et sous un soleil radieux que Champvent, 3e du classement au coup d'envoi, réussissait une entame de match tonitruante. Après moins d'une minute, Jérémie Lambercier ouvrait le score d'un plat du pied entre les jambes du gardien, après une passe d'Albino Bencivenga (1ère). Quelques minutes plus tard, le même Bencivenga doublait la mise après un caviar de son compatriote d'attaque Jérémie Lambercier (16e). Entre les deux attaquants, c'était presque donnant-donnant!

Le FC Bavois n'était pas entré dans le match chez lui à domicile que déjà il devait accuser deux buts de retard.  Il allait bien essayer de réagir mais les hommes de Johann Späni se cassaient toujours les dents sur la défense du FC Champvent, bien concentrée durant toute la première période. Pire, ce sont même les joueurs de Christian Mischler qui se procuraient les plus grosses occasions d'inscrire le troisième but de la partie. En effet, autant Sacha Clément (24e) que Samir Mehmedovic (36e) ont eu des balles de but mais leurs envois ne trouvaient pas le chemin des buts.

Du Fair-Play

Monsieur Hammittou renvoyait tout le monde au vestiaire se désaltérer sur le score de 0-2, qui relatait toutefois la supériorité des visiteurs. À noter que la rencontre s'est déroulée dans le Fair-Play, l'homme en noir n'ayant brandi son carton jaune qu'à une seule et unique reprise.

Dès la reprise, Champvent remit l'ouvrage sur le métier. Et Robin Chabod pouvait magnifiquement lober le gardien Rafael Abando sur son premier ballon (57e). Quelle entrée en jeu pour Chabod!

Le match se poursuivit alors sur un faux rythme, et Champvent multipliait les occasions pour marquer un 4e goal. Plusieurs fois, Bavois a plié, mais n'a pas rompu. Il s'est même offert le luxe d'inscrire le but de la soirée. Mario Discolo réduisait le score (65e) d'une jolie frappe qui lobait Olivier Glauser de 30 mètres. Bavois était relancé, ce but ayant le mérite de mettre du piment dans la partie.

Bavois revient

Helder Perreira profitait ensuite des largesses défensives de son adversaire pour réduire le score à 2-3 (81e) après une jolie action côté gauche de Joan Hill. Il restait alors 10 minutes au noir et jaune pour égaliser. Mais le jeu se hachait et les joueurs perdaient de leur lucidité après une longue saison.

Bien sûr, le FC Champvent ne le voyait pas cette remontée d'un bon œil. Après avoir raté plusieurs occasions auparavant, le club Nord vaudois marquait le 4-2 (93e), encore par Robin Chabod. La preuve du bon coaching de Christian Mischler.

Champvent fait le plein

Au moment de tirer un bilan de la rencontre, Bavois peut regretter son entame de match catastrophique. Champvent aura su en profiter, pour le plus grand bonheur de ses supporters. La cerise sur le gâteau pour les supporters du FC Champvent, tous fiers d'avoir remporté tous ses derbies cette saison, autant face à Bavois que contre le rival venu d'Orbe.

Thierry Rocailler, de Bavois

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FC Bavois - FC Champvent 2-4 (0-2)

Buts: 1e Lambercier 0-1; 16e Bencivenga 0-2; 57e Chabod 0-3; 65e Discolo 1-3; 81e Pereira 2-3; 93e Chabod 2-4.

FC Bavois: Abando; Bovet, Späni, Glur, Falcon (32e Hill); Martin, Ferrini (He. Pereira), Hu.Pereira, Lafaille; Demir, Béguin (46e Discolo).

FC Champvent: Glauser; Varela, De Matos, Schmidli; Pipic, Fressineau, Clément, Mehmedovic (46e De Neves), Bonzon (70e Panasci); Lambercier (57e Chabod), Bencivenga.

Notes: Terrain des Peupliers, 150 spectateurs.  Arbitrage de M. Hammittou qui avertit De Matos (45e jeu dur).

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Les joueurs ont proposé un jeu fluide

Bencivenga marque le 0-2

Chayanne Fressineau, beaucoup de travail dans son couloir

Champvent fait son Hasta Siempre

15 nov. 2013

Champvent bat Bavois (3-2) et s’accroche au haut du tableau

Champvent est en feu. Voilà une traduction bien glaciale du Champvent is on fire, qui résonne définitivement mieux de la langue du bon Shakespeare.

Finalement, peu importe la langue. Car le football est un langage universel, et au terme des 90 minutes, c'est bien Champvent qui a gagné. Les mathématiques aussi ont leur langage propre, inéluctable, et les chiffres ne trompent ici personne: c'est bien six victoires consécutives pour les hommes de Christian Mischler.

Neuf matchs sans défaite

18 points en six parties; 19 buts marqués; 11 encaissés. En faisant une rapide addition, cela fait même neuf matchs sans défaite. Mieux: en soustrayant les trois premiers matchs du championnat - soldés par trois défaites -, le FC Champvent serait finaliste à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Mais avec des si, on sait tous que Paris serait en bouteille, Ibrahimovic à West Ham.

En attendant, Albino Bencivenga et les siens n'ont eu besoin ni de si, ni de mais, ni de pourquois pour vaincre le FC Bavois.

Deux équipes joueuses

Pour qu'un match soit agréable, encore faut-il que les deux équipes en présence y mettent du leur. L'avantage avec Bavois, c'est que c'est une belle équipe. Elle joue au foot et laisse jouer. Elle est Fair Play et joueuse. Elle est tout simplement talentueuse.

Des attitudes qui conviennent pêle-mêle au FCC. Corollaire: ce Champvent-Bavois fut plaisant. Des occasions en veux-tu en voilà, personne n'était au Battoir pour casser le jeu ou des jambes; ça combinait à gauche à droite; le box-to-box y allait bon train; le jeu court s'alliait aux maniements techniques de Bavoisans faciles balle au pied. Après 10 minutes, chaque entité avait déjà eu son lot d'occasions de buts.

Il fallait se méfier d'Arnaud Viallatte comme de la peste. Éviter qu’Hugo Perreira - un ancien de chez nous - n'use et nous abuse de son art aguerri du contre-pied. Il fallait à tout prix mettre en veilleuse cette attaque capable de tout, à tout moment et dans toutes les situations.

