Le week-end dernier, c'était triple header au Battoir. Trois matchs à domicile pour les trois équipes du club, trois points en jeu pour tous les trois, trois opportunités pour remplir les tiroirs de la buvette 'Chez Colette', trois fois trois pouvait faire neuf points - comme à la belle époque.
On s'en contentera de six, de points. 66% c'est bien.
Alors commençons par le début.
Champvent II - Veyron-Venoge 4-1
D'abord, ce fut La Deux. L'équipe de Florian Magnin -- qu'à l'interne on surnommerait Marcelo Bielsa -- joue le haut du tableau, contre Venoge elle a dû jouer des coudes. Bousculé comme rarement cette saison, Champvent a su faire fi de la finesse adverse: "au début, ils se trouvaient bien, jouaient vite. Nous, on était un poil en retard et ce qui devait arriver arriva, 0-1. On n'avait plus trop l'habitude d'être mené." Sébastien Bardet, toujours aussi adroit dans l'analyse, très droit dans ses gestes défensifs, personne ne se lassera jamais de voir tant d'élégance sur le terrain, diantre que c'est beau, oui, la main de fer dans le gant de velours, avec lui tout à l'air simple; presque autant que ce 0-1: "tu as vu l'élévation du type? C'est l'un des plus petits sur le terrain mais il prend tout de la tête; au milieu de terrain c'était pareille". En face, Christian Leuenberger, 25 ans de club, contrecarre, presque révolté: "il était seul! Faut le bousculer! Lui marcher sur les pieds b**del! C'est quoi ce marquage?!" Au final, peu importe, car Champvent enclencha alors la seconde. Quatre pions en un rien de temps, de quoi ne laisser nul regret à Veyron: "Bien sûr, ils ont baissé physiquement. Mais ça, c'est aussi parce qu'on les a pressés. L'expulsion les a coulé", Commader in Chief Magnin, satisfait mais laconique: "on a encore du boulot", tandis qu'Alex Perret souriait à côté, prêt à sortir picoler, festoyer stricto senso son 7e but de la saison. La Deux semble ainsi enchaîner les matchs comme les victoires, avec la sérénité d'un bouclier anti-averse, rien ne le perméabilise, surtout pas les atermoiements dans ses buts (déjà 4 gardiens utilisés en 7 matchs).
Tendance: à la hausse. Qui peut lui barrer les Finales?
Champvent III - Rances II 3-4
Dimanche matin, La Trois. Là c'est spectacle. Renversement. Et renversant. Tout y passe: la catastrophe jusqu'à ce 0-3 de la 57e; la beauté du foot jusqu'à cette 91e où Champvent rate seul au but -- c'eut été 4-3! -- et juste derrière pim, 3-4. "C'est cruel" lâchait le génie Tyty Golay, gamechanger de son état, entré en jeu à 0-3 il retournait alors tout: la défense de Rances (devenue subitement caduque); les filets adverses (il y va de son doublé), l'emprise sur le match (le momentum avait changé); les espoirs du public (qui râlait déjà); les gamins derrière le but (qui ne jouaient plus mais regardaient le spectacle). Patrick Girard, central de Rances, lançait alors "il y a une justice!" au moment du coup de sifflet final, un brin partial mais chaud bouillant, alors que Golay, génial comme toujours éludait: "un nul aurait été plus logique". Le foot, en Champions League comme en 5e ligue, ca fait rêver les foules, qu'ils soient 45,000 au Bernabeu ou 45 au Battoir, ça jubile, ca chavire, au Battoir on peut commander une bière sans perdre du regard le match, oui "Chez Colette" 45 secondes suffisent, à Bernabeu à la mi-temps on y va pas, on n'a pas 45 minutes à perdre pour une bière sans alcool et un foot sans passion.
Tendance: à la baisse. Puisqu'elle perd trop souvent.