La merveille du Roi

Mais c'est bien Le Roi qui ouvrait la voie aux prouesses. Lui, c'est est un habitué du geste génial. Pourtant, son but en guise d'ouverture du score mercredi soir est une merveille, un nectar qu'il n'avait encore jamais vraiment proposé. Collé à la ligne de fond à une bonne dizaine de mètres du but, le gardien couché à ses pieds, quelques cerbères défensifs face à lui, Bencigol choisit le geste le plus simple, mais surtout le plus compliqué pour contourner le portier: un extérieur du pied gauche – son mauvais pied, faut-il le préciser –, un vissé qui passe par-dessus les défenseurs regroupés sur la ligne et tout droit en direction de la lucarne opposée, un envoi millimétré, parfait, sublime, simplement génial. À l'entraînement, dans un moment de fléchissement, beaucoup sont capables de marquer, après plusieurs essais, un extérieur du pied gauche le long de la ligne de fond. Le Roi, lui, le fait en live, dans le feu de l'action et sous le feu des défenseurs médusés. Un génie. Et 1-0 pour Champvent (29e).

Un but techniquement exceptionnel, un but individuel, qui sera suivi par deux merveilles collectives. Commençons par le but de Bavois. Inscrit 45 secondes après le but d'Albino Bencivenga, il est un modèle de construction: patience, redoublement de passes, décalage, mouvement sans ballon, mise à défaut d'une défense passive, et but (30e). Et Champvent qui tient son avantage moins d'une minute... Une séquence superbe des Bavoisans, qui ne doit pas grand-chose à grand monde.

A chacun sa manière de faire

A la 50e pourtant, le collectif chanvannais allait y mettre de sa superbe, montrer que pour qu'un match soit beau, il fallait que chaque collectif y mette du sien. Le triumvirat Bencivenga-Fressineau-Chabod assurait une combinaison géniale à son tour, et voilà que l’avantage était de retour au FCC. Pour de bon cette fois-ci.

Répétons-le sans rechigner: pour qu’une partie soit belle, encore faut-il que les deux équipes proposent quelque chose. Ce qui a manifestement été le cas mercredi soir, de l'avis unanime de supporters courageux immunisés au froid, réchauffes par une soirée de football incandescente.

Autre source de réjouissance pour le FC Champvent: la profondeur de son banc.  Nous l’avons écrit et répété ici, mais Christian Mischler doit recomposer, semaine après semaine, son équipe-type au gré des blessures et autres absences. Pas une fois n'a-t-il pu aligner le même onze de base de manière consécutive.

Mais cet inconstance à son pendant de satisfactions.

A commencer par le tournus. Et l'implication de tous qui en incombe. La Une a les moyens évidents de varier ses effectifs sans perdre de sa superbe. Depuis quelques matchs, Samir Mehmedovic brille de mille feux, lui qui était plutôt abonné au rôle de joker ses dernières saisons. L'homme est virevoltant, brillant, incisif et décisif, provoque à chaque partie des penalties, marque quand il le peut (3-1, 64e), et fait marquer quand il le veut. "Samir, tu es l'un des tout meilleurs attaquants de 2e ligue aujourd'hui." Les paroles sont de Jean-Daniel Tharin, l'ex coach du FCC, un dithyrambe qui se veut par ailleurs impartiale, tant les performances de Big Sam sont unanimement appréciée de tous.

Big Sam et Jérémie

Mais il y'a encore Jérémie Lambercier. Là encore, un homme plutôt habitué à la banquette. Mercredi soir, cet attaquant naturel, repositionné latéral droit par Christian Mischler, s'impose comme une alternative sérieuse au poste défensif, lui qui supplée avec grand discernement les blessures des immuables Simon Schmidli et Steven Bonzon - excusez du peu. Jérémie est ainsi récompensé de son sérieux, de son implication de tous les jours, sa progression est évidente, sa marge l'est encore davantage.

Le FCC doit donc son retour dans les hauteurs du classement grâce à cet effectif riche, complet et homogène.

Il reste désormais une petite journée de championnat, avant une trêve bien méritée. Un petit match, mais face à un gros calibre. Ce sera Forward-Morges, le leader du groupe et favori naturel à l'une places de finaliste.

Toujours avec de si

Après avoir commencé avec trois matchs et zéro point, La Une pourrait, avec quelques circonstances favorables, se retrouver à quelques embranchements de l'autre place de finaliste.

Un authentique miracle. Et pour qu'il prenne, encore faut-il que tout le monde se sente concerné. Ce qui est manifestement le cas.


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Champvent: Glauser; Lambercier (85e Galatti), Favre, Ebangué, Fressineau; Pipic, Clement, Chabod, Vanotti; Mehmedovic (73e Neves), Bencivenga (88e César). Entraîneurs: Christian Mischler, Florian Simonin, Michel Duvoisin.

Buts: 29e Bencivenga 1-0; 30e Viallatte 1-1; 50e Chabod 2-1; 63e Mehmedovic 3-1; 75e Bavois 3-2.

Notes: Terrain du Battoir... 100 spectateurs... Très bon arbitrage central, qui a su communiquer avec les joueurs, qui a su mettre les rares cartons avec grand discernement, dans l'esprit du jeu... Champvent sans Schmidli, Bonzon, Hamann (blessés), Margairaz et Hofmann (absents)... Sixième victoire de suite pour Champvent, neuvième match sans défaite... Avertissement à Ebangué (jeu dur)... Pelouse en bon état, merci aux responsables... Match en LT par Bart... Propreté du vestiaire adverse: de loin pas aussi propre que leur jeu, on peut même parler de saleté... Présence de l'adversaire à la buvette: meilleure que la nôtre... Champvent est invaincu face à Bavois depuis la remontée de Bavois en 2e ligue... Une minute de silence fut respectée en début de match, en l'honneur de Madame Golay, la maman d'Anthony, décédée récemment...


Une minute de silence en l'honneur de la maman d'Anthony Golay

Corner Pipic, tête Clément: à côté

Ahhh, la chaleur de la buvette

Avec de si, Ibrahimovic serait à West Ham

Mirza Pipic, l'art de la balle arrêtée

Une victoire pour Anthony

Le précepte premier de Christian Mischler: continuer la série (le comment restera intra muros)

Les vestiaires: pas propres.  Les joueurs font-ils pareil à la maison?

1 nov. 2013

Dimanche, la fête du foot à Champvent!

C’est la fête au village.

Dimanche, ce sera la fête du foot, la fête des familles, et la fête Chez Colette.

Dans l’ordre des choses, allons-y crescendo, les avis différeront autant que l’envi des uns, les préférences des autres.

La fête du foot – 13:00 Champvent II – Grandson II.  16:00 Champvent – Bavois II.

La fête des familles – L’entrée sera gratuite pour tous. Amenez votre famille, vos amis, vos proches, votre maîtresse ou votre amant.

La fête Chez Colette – Raclette au menu!  Le coup d’envoi des festivités se célébrera par une magnifique raclette du terroir, à savourer absolument.

Les enjeux de La Deux

La Deux, pour commencer.  On le sait, tout le monde le sait, chacun l’a vu ou l’a entendu, la nouvelle caracole bien haut : 8 matchs, 8 victoires pour la réserve du FC Champvent.

Il n’empêche : il lui reste deux échéances haut-de-gamme pour boucler un premier tour de rêve.  Dans l’ordre des choses pourtant, rien de simple, le FC Grandson que l’on sait redoutablement joueur, redoutable d’efficacité.  Grandson, peut-être la dernière équipe à pouvoir contester la première place aux Chanvannais?  Réponse dimanche, juste après son café matinal, son croissant et la lecture de son Matin Dimanche.

Grandson donc, avant Suchy Sport et la dramaturgie que l’on connaît du déplacement, dimanche 10 novembre, à 10:00.

Le momentum de La Une

La Une, elle, poursuit ses rêves de podium.  La voilà à huit matchs consécutifs sans défaite, six victoires de suite pour confirmer son regain de forme après les débuts catastrophiques.

Mais il lui reste maintenant deux os à ronger, la réserve de Bavois pour commencer, une équipe Dr. Jekyll et Mr. Hyde, capable de tarter Montreux (3-1) comme de glisser sur une peau de banane nommée Benfica Lausanne (4-4).

Christian Mischler et ses hommes sauront-ils maintenir la forme incroyable du moment, celle qui la met en position d'outsider au podium?  Eventuellement, surtout si le Roi Bencivenga, co-meilleur buteur de 2e ligue, maintient la forme offensive qu’est la sienne, que son entourage offensif, les Big Sam Samir Mehmedovic et Marco Galati continuent à lui fabriquer les espaces qu'il aime tant exploiter.

Dimanche, tous au Battoir!




16 mai 2013

Champvent s'offre Bavois (3-0), avant le sprint final

Mardi soir, le FC Champvent a réalisé une opération comptable certainement positive. Sans plus, ni moins, La Une a gravi trois marches supplémentaires dans la bonne direction, en additionnant une seconde victoire cette saison face au FC Bavois, après le 3-0 du match aller.

Désormais, l’équipe chanvannaise tient ses calculs à jour: cinq points à empocher lors des quatre dernières parties de la saison, l’équation semble réalisable voire réaliste, surtout en scrutant le compte-courant chanvannais. Avec une moyenne de 2,25 points acquis par match jusqu’ici, il suffirait d’en accumuler 1,25 lors des ultimes confrontations. A titre de comparaison, pour les statisticiens, la courbe du 1,25 point par match est celle suivie, depuis le début de la saison, par le FC Donneloye par exemple, un club qui lutte face à l’épouvantable parabole à tendance négative, cette terrible zone de relégation.

Débuts poussifs, et puis la décision

Mais vendre la peau de l’ours prématurément serait d’une maladresse terrible pour le FC Champvent. Surtout après cette première période face à Bavois, 45 minutes claudicantes, approximatives, frustrantes. Était-ce le manque de récupération après le match de dimanche à Grandson?  Était-ce un manque d’implication temporel? Ou était-ce simplement un manque de rythme passager?

Finalement, qu’importe. Car la seconde période fut autrement plus en adéquation avec les récentes (bonnes) dispositions du club chanvannais. Les hommes de Tonton Tharin prirent donc l’ascendant grâce à une succession d’enchaînements favorables: un carton rouge provoqué par la vitesse de Dario Drago (62e), et sur le coup-franc y relatif, l’obole du Roi Bencivenga trouvait la tête de Clément (63e).

1-0, à 11 contre 10, la dynamique avait choisi son camp, et Bavois n’existerait plus que sporadiquement, sur des balles arrêtées par-ci, des contre-attaques par là.  Entre temps, Eros Pitronacci avait tiré sur le poteau (52e), avant qu’un but lui soit refusé (55e) pour une légère bousculade en zone protégée des 16 mètres. "Heureusement que nous avons été intransigeants défensivement en ne laissant que peu d'occasions aux joueurs de Bavois. Nous avons aussi su être patients jusqu'à l'ouverture du score" analysait Tonton Tharin sur footmag, ou la parfaite transcription d’une intransigeance défensive qui valut au FCC son premier blanchissage du second tour.

Victoire finalement justifiée

Champvent faisait alors ce qu’il est attendu d’une équipe qui oeuvre en supériorité numérique: il récupérait le ballon haut, forçait Bavois à jouer bas. La délivrance vint logiquement du Roi de Champvent, lui qui récupérait, à bout portant, la frappe repoussée de Mirza Pipic après un débordement fougueux de l’excellent Robin Chabod (86e).  2-0, le Roi rendait son verdicte.

Le Prince Pitronacci en rajouterait finalement une couche pour la forme et pour les statistiques, sa finition millimétrée (90e) étant à la hauteur de l’ouverture précise de Jérémie Lambercier. Au coach chanvannais de clore les débats, toujours sur footmag, par une vraie satisfaction: "nos remplaçants, qui sont rentrés très motivés, nous ont permis de faire la différence en fin de match."

Viser une cinquième victoire consécutive à Orbe

Après Grandson (2-1) dimanche dernier et Bavois mardi soir (3-0), la tournée régionale du FC Champvent passera par le Puisoir urbigène, pour une confrontation toujours épique face à un FC Orbe historiquement capable du meilleur, comme du pire.

Si les comptes chanvannais sont actuellement bons, ils vireraient carrément au vert en cas de victoire à Orbe dimanche prochain (13:30).

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Champvent – Bavois 3-0 (0-0)

Buts: 63e Clément 1-0 ; 86e Bencivenga 2-0 ; 90e Pitronacci 3-0.


Notes
: Terrain du Battoir… Magnifique pelouse… 110 spectateurs… Quatrième victoire consécutive pour le FC Champvent... Bon arbitrage de M. Bersier, cohérent dans ses décisions, qui avertit Schmidli, Favre et Salvi (jeu dur)… Changements au FC: Chabod pour Brunet (71e), Mehmedovic pour Drago (79e), Lambercier pour Bencivenga (88e)... A disposition: Hamann, Fressineau (de retour de blessure)... Champvent sans Vanotti, Rameche (blessés)… Caisses de bières offertes par Lupin et Simonin…  Ce dernier a fêté l’arrivé de son second fils, Casey. Félicitations!... Score du match aller: 3-0… Match tweeté en direct… A la buvette Chez Collette: sandwichs, taillés et gâteaux… Propreté du vestiaire adverse: parfait, merci...


Raphaël Vanotti et Fouad Rameche, blessés, viennent soutenir les copains


Jason Brunet, de retour de suspension; un volume de jeu sublime
La bazette qui fait (presque) l'unanimité...