Champvent - St-Prex 2-1
La Une est morte, vive La Une! Après avoir gambergé de longues semaines durant, défaite retors, enfin la victoire retourne. Mais du temps pour que victoire se dessine, il en fallut. Seule certitude: meilleure, La Une l'était, dimanche dernier. St-Prex n'avait rien fait, quelques voluptés pour la forme, sinon rien, si ce n'est repousser Champvent. Explications: "il nous manque 4 titulaires, comment veux-tu faire?" raisonnait un supporter sis derrière le but avec nous, il semblait honnête, l'accent vaudois en sus, lui qui fustigeait autant ses propres joueurs que les nôtres, lorsque la bêtise du foot trouvait son apogée (91e, expulsion). "Tu as des cerveaux à louer?" demandait Christian Leuenberger au Président au moment où le banni sortait. Rien a rajouter. Enfin oui, et des belles. Déjà Jason Brunet, qu'on arrêtera d'encenser car il va prendre le Melon, mais que son activité est belle lorsqu'il devient pitbull guerrier, terrier à l'affût, récupération précoce, relance tardive, perspicace, discipline, parfois cela écœure. A l'inverse il y a aussi Le Roi. Remplaçant pour une fois, Albino Bencivenga entre, anticipe, fixe, quel luxe ce remplaçant de luxe, qui marque le GWG (84e) Tonton Tharin rigole: "attention Albino, rentrer et marquer c'est un bon signe pour l'entraîneur; pas pour toi la prochaine fois". Le Roi botte en touche, remet la main sur le dossier du jour: "ce match-là, il fallait le gagner, sinon le train de tête partait sans nous."
Tendance: à la hausse. La Une est dans le bon wagon.
2/3, 6 points, 66%.
Trois matchs six points. Pas de quoi pavoiser, juste de quoi provoquer des chutes à la buvette, du monde bien ému a perdu pied, un peu éméché, tout émoustillé par tant d'allégresse.
Vive le foot.
Affichage des articles dont le libellé est Veyron-Venoge. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Veyron-Venoge. Afficher tous les articles
19 oct. 2016
5 mai 2008
Veyron-Venoge - Champvent II 3-2 (0-0)
Samedi 3 mai 2008, 18:30
4ème ligue, groupe 4
A force de se prévoir la vie en rose, Champvent II fini par broyer du noir. Pourtant, il y’a quelques mois encore, cette même équipe naviguait sereinement en eaux paisibles, euphorique à souhait, titillant même les premières places au classement. Mais dans le football, tout peut aller très vite.
Pour preuve, les résultats, depuis la reprise du second tour, sont tout aussi déplorables qu’affligeants. Concrètement, la descente aux enfers que vivent, depuis quelques semaines, les joueurs de «la deux» se transcrit par un bilan morose : 0 point, 5 buts marqués, pour 18 encaissés. L’allure est modique, et au gré de ce rythme balbutient, le FC Champvent II fonce tout droit, bon gré mal gré, vers la 5ème ligue.
Calendrier difficile
Le hasard n’ayant pas bien fait les choses, le calendrier s’est montré intraitable pour les chanvannais: ses quatre adversaires initiaux étant effectivement les formations trustant les quatre premières places au classement (Rances, Orbe, Sainte-Croix et Vallorbe-Ballaigues dans l’ordre). Une entame complexe, compromettant la seconde moitié de son championnat.
La partie de samedi soir face à Veyron-Venoge (11ème, 12 points) était donc particulièrement attendue de la part des joueurs, et fusionnelle avec cette volonté et ce souhait expiatoire de faire oublier les résultats subversifs du début d’année. Et le droit à l’erreur n’existait pas, puisque son adversaire, avant-dernier au classement – donc quelques points seulement hors de la zone de relégation – n’accusait que deux petites unités de retard sur le FC Champvent (10ème, 14 points). Une défaite du FCC verrait donc l’unique place de reléguable se rapprocher dangereusement...
Un manque de combativité
La beauté du football est ainsi faite qu’un groupe ne se bâtit pas uniquement sur les qualités intrinsèques des joueurs, mais surtout, sur leur volonté de se surpasser physiquement, et de démontrer un sens de combativité au moins égal à celui de son adversaire du jour. Carrément absents sur ce plan-là du jeu, «la deux» a clairement perdu sa rencontre de samedi soir en prônant un jeu dénué de volonté, où l’absence de combativité a paru si flagrante, qu’un spectateur adverse s’est permis un : «cette équipe remonte le terrain aussi lentement que mon équipe de vétérans!»
De son côté, l’équipe de Veyron-Venoge, dont la supériorité physique n’a jamais fait de doute, a non seulement parue bien plus en jambes que son adversaire, mais la formation – issue d’une fusion des clubs de l’Isle et de La Chaux – était arpentée d’une volonté à toute épreuve, s’engageant totalement dans chaque duel. Si les chanvannais ont paru plus à l’aise techniquement et dans la fluidité du jeu, les locaux, eux, ont clairement dominé les débats physiques – clé de voûte d’une victoire dans un tel match.
A six journées du terme du championnat, Champvent II compte désormais sept points d’avance sur la relégation. Un coussin qui paraît, à priori, suffisamment épais pour parer à la menace « cinquième ligue ». Mais on ose espérer à un esprit de révolte rapide, où les joueurs sauront enfiler une tunique de guerrier, en remplacement de cette illustration d’autosuffisance coupable - que même la 5ème ligue ne tolère plus...
Prochain match, mercredi soir 20:30, pour la réception du FC Grandson.
_______________________
Champvent: Pisu, Thévenaz, Notz, Tanner (80ème, Geretti), Melfi, Daburon, Glauser, Ravussin (79ème, Rodriguez), Aebischer, Golay, Jeanneret (59ème, Jorris)
Buts: 0-1 Golay (49ème), 1-1 Veyron (56ème), 2-1 Veyron (64ème), 3-1 Veyron (71ème), 3-1 Aebischer (88ème)
Notes: Terrain des Tigneuses.... 30 spectateurs.... Le match débute avec 45 minutes de retard, l’arbitre assigné, malade, ayant dû être remplacé....Belle pelouse.... Champvent sans Jaquemet (suspendu), Pfander (blessé).... Menu de la buvette: croque-monsieur....

Thévenaz et Grandjean, des entraîneurs qui ont du pain sur la planche!

Les joueurs de Champvent II vont devoir se ressaisir rapidement.

Champvent a beaucoup souffert sur le terrain de l'Isle
4ème ligue, groupe 4
A force de se prévoir la vie en rose, Champvent II fini par broyer du noir. Pourtant, il y’a quelques mois encore, cette même équipe naviguait sereinement en eaux paisibles, euphorique à souhait, titillant même les premières places au classement. Mais dans le football, tout peut aller très vite.
Pour preuve, les résultats, depuis la reprise du second tour, sont tout aussi déplorables qu’affligeants. Concrètement, la descente aux enfers que vivent, depuis quelques semaines, les joueurs de «la deux» se transcrit par un bilan morose : 0 point, 5 buts marqués, pour 18 encaissés. L’allure est modique, et au gré de ce rythme balbutient, le FC Champvent II fonce tout droit, bon gré mal gré, vers la 5ème ligue.
Calendrier difficile
Le hasard n’ayant pas bien fait les choses, le calendrier s’est montré intraitable pour les chanvannais: ses quatre adversaires initiaux étant effectivement les formations trustant les quatre premières places au classement (Rances, Orbe, Sainte-Croix et Vallorbe-Ballaigues dans l’ordre). Une entame complexe, compromettant la seconde moitié de son championnat.
La partie de samedi soir face à Veyron-Venoge (11ème, 12 points) était donc particulièrement attendue de la part des joueurs, et fusionnelle avec cette volonté et ce souhait expiatoire de faire oublier les résultats subversifs du début d’année. Et le droit à l’erreur n’existait pas, puisque son adversaire, avant-dernier au classement – donc quelques points seulement hors de la zone de relégation – n’accusait que deux petites unités de retard sur le FC Champvent (10ème, 14 points). Une défaite du FCC verrait donc l’unique place de reléguable se rapprocher dangereusement...