23 oct. 2012

Champvent fesse le leader Bavois (0-3)

"Après une entame de match difficile ou Bavois aurait pu prendre l'avantage nous sommes montés en puissance et nous nous sommes créés plusieurs occasions ponctuées de deux superbes goals. (...)  Je tiens à féliciter l'ensemble de mon équipe qui a fait un très bon match ce qui nous permet de nous rapprocher des premières places" Cité sur Footmag.ch, Jean-Daniel Tharin, dit Tonton, est un homme apaisé.

La victoire de ses hommes à Bavois, quelques jours seulement après la victoire face Jorat-Mézières (2-1) prend des allures de confirmation. Surtout, ce cinquième succès en huit rencontres permet à ses disciples de se tourner vers le haut, d'aborder la dernière ligne droite du premier tour à la pleine confiance de leurs moyens. Deux succès consécutifs qui effacent, quand même, la bévue de Payerne (0-2).

Pitronacci-Bencivenga: un duo qui cartonne

Face à Bavois, le leader du championnat, le FC Champvent s'est sublimé, a confirmé l'étendue de son bien. Si tout le monde se méfie éperdument d'Albino Bencivenga, c'est désormais tout le collectif chanvannais qui brille, à l'instar d'Eros Pitronacci, sublime relayeur du milieu, 19 ans de classe totale, le coup de patte parfait, un métronome scintillant, auteur d'un doublé samedi soir. Un premier but de la tête (35e - assiste Rameche), un second après une merveille d'action collective du FCC (82e).

Mais l'embellie ne s'arrête pas là. Titulaire de dernière minute suite à la blessure de Nicolas Favre a l'échauffement (mollet), Guillaume Salvi a pleinement participé au blanchissage du soir. Avec six petits buts encaissés en huit matchs, la défense tient bon, elle s'articule solidement autour d'un Fouad Rameche taille patron, avec l'excellence de Chayanne Fressineau, lui qui confirme ce potentiel indéniable, un véritable titulaire en puissance depuis deux matchs maintenant, bondissements sur la ligne de touche, courses offensives, replis défensifs, la quintessence du latéral moderne.

Champvent ne rate pas l'aubaine

Pourtant, comme l'a rappelé Jean-Daniel Tharin, tout aurait pu basculer du côté obscur pour le FCC. Si Bavois avait su ouvrir le score en début de partie, sur sa meilleure occasion du match (9e), certainement que la physionomie de la rencontre eut été diamétralement opposée à ce monologue visiteur.

Mais Champvent a su prendre sa chance, d'autant qu'il se murmurait que le FC Bavois était privé de nombreux titulaires, blessés. Au final, qu'importe: les Chanvannais ont su faire bien, exécuter juste, pour prendre la totalité de l'enjeu sur un terrain hostile, les Bavoisans étant invaincus à domicile depuis le début du championnat.

Dans le groupe, un quartet se dégage enfin

Ce match s'inscrit donc dans la lignée de Jorat-Mézières. Avec cette volonté méticuleuse de jouer de manière appliquée, de multiplier les transmissions, tout en jouant haut, le pressing comme va-tout. Bien sûr, tout n'est pas parfait, le schéma reste perfectible mais déjà, les espoirs se font palpables. Après huit journées, un quartet de tête s'est enfin dégagé.  Quatre équipes, Prilly, Bavois, Payerne et Champvent, pour deux places seulement, une guérilla interne entre protagonistes qui s'éventreront jusqu'en juin.

Pour Champvent, la prochaine étape ne sera en aucun cas une sinécure, bien au contraire. Le derby face à Orbe, mercredi prochain (31 octobre), sera encore une étape décisive dans la course aux sommets. Méfiance donc, face à une équipe pétrie de talent qui n'attend qu'un déclic pour lancer son championnat.

Prochain arrêt: la Coupe vaudoise

En attendant, la première équipe du FC Champvent devra enfiler son bleu de travail, s'affubler de son costume de Coupe vaudoise qu'il chérit tant. Le FC Crans (3e ligue) se déplacera au Battoir pour le compte des 1/16 de finales. L'objectif sera extrêmement sommaire: la qualification et c'est tout.

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Bavois II - Champvent 0-3 (0-2)

Buts: 30e Bencivenga 0-1; 32e Pitronacci 0-2; 82e Pitronacci 0-3.



Notes: Terrain des Peupliers... Excellente pelouse, large, spacieuse, bien entretenue... Bon arbitrage, qui avertit Bonzon (jeu dur)... Champvent sans Munos (santé), N.Glauser (genou), Beso (récupération), Berthaux (cuisse)... Nicolas Favre se blesse au mollet lors de l'échauffement.  Il sera remplacé par Guillaume Salvi dans le 11 de départ... A noter la superbe buvette de Bavois, qui fait désormais office de restaurant, pavé sur ardoise, JägerBombs, bref, la toute grande classe, l'une des toutes meilleures buvettes de la région; un lieu où il fait bon faire des théories... De toute manière, Bavois est un lieu où on aime bien faire la fête, surtout après avoir gagné la Cantonale 2008...  On ne se lassera d'ailleurs jamais du plus grand Hasta Siempre (de tous les temps?)... Deuxième victoire consécutive du FC Champvent en championnat... Caisse de bière offerte par Alain Poncet dit Vigousse... Vestiaires propres, spacieux, douches chaudes... Champvent est leader du classement Fair-Play...

11 juil. 2012

Kim Castellino côté cour et côté jardin

Ceux qui connaissent Kim Castellino le savent mieux qui quiconque: engoncé dans ses atours d’entraîneur, l’homme est exigeant.  Intransigeant même, tant il aime à limiter la rigolade à son minimum vital.  Il apprécie l’ordre, la rigueur, la discipline, surtout lorsque ses ouilles obtempèrent docilement. "Quand Kim parle, t’as meilleur temps de fermer ta gueule et d’écouter sagement" dira un joueur souhaitant conserver les règles d’usage, soit l’anonymat.

Hors du terrain, l’homme est paradoxalement un boute-en-train patenté.  La tchatche, il connaît.  Les vannes, il adore.  Prolixe et de bonne compagnie, il l’est.  Dans son monde à lui, l’ennui n’a pas sa place. "Oui, Kim était là. Donc oui, on est rentré tard..." dira ce même joueur justifiant non plus son anonymat, mais sa vie de couple chancelante.

Kim Castellino, c’est cette dualité.  Un homme décisionnel. A la fois draconien et pointilleux; rigolard et passionné.  Retour sur le parcours d’un type formidablement atypique.