Un manque de combativité
La beauté du football est ainsi faite qu’un groupe ne se bâtit pas uniquement sur les qualités intrinsèques des joueurs, mais surtout, sur leur volonté de se surpasser physiquement, et de démontrer un sens de combativité au moins égal à celui de son adversaire du jour. Carrément absents sur ce plan-là du jeu, «la deux» a clairement perdu sa rencontre de samedi soir en prônant un jeu dénué de volonté, où l’absence de combativité a paru si flagrante, qu’un spectateur adverse s’est permis un : «cette équipe remonte le terrain aussi lentement que mon équipe de vétérans!»
De son côté, l’équipe de Veyron-Venoge, dont la supériorité physique n’a jamais fait de doute, a non seulement parue bien plus en jambes que son adversaire, mais la formation – issue d’une fusion des clubs de l’Isle et de La Chaux – était arpentée d’une volonté à toute épreuve, s’engageant totalement dans chaque duel. Si les chanvannais ont paru plus à l’aise techniquement et dans la fluidité du jeu, les locaux, eux, ont clairement dominé les débats physiques – clé de voûte d’une victoire dans un tel match.
A six journées du terme du championnat, Champvent II compte désormais sept points d’avance sur la relégation. Un coussin qui paraît, à priori, suffisamment épais pour parer à la menace « cinquième ligue ». Mais on ose espérer à un esprit de révolte rapide, où les joueurs sauront enfiler une tunique de guerrier, en remplacement de cette illustration d’autosuffisance coupable - que même la 5ème ligue ne tolère plus...
Prochain match, mercredi soir 20:30, pour la réception du FC Grandson.
_______________________
Champvent: Pisu, Thévenaz, Notz, Tanner (80ème, Geretti), Melfi, Daburon, Glauser, Ravussin (79ème, Rodriguez), Aebischer, Golay, Jeanneret (59ème, Jorris)
Buts: 0-1 Golay (49ème), 1-1 Veyron (56ème), 2-1 Veyron (64ème), 3-1 Veyron (71ème), 3-1 Aebischer (88ème)
Notes: Terrain des Tigneuses.... 30 spectateurs.... Le match débute avec 45 minutes de retard, l’arbitre assigné, malade, ayant dû être remplacé....Belle pelouse.... Champvent sans Jaquemet (suspendu), Pfander (blessé).... Menu de la buvette: croque-monsieur....

Thévenaz et Grandjean, des entraîneurs qui ont du pain sur la planche!

Les joueurs de Champvent II vont devoir se ressaisir rapidement.

Champvent a beaucoup souffert sur le terrain de l'Isle
1 oct. 2007
Champvent – Veyron/Venoge 2-1 (2-1)
Vendredi 28 septembre 2007
4ème ligue, groupe 4
Un Champvent qui joue à se faire peur
Ouf! Le coup de sifflet final a sonné comme une véritable délivrance. Handicapé par plusieurs absences de choix (Aebischer, Notz, Jaquemet), c’est un Champvent complètement remanié qui s’est finalement imposé par le plus petit des écarts face au pénultième du groupe. Mais ce succès acquis au forceps, fut d'une complexité extrême.
Pourtant, après qu’Anthony Golay eut doublé la mise moins de 15 minutes après le coup d’envoi de ce match avancé de la 6ème ronde, on imaginait mal comment les visiteurs du Pied du Jura pourraient inverser la tendance et altérer l’issue de la rencontre.
David Grandjean et Gil Thévenaz: pensifs...
Un visiteur amorphe
Les visiteurs connurent une entame de match carrément catastrophique, cédant aux chanvannais pas moins d’une demi-douzaine d’occasions nettes. Cette domination – matérialisée par deux superbes buts de Ravussin et de Golay – laissait entrevoir une soirée tranquille pour Champvent. Il n’en sera rien.
Dans le football, tout peut aller très vite, tout amoureux du ballon rond le sait. D’ailleurs, n’est-ce pas ce qui fait le charme incontournable de ce sport ? Le scénario du match de vendredi n’aura pas échappé à la règle.
"La deux" a en effet galvaudé quelques bonnes occasions d’inscrire ce fameux troisième but, synonyme de break irréversible, qui aurait certainement plombé le moral de l’adversité, et du même coup le sort final du match.