La formation yverdonnoise pour commencer

D’abord, les débuts.  Jadis, Team-Vaud n’existait guère. Pour travailler ses gammes, Kim Castellino opte pour la voie unique, le seul réseau offert aux talents d’antan, nous parlons ici d’Yverdon-Sport. "J’y ’ai fait toutes mes classes de juniors, avant de terminer avec Christian Mischler aux Espoirs. A cette époque, je n’étais pas attaquant, mais j’évoluais en défense centrale.  Sous Claude Ryf, j’ai fait quelques brèves apparitions avec l’équipe première, en Ligue Nationale B, mais ça n’a pas duré. Pour moi, il fallait alors passer à autre chose."

Se pose alors ce choix draconien, celui qu’impose une introspection, une remise en question personnelle: comment rebondir, et où?  La réponse de Kim fuse, le plus simplement du monde: "Je suis tout bêtement parti dans le premier club qui m’a contacté. C’était le FC Grandson d’Alain Nicolet, qui évoluait alors en 3e ligue. Là-bas, on m’a immédiatement donné la chance de m’exprimer." Et tout s’enchaîne. Tout s’accélère.  A commencer par son rôle sur le terrain, lui qu’on remanie de la queue de défense à la pointe de l’attaque.

Le don du buteur inné

Les effets collatéraux sont immédiats. Une moisson de buts s’ensuit, ou la reconversion réussie d’un buteur finalement inné. "J’ai tout de suite eu de bonnes sensations avec ce repositionnement offensif, et j’ai commencé à marquer par mal de buts grâce au choix d’Alain Nicolet.  29 la première saison, 36 buts la seconde.  Marquer des buts, au jour d’aujourd’hui comme au début, c’est un véritable moment de bonheur. Aujourd’hui, je suis peut-être encore davantage émotif qu’auparavant. Marquer un but, c’est une sensation dont on ne se lasse absolument jamais."  Trois années durant, la vie bocane de Kim Castellino s’associe au rendement offensif.

A forcer de régularité, mais surtout d’efficacité, les sirènes s’enclenchent, les coups de téléphone se succèdent; il devient l’homme providentiel, celui qu’on s’arrache. La timbale revient au FC Valmont, alors pensionnaire en 2e ligue.  Kim Castellino enfile encore des buts à intervalles régulières. 27 avec Valmont, et une promotion en 2e ligue interrégionale. Qu’est-ce qui fomente le buteur aux yeux d’un finisseur comme Kim? "Pour moi, le meilleur attaquant est celui qui sait se faire oublier. Celui capable de surgir au bon moment pour mettre le ballon au fond. L’attaquant patient et efficace."

Pour briser la spirale, la blessure malheureuse

Et puis, le couac; l’instant redouté, inévitable, le seul empêcheur de tourner en rond: la blessure : "Je réalisais une belle saison de 2e ligue interrégionale à Valmont. J’étais en forme, je marquais des buts, tout allait bien. Et puis, le dernier match du premier tour, je me déchire les ligaments du genou. Pas facile à digérer, surtout à ce moment-là de ma vie de footballeur, à 23-24 ans."

Se pose alors ce choix toujours difficile: comment rebondir, et où? Là encore, Kim arpente la voie de la sagesse, dans la lignée de Confucius qui disait notre plus grande gloire n’est pas de tomber, mais de savoir nous relever.  Kimbo reprend alors du service à Champvent, sous l’égide de Manu Bergantinos.  Fraîchement promu en 3e ligue, le club l’accueil à bras ouverts, la langue presque pendante, l’incroyable opportunité d’avoir en ses rangs une telle gâchette.  Et sa réputation se justifie immédiatement. L’homme transforme des miettes en caviar, exploite chaque ballon avec une réussite diabolique, inscrit des buts avec la tête là où certains ne mettent pas le pied. 30 buts encore, et puis s’en va.  Au suivant.

Deux apparitions en Challenge League

A Bavois d’abord (nouvelle promotion de 2e ligue en 2e ligue interrégionale), puis à Baulmes où il s’exhibe tantôt en 2e ligue, tantôt en Challenge League, sous l’œil attendri de Bertine Barberis. "Avec Barberis, j’ai redécouvert les vertus du travail, de la discipline; mais aussi et avant tout, de l’hygiène de vie. J’ai fait deux matchs en Challenge League [Bellinzone, La Chaux-de-Fonds, ndlr] et vécu une belle aventure. Cette expérience m’a beaucoup apporté, notamment aujourd’hui en tant qu’entraîneur." relate-t-il.

Les prémices du poste d’entraîneur le titillent, déjà. Et après une ultime épopée à Champvent en 2e ligue, le voilà muté, presque naturellement, à la tête de la seconde équipe du club.

"Pour moi, la transition de joueur à entraîneur n’est qu’une continuité. Ca répond à un vrai besoin, un intérêt personnel. J’aimerais transmettre à des jeunes ce qu’on m’a appris. J’ai donc repris cette équipe du FC Champvent, même si elle était dans une situation plutôt délicate. Il a presque tout fallu reconstruire. Mais aujourd’hui, les résultats sont là, et mine de rien, on frise la promotion cette année." souligne Kim, comme pour rappeler qu’il s’est fait spécialiste dans l’art du rebondir.

Mais aussi: le tennis en sport-études

Kim Castellino fait également partie des athlètes polyvalents, capables de briller dans toutes les disciplines dont ils s’amourachent, ne serait-ce qu’un peu. Le tennis est son pêché-mignon, lui qui a pratiqué le sport depuis l’âge de quatre ans, pour finalement atteindre, à 18 ans, un niveau N4 national. "Je participais à un programme sport-étude très intensif, avec des entraînements journaliers de tennis. Chaque weekend, j’enchaînais tournois de tennis et matchs de foot. Les semaines étaient surchargées, je n’arrêtais pas.  Au bout d’un moment, j’ai saturé, et j’ai dû faire un choix, celui du foot."

Le coach de la deux n’est donc pas du genre à ses reposer sur ses lauriers, aussi confortables soient-ils. Son avenir immédiat se conjugue à celui du FC Champvent, avec l’ambition idoine qu’il sait imposer : "Nous avons trouvé une ossature extrêmement solide. Il nous manque peut-être quelques renforts pour trouver un meilleur équilibre encore. Maintenant, il faut qu’on apprenne à devenir des gagneurs, à savoir gérer les moments-clés des matchs. Je pense que [mon assistant] Florian Magnin est parfait dans ce rôle, il sait imposer cette grinta qu’il nous manque parfois. Florian c’est aussi mon confident, notre collaboration est fructueuse et j’en suis ravi."

Quand progrès passe par discipline

Une chose est sûre, la méthode Kim Castellino ne bougera pas d’une once, dictateur ou intransigeant qu’importe, il ne vendra jamais sa méthode sur l’autel du bien plaire. "J’ai entière confiance en mes jugements. Je sais pertinemment que pour progresser, il faut imposer une ligne claire aux joueurs, quitte à être très dur avec eux. D’ailleurs, la grande majorité de mon contingent l’accepte."

Décisionnel donc, le Kim Castellino. Mais aussi communicatif, partageur et généreux, lui qui n’oublie jamais d’encenser le club: "Le FC Champvent est une grande famille; personne ne peut se plaindre de jouer ici.  J’ai connu pas mal de clubs dans ma vie et je peux assurer que ce n’est pas partout pareil. Toutes les personnes qui œuvrent pour le club et qui le font vivre méritent une mention!"

Pour la troupe à Kim Castellino, la reprise de la saison 2012-2013 est fixée au lundi 16 juillet.  Depuis la mi-juin, le programme d’entraînement est fixé, les matchs amicaux planifiés.  Exigeant avec ses troupes, exigeant avec soi-même.

Cette saison encore, les objectifs à Kim Castellino seront revus à la hausse.  Tout comme les objectifs de son équipe. Et qu’importe que cela plaise aux joueurs ou non, car ils suivront le meneur d’homme qu’est Kim Castellino.

Kim Castellino, au fond, est un formidable meneur d'hommes

2 avr. 2012

Bavois - Champvent 1-3 (0-0)


--> Après le non-match face à Venoge, Champvent prend 3 points mérités
--> Match houleux à Bavois, marqué par une expulsion jugée litigieuse

Mercredi 28 mars - 20:00.
2e ligue, groupe 2

Un match de foot peut se perdre sur des détails. Il peut se gagner sur la bonne gestion des impondérables du jeu. Une saison peut même basculer sur ces petits riens, quand tout peut foutre le camp, l'effet papillon qui vivote dans l'antre du sport.

Jeudi dernier à Bavois, le FC Champvent a flirté avec le pire. Il aurait même pu tout perdre en sombrant dans la raillerie et l’atermoiement, lui qui se voyait mené 1-0 après avoir tant abusé des bonnes occasions de buts, une succession de ratés offensifs qui ne cadrait définitivement pas avec ce statut qu'est le sien, celui de la troisième meilleure attaque des 26 équipes de 2e ligue.

12 minutes de doute, seulement

Heureusement, le temps de la tergiversation n'aura duré que 12 minutes. Juste le temps du tournant du match, histoire qu'un petit rien ne devienne une grosse affaire.

La frappe de Lianel Lauper vint heurter le latéral Brice Balla-Zambo. Sur la main, selon l'arbitre. Sur le torse, selon les bavoisans. L'arbitre rend son verdict, stricto sensu: carton rouge et penalty, la double-sanction tant débattue pour une faute de main qui l'aura été tout autant. Le règlement est appliqué à la lettre, dura lex sed lex.

À 11 contre 10, les chanvannais n'auront ensuite eu besoin que de trois minutes pour prendre l'avantage. Le penalty égalisateur d'Albino Bencivenga (62e) transformé, le Roi du Battoir doublait la mise en reprenant un centre d'un plat du pied minutieux, une finition délicate qui se faufilait sous le dernier rempart de Bavois (65e). Champvent avait l'avantage pour lui, se distanciait au score, pendant que le FC Bavois lorgnait encore sur ce premier carton rouge.

Bavois termine à 9

Une ultime catastrophe vint alors hanter la bienveillance locale: Antoni Turrian était expulsé à son tour (68e) pour un second carton jaune suite à une faute grossière sur Robin Chabod, exclusion incontestable cette fois-ci. En l'espace d'un rien de temps, deux joueurs du FC Bavois - tous les deux entrés à la mi-temps! - étaient exclus, laissant un FC Champvent en position surnuméraire, menant au score, la sensation d'ascendance psychologique comme parfait boutoir.

La messe toucha sa fin lorsque Lianel Lauper propulsait le corner de Bencivenga dans l'en-but adverse (75e). À onze hommes contre neuf et deux buts de marge, le FCC pouvait sereinement gérer sa fin de partie, et savourer les trois points acquis dans une douleur évidente.

Cette victoire est aussi la mention d'un groupe fort, uni dans l'adversité: sans Nicolas Favre, Jason Brunet (suspendus); Adrien Munos, Olivier Glauser (blessés) et Steven Bonzon (armée), une ossature de titulaires indiscutables cette saison, les hommes à Jean-Daniel Tharin ont prouvé que les variantes existent, que malgré un contingent limité, la solidarité collective est la force première d'une équipe qui ne demande qu'à s'émanciper davantage, surtout dans ce second tour et cette lutte perpétuelle aux places de finalistes.

Prendre la tête du classement, même provisoirement…

Si les chanvannais trouvent le moyen de s’imposer à Jorat-Mézières mercredi soir (20:15), ils pourraient provisoirement prendre la tête du championnat, se distanciant même de cinq points avec Prilly-Sport et la place de finaliste. Mais le FC Champvent le sait mieux que quiconque: avec des si, des petites choses peuvent prendre une grosse importance…

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Bavois - Champvent 1-3 (0-0)

Buts: 53e Béguin 1-0; 64e Al.Bencivenga (pén) 1-1; 68e Al. Bencivenga 1-2; 75e Lauper 1-3.

FC Champvent: Hamman; Schmidli, Rameche, Salvi, Lauper; Clément, Pipic, Berthaux (85e Virgolin), Chabod, Vanotti; Al.Bencivenga.

Notes: Terrain des Peupliers... Bonne pelouse… Match avancé au mercredi soir pour cause de dîner de soutien, merci au FC Bavois pour sa flexibilité…  Score du match aller 3-0…  Premières titularisations à Champvent pour Guillaume Salvi et Christophe Berthaux… Avertissements à Clément (jeu dur), Pipic (jeu dur)... Expulsions de Balla-Zambo (main, dernier recours) et Turrian (deux avertissements) côté Bavois… Champvent sans N.Glauser, O.Glauser, Munos, Beso (blessés), Brunet, Favre (suspendu), Bonzon (armée)… Menu de la buvette: gâteaux… Vestiaire: Excellent… Présence de l’adversaire à la buvette: très bonne, comme d’habitude avec Bavois… Match tweeté en direct par Bart… Résumé sur Footmag...

1-2 par Bencivenga, la fin des espoirs de Bavois


5 sept. 2011

Champvent - Bavois 3-0 (1-0)

-> Champvent se rassure en cueillant son second succès de la saison.
-> Le score est un brin sévère pour Bavois, qui a mieux maîtrisé le ballon


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Samedi 3 septembre. 19:00.
2e ligue, groupe 2


Champvent appréhendait ce match face à Bavois avec des doutes plein les poches, ses récentes performances à domicile face à Jorat-Mézières (3-4) et à Venoge (2-0) ne rassurant guère, tout juste la mauvaise sensation de se chercher, de se tâtonner en quête d’une vraie identité dans le jeu.