Marc Chautems (à gauche) a été l'un des hommes du match. Matthieu Glauser - lui - est toujours blessé
Seulement, ce 3-0 si proche se transforma presque fatalement en un 2-1 tracassier et mesquin, toujours délicat à gérer. Sur l’une des ses premières incursions, la formation de Veyron-Venoge (qui est une fusion des anciens clubs de l’Isle et de La Chaux) trouva effectivement l’ouverture, et se relança complètement dans la partie.
Se relancer peut même sonner comme un euphémisme, tant les visiteurs domineront la dernière heure du match. Une domination qui est – heureusement – simplement restée territoriale, et totalement stérile.
Une formation complètement chamboulée
Les joueurs chanvannais ont rencontré toutes les peines du monde à conserver ce maigre avantage. Mais à leur décharge, plusieurs motifs notoires peuvent expliquer les difficultés rencontrées.
D’abord, au niveau de la composition : seuls Jean-François Thévenaz, et l’inamovible Yann Tanner évoluaient au même poste que lors de la rencontre de la semaine précédente face à Rances. Impossible donc de miser sur la continuité.

Le seul groupe de spectateurs présent en début de match. Courageux!
Un chamboulement d’effectif quasi complet, justifié par ces nombreuses absences. Des absences qui obligèrent le staff à reculer toute la colonne vertébrale d’un cran. Le repositionnement d’un Florian Magnin blessé, évoluant à 60% des ses possibilités, qui s’était vu attribué le rôle de libéro, palliant ainsi à l’absence d’Yvan Notz, en est la meilleure illustration.
Autre désagrément : Greg Clot dut quitter ses partenaires à la pause pour des motifs professionnels. Afin de combler ce manque, c’est un Marc Chautems exemplaire et héroïque qui endossa magnifiquement le rôle ingrat de gardien remplaçant. Une tâche que le guitariste de Fhobi assuma avec brio, effectuant une parade déterminante en fin toute fin de partie.
Ce nouvel exemple n’est qu’un aperçu des tribulations qu’ont du affronter le duo Grandjean/Thévenaz au moment d’annoncer la composition d’équipe du jour.
Protéger son acquis
Malgré ce remaniement forcé, on peut tirer un véritable coup de chapeau au groupe complet, qui a su faire preuve de sacrifice, de coeur et d’abnégation pour engranger sa troisième victoire en six matchs.
Si Champvent a subi la domination de son adversaire, il n’a quasiment jamais été mis en danger réel. Les meilleures occasions sont même à mettre au crédit du FCC, qui s’est contenté de se recroqueviller, et de gérer son maigre avance.
A noter l’excellent état d’esprit de Veyron-Venoge, qui a continuellement essayé de jouer au foot, malgré des conditions météorologiques extrêmement difficiles.

Tanner, Ravussin, Geretti et Golay (de g. à d.) après un succès étriqué
Avec ce succès, la deux pointe désormais au cinquième rang, à seulement deux petits points de la seconde place. Une performance de choix, tout en sachant qu’au quart du championnat, « la deux » a déjà autant de points que lors de la saison précédente...
La semaine prochaine, Champvent s’en ira affronter la réserve du FC Grandson. Ce match pourrait s’apparenter à celui de vendredi, puisque le retour des absents n’est malheureusement pas à l’ordre du jour...
___________________________
Champvent: Clot (Chautems 46ème), Thévenaz, Tanner, Magnin, Pfander, Ravussin, Geretti, Rodriguez, Daburon, Golay, Massonnet (Roman 46ème)
Buts: 1-0 Ravussin (4ème), 2-0 Golay (13ème), 2-1 Venoge (31ème)
Notes: Terrain du Battoir.... Temps exécrable : pluie, vent, boue, fraîcheur hivernale.... 8 spectateurs courageux au coup d’envoi, 21 en cours de match.... Absences de Aebischer (mariage), Notz (blessure), Glauser (blessure), Jeanneret.... Aucun avertissement de part et d’autre.... Changement de gardien à la mi-temps.... Menu de la buvette : gratin de pâtes....