Trop souvent brouillons, tellement approximatifs lors de ces deux parties, Jean-Daniel Tharin avait, lui, l’allure lucide au moment d’opter pour sa tactique du jour: adieu le 4-3-3, au diable ce 4-5-1, vive le bon 4-4-2.

Albino Bencivenga et Raphaël Vanotti en fers de lance

Alors bien sûr, ce 4-4-2 a ses vertus et ses vices. Au rayon du bien, il a la capacité, avec Albino Bencivenga et Raphaël Vanotti en pointe, de proposer un jeu direct et percutant, efficace et vertical, droit au but, sans les tergiversations qui s’y adjoignent, la volonté d’aller de l’avant, sans tourner en rond, ni faire tourner le ballon.

Alors bien sûr, Champvent a eu besoin de 20 minutes pour s’adosser à ce nouveau rôle, un gros quart d’heure de battement où Bavois faisait clairement le jeu, son jeu, se créant plusieurs situations cocasses devant la cage d’un Oliver Glauser encore excellent samedi soir.

Bavois ne profite pas de son temps fort…

Dominateurs à sens unique, les visiteurs trouvaient les intervalles dans un milieu de terrain chanvannais qui peinait à colmater les brèches ouvertes. Mais heureusement pour le FC Champvent, Bavois n’a pas su concrétiser son temps fort, cédant petit à petit des espaces aux hommes à Tonton Tharin, eux qui ne demandaient qu’à s’émanciper au gré du jeu de contre-attaque.

Et par deux fois, Lianel Lauper s’est immiscé dans le dos de la défense bavoisane pour voir ses frappes frôler la ligne de but, ou se morfondre dans le geste final (19e).

Jusque-là parfait en tant que remiseur, Albino Bencivenga inversait son rôle avec Lianel Lauper, pour ouvrir le score d’une frappe lancinante, perfide, qui malgré un angle délicat et un placement excentré trouvait le fond des filets (21e). Sanction extrême pour le FC Bavois, lui qui avait fait de sa domination un monopole à sens unique jusque-là.

…tandis que Champvent profite du sien pour accroître son avantage

Après avoir laissé passer l’orage, Champvent s’enhardissait à son tour, porté par cette ouverture du score bienvenue, mais inattendue.

Dans le foot, a-t-on coutume de dire, il faut savoir gérer ses temps forts et ses temps faibles. Etre capable de repousser, cahin-caha, lorsque l’adversité accule; avoir la faculté de scorer quand les signaux sont au vert, quand la dynamique est sienne. Champvent l’a magnifiquement prouvé, lui qui a su doubler son avantage juste après le repos, une magnifique tête d’Adrien Munos venant couronner le corner déposé de Raphaël Vanotti (50e).

Bien payé, Champvent allait alors pousser pour un troisième but, synonyme de crucifixion finale. Lianel Lauper a d’abord touché du bois sur une remise de la poitrine de Clément (62e), Adriano Bencivenga a buté, seul, sur un excellent Jonathan Remund (65e), avant que la tête à bout portant d’Albino Bencivenga (70e) – tous les deux brillamment servis par l’intenable Raphaël Vanotti – ne trouve le petit filet.


Au lieu de 2-1, c'est 3-0

Mais Bavois aurait tout aussi bien pu recoller au score, la frappe de Vincent Carbonara (71e) frôlant le poteau d’un Olivier Glauser qui paraissait battu pour l’occasion.

Encore une fois, Bavois manquait de réalisme dans le dernier geste, tendant sa joue au FC Champvent, qui ne se fit pas prier pour marquer, quelques secondes plus tard, ce troisième but décisif par Clément sur un coup-franc chirurgical de maître Bencivenga (73e).

Au lieu d’un 2-1 porteur d’espoir, une réduction du score qui aurait eu l’effet d’un véritable gonfleur à moral pour Bavois, avec la certitude d’assister à une fin de match tendue; c’était 3-0, et la parfaite sensation chanvannaise d’un match à classer dans les anales.


Une victoire qui doit être confirmée pour être savourée

En optant pour ce 4-4-2, la une avait décidé d’abandonner le ballon aux pieds adverses, quitte à courir après le cuire, quitte à souffrir par échelons, mais il avait clairement pour objectif de contre-attaquer à outrance. Si Bavois a mieux maîtrisé le ballon, les vraies occasions de buts, nettes et précises furent chanvannaises, avec un score certainement trop sévère pour Bavois; mais le FC Champvent n’en aura cure car pour lui l’essentiel est ailleurs: une coche dans la colonne des «V»; trois points supplémentaires dans l’addition mathématique; mais peut-être, voire surtout, la sensation d’avoir retrouvé ses vertus et ses allants offensifs.

De bon augure, surtout à la veille d’un terrible déplacement au Censuy de Renens.

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Buts: 20e Al.Bencivenga 1-0; 50e Munos 2-0; 73e Clément 3-0

FC Champvent: Glauser; Roulet, Bonzon, Daninthe, Schmidli; Munos, Ad.Bencivenga (77e Pipic), Lauper (81e Vanetta), Clément; Vanotti (88e Favre), Al.Bencivenga

Notes: Terrain du Battoir, Champvent. 100 spectateurs. Très bonne pelouse, déluge au coup d’envoi, un véritable torrent de pluie… Avertissements à Ad.Bencivenga (antijeu), Pipic (jeu dur) et je ne sais plus qui ?... Nicolas Glauser, prévu comme titulaire, se blesse à l’échauffement (genou), il est remplacé dans le onze par Adriano Bencivenga… Première titularisation du championnat pour Raphaël Vanotti… Troisième match de championnat consécutif avec un but pour Albino Bencivenga… Deuxième blanchissage consécutif pour Olivier Glauser dans les buts... Champvent sans Beso, Rameche, Miranda (blessés), Siragusa (vacances), Brunet (suspendu)… Menu de la buvette chez Colette : grillades à gogo… Propreté du vestiaire adverse: très bien, merci (par contre le nôtre était beaucoup moins bien, y’a une poubelle les mecs)… Douches: eau gelée…! Etonnant, d’autant qu’il n’y avait pas eu de matchs de juniors de toute la journée…. Marquage du terrain: lignes un peu trop fines… Présence de l’adversaire à la buvette: on a déjà vu mieux de la part de Bavois!... Match pas tweeté en direct – une fois n’est pas coutume… Photos de Bart, merci…

3-0, les joueurs savourent
Maître Bencivenga inscrit le 1-0 d'une brillante frappe excentrée
Le 3-0 viendra sur une offrande de ce même Bencivenga
Une pluie diluvienne s'est abattue sur le Battoir au coup d'envoi

24 sept. 2010

Champvent-Bavois 1-1 (1-0)

Mercredi 22 septembre. 20:00
2e ligue, groupe 2


Mission: refaire surface. Objectif: regagner la confiance. Après la débâcle genevoise, le FC Champvent recevait, dans de délicates circonstances, l’équipe réserve du FC Bavois. Un affrontement délicat. Une confrontation pudique, pour une équipe encore atteinte psychologiquement d’un échec total en Coupe Suisse, des cicatrices béantes couvrant encore le moral d’une troupe touchée dans son orgueil, dans son amour-propre.