Laurent Geretti s'est beaucoup dépensé vendredi soir
4ème ligue, groupe 4
Un Champvent qui joue à se faire peur
Ouf! Le coup de sifflet final a sonné comme une véritable délivrance. Handicapé par plusieurs absences de choix (Aebischer, Notz, Jaquemet), c’est un Champvent complètement remanié qui s’est finalement imposé par le plus petit des écarts face au pénultième du groupe. Mais ce succès acquis au forceps, fut d'une complexité extrême.
Pourtant, après qu’Anthony Golay eut doublé la mise moins de 15 minutes après le coup d’envoi de ce match avancé de la 6ème ronde, on imaginait mal comment les visiteurs du Pied du Jura pourraient inverser la tendance et altérer l’issue de la rencontre.
David Grandjean et Gil Thévenaz: pensifs...
Un visiteur amorphe
Les visiteurs connurent une entame de match carrément catastrophique, cédant aux chanvannais pas moins d’une demi-douzaine d’occasions nettes. Cette domination – matérialisée par deux superbes buts de Ravussin et de Golay – laissait entrevoir une soirée tranquille pour Champvent. Il n’en sera rien.
Dans le football, tout peut aller très vite, tout amoureux du ballon rond le sait. D’ailleurs, n’est-ce pas ce qui fait le charme incontournable de ce sport ? Le scénario du match de vendredi n’aura pas échappé à la règle.
"La deux" a en effet galvaudé quelques bonnes occasions d’inscrire ce fameux troisième but, synonyme de break irréversible, qui aurait certainement plombé le moral de l’adversité, et du même coup le sort final du match.
Marc Chautems (à gauche) a été l'un des hommes du match. Matthieu Glauser - lui - est toujours blessé
Seulement, ce 3-0 si proche se transforma presque fatalement en un 2-1 tracassier et mesquin, toujours délicat à gérer. Sur l’une des ses premières incursions, la formation de Veyron-Venoge (qui est une fusion des anciens clubs de l’Isle et de La Chaux) trouva effectivement l’ouverture, et se relança complètement dans la partie.
Se relancer peut même sonner comme un euphémisme, tant les visiteurs domineront la dernière heure du match. Une domination qui est – heureusement – simplement restée territoriale, et totalement stérile.
Une formation complètement chamboulée
Les joueurs chanvannais ont rencontré toutes les peines du monde à conserver ce maigre avantage. Mais à leur décharge, plusieurs motifs notoires peuvent expliquer les difficultés rencontrées.
D’abord, au niveau de la composition : seuls Jean-François Thévenaz, et l’inamovible Yann Tanner évoluaient au même poste que lors de la rencontre de la semaine précédente face à Rances. Impossible donc de miser sur la continuité.

Le seul groupe de spectateurs présent en début de match. Courageux!
Un chamboulement d’effectif quasi complet, justifié par ces nombreuses absences. Des absences qui obligèrent le staff à reculer toute la colonne vertébrale d’un cran. Le repositionnement d’un Florian Magnin blessé, évoluant à 60% des ses possibilités, qui s’était vu attribué le rôle de libéro, palliant ainsi à l’absence d’Yvan Notz, en est la meilleure illustration.
Autre désagrément : Greg Clot dut quitter ses partenaires à la pause pour des motifs professionnels. Afin de combler ce manque, c’est un Marc Chautems exemplaire et héroïque qui endossa magnifiquement le rôle ingrat de gardien remplaçant. Une tâche que le guitariste de Fhobi assuma avec brio, effectuant une parade déterminante en fin toute fin de partie.
Ce nouvel exemple n’est qu’un aperçu des tribulations qu’ont du affronter le duo Grandjean/Thévenaz au moment d’annoncer la composition d’équipe du jour.
Protéger son acquis
Malgré ce remaniement forcé, on peut tirer un véritable coup de chapeau au groupe complet, qui a su faire preuve de sacrifice, de coeur et d’abnégation pour engranger sa troisième victoire en six matchs.
Si Champvent a subi la domination de son adversaire, il n’a quasiment jamais été mis en danger réel. Les meilleures occasions sont même à mettre au crédit du FCC, qui s’est contenté de se recroqueviller, et de gérer son maigre avance.
A noter l’excellent état d’esprit de Veyron-Venoge, qui a continuellement essayé de jouer au foot, malgré des conditions météorologiques extrêmement difficiles.

Tanner, Ravussin, Geretti et Golay (de g. à d.) après un succès étriqué
Avec ce succès, la deux pointe désormais au cinquième rang, à seulement deux petits points de la seconde place. Une performance de choix, tout en sachant qu’au quart du championnat, « la deux » a déjà autant de points que lors de la saison précédente...
La semaine prochaine, Champvent s’en ira affronter la réserve du FC Grandson. Ce match pourrait s’apparenter à celui de vendredi, puisque le retour des absents n’est malheureusement pas à l’ordre du jour...
___________________________
Champvent: Clot (Chautems 46ème), Thévenaz, Tanner, Magnin, Pfander, Ravussin, Geretti, Rodriguez, Daburon, Golay, Massonnet (Roman 46ème)
Buts: 1-0 Ravussin (4ème), 2-0 Golay (13ème), 2-1 Venoge (31ème)
Notes: Terrain du Battoir.... Temps exécrable : pluie, vent, boue, fraîcheur hivernale.... 8 spectateurs courageux au coup d’envoi, 21 en cours de match.... Absences de Aebischer (mariage), Notz (blessure), Glauser (blessure), Jeanneret.... Aucun avertissement de part et d’autre.... Changement de gardien à la mi-temps.... Menu de la buvette : gratin de pâtes....
Laurent Geretti s'est beaucoup dépensé vendredi soir
12 mai 2007
Champvent II - Veyron-Venoge 0-1
Samedi 12 mai 2007
4ème ligue, groupe 4
Champvent II - Veyron-Venoge 0-1 (0-0)
_______________________________________________________
Quand les mots ne suffisent pas
Il est difficile de trouver les mots justes. Malgré le bon nul de la semaine dernière face à Bonvillars, les vieux démons de "la deux" semblent toujours hanter les esprits. Presque à dessein, la deux s'est encore inclinée sur le plus petit des écarts. La défaite, cruelle, stigmatise à nouveau la fébrilité de Champvent II.
Au niveau du jeu, Champvent II a connu une entame de match plutôt difficile. Néanmoins, les joueurs du duo Grandjean/Glauser ont eu le mérite de réagir - pour dominer la seconde période.
Encore de grosses occasions gâchées
Les occasions, plutôt équilibrées quantitativement, ont largement été pour Champvent qualitativement. Mais encore une fois, la manque cruel - et carrément navrant - de réalisme offensif a coûté la victoire aux champvannais. Par trois fois d'ailleurs, Champvent a galvaudé d'incroyables occasions de but. La suite, prévisible, se passe de commentaires.

Poget, Daburon et Aebischer (de g. à d.) n'ont pas trouvé la faille samedi soir.
La saison de Champvent II pourrait être symbolisée par l'action de Michaël Daburon (auteur d'une excellente prestation samedi soir) à l'heure de jeu. Après un effort solitaire génial, le "6" champvannais verra son envoi repoussé par l'intérieur du poteau. Stéphane Morier, bien placé au rebond, n'arrivera pas à ajuster sa frappe à temps. Tout un symbole, tant ce manque de réalisme est symptômatique de la saison de Champvent II.
La dernière ligne droite
A cinq matchs du terme du championnat, "la deux" semble dangereusement s'enfoncer dans les bas-fonds du classement. Christophe Aebischer et les siens sont dorénavant condamnés à finir en beauté, faute de quoi ils pourraient se retrouver relégués en 5ème ligue. Triste, tant la qualité des joueurs composant le groupe semblent évidents.
Pour éviter ce désastre, une réaction d'orgueil est attendue, et ce, dès dimanche prochain. Il faudra en effet que David Grandjean trouve les mots justes