Physiquement pourtant – malgré une certaine accumulation de matchs – les forces se devaient d’être vives, le contingent chanvannais étant ce qu’il est, soit riche et fourni. Mais à quoi ressemblerait ce FC Champvent-là, en quête de rachat, en quête de réminiscence, en quête du pardon d’un public qui l’a soutenu à Collex-Bossy la semaine dernière?

Une bonne première mi-temps pour un avantage mérité

Aux premiers abords, la mission de rédemption prenait une forme plutôt positive. Car rapidement, les chanvannais s'installaient dans le camp adverse, multipliant les offensives, ne laissant que très peu d’espaces à un FC Bavois renforcé par quelques éléments de sa première équipe.

A force de pousser, à force d’insister, à force de persuasion, Champvent fut récompensé de son travail, ouvrant le score par Albino Bencivenga, bien servi en profondeur par Sacha Clément après une récupération pleine d’autorité d’Adrian Munos (35e).

La tête à Brunet, le tournant du match

La fin de cette première période sera du même acabit, les hommes à Tonton Tharin et Florian Simonin maintenaient le cap sur le but du FC Bavois, sans vraiment laisser d’espaces à un adversaire qui peinait à trouver ses marques. Champvent poussait, Champvent insistait, certainement attiré par l’idée de regagner les vestiaires avec un deuxième but d’avance qui aurait mis Bavois en sale mauvaise posture, voire au bord de la défaite.

C’est en s’acheminant vers la pause que le tournant du match survint: sur un coup-franc excentré, Jayson Brunet dévia subtilement, habilement, en toute légèreté, un ballon qui prenait alors tout droit le chemin du petit filet de Monnier, le dernier rempart bavoisan. Mais ce dernier réalisa une prouesse monumentale, déviant in-extremis le cuire sur son poteau.

Champvent a manqué le coche

A 2-0, c’eut été la fin des espoirs du FC Bavois. Mais à la place de convertir cette balle de break -- l’histoire est si typique, si fréquente -- c'est le FC Bavois qui réussissait le contre-break, prenant, petit à petit, ses aises au cours d'une seconde période où les chanvannais se sont liquéfiés, offrant le loisir à son adversaire de reconquérir du terrain, et d’obtenir une égalisation chanceuse: un coup-franc dévié à deux reprises, dont une dernière par… Brunet, qui mettait le pauvre Olivier Glauser à contrepied.

Sans véritablement se crée d’occasions franches, les visiteurs étaient récompensés d’une seconde période où ils auront été plus entreprenants, plus adroits, et plus volontaires; voire même chanceux sur les gigantesques occasions qu'ils ont offerts à Raphaël Vanotti, dont un face-à-face manqué et une latte en fin de partie.

Prochaine étape pour le FC Champvent, samedi à Thierrens (19:00).


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Champvent: O.Glauser; Bonzon, Beso, Rameche, Schmidli; Munos (83e, Pipic), Minic (66e, N.Glauser), Brunet (81e, Lauper), Clément; Vanotti, Al.Bencivenga

Buts: 35e Al.Bencivenga 1-0; 73e Brunet (csc) 1-1

Notes: Terrain du Battoir, Champvent... Bonne pelouse, temps agréable (quoi que déjà frais)... 80 spectateurs... Bon arbitrage, très cohérent et consistant... Avertissements à Brunet (jeu dur)... Champvent sans Favre (vacances), Miranda (blessé)... Poteau de Brunet (40e), latte de Vanotti (86e)... Première titularisation de Brunet en championnat... Menu de la buvette: sandwichs, taillés et gâteaux... Présence de l'adversaire à la buvette: très bonne. merci... Barcelone-Gijon en direct à la buvette après le match... Match twitté en direct... Pas de photos, mais on cherche un photographe...

2 août 2010

Champvent prend la 4e place à Orbe

Pour le FC Champvent, les années se suivent et se ressemblent au Tournoi de la Plaine de l’Orbe. Déjà 4e la saison dernière, la formation chanvannaise a récidivé dans l’acte, prenant encore place au pied du podium, section honnie et réservée aux médaillistes en chocolat.

Des tests encourageants

Même si les ambitions à Jean-Daniel Tharin demeuraient raisonnables à l’aube du tournoi, il restait malgré tout de la place pour quelques regrets, même infimes: «Sachant que La Sarraz était dans notre groupe de qualification, je pensais qu’une troisième place aurait été une bonne chose. On a un peu manqué le coche face à Orbe lors du match de classement. Tant pis.» Objectif manqué donc, même si la raison d’être de ce Tournoi de la Plaine de l’Orbe reste le rodage foncier, le travail physique et les essais tactiques.

Epaulé pour la première fois par son nouvel adjoint Florian Simonin, Jean-Daniel Tharin a vu son équipe traverser ce tournoi avec des hauts, des bas et un état de fatigue avancé, puisque Champvent a joué deux matchs en l’espace de 18 heures. Malgré un bilan sportif relativement fébrile (un nul, deux défaites), les enseignements tirés seront précieux pour la suite, et les découvertes des nouveaux joueurs encourageants.

La préparation se poursuit cette semaine, avec un déplacement mercredi à Echichens(19:00) et un affrontement à Bôle samedi (16:00).

Champvent II se cherche

De son côté, la deuxième équipe du FC Champvent a entrepris sa campagne de matches amicaux en s’inclinant face à Rances (2-4) et en partageant l’enjeu avec le FC La Sarraz II (2-2). Cette semaine, Champvent II participera au Tournoi de la Menthue à Donneloye.

Derniers résultats
Champvent-Bavois II 2-2 (1-1)
Buts: Lauper, Rameche (pén)

Champvent-La Sarraz 1-2 (0-1)
But: Vanotti

Orbe-Champvent 1-0 (1-0)
But: Ben y’en a pas

Rances - Champvent II 4-2 (2-0)
Buts: Castellino, Morier

La Sarraz II – Champvent II 2-2 (1-1)
Buts: Rufener, Castellino


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Jean-Daniel Tharin a profité du tournoi pour faire signer l'excellent Simon Schmidli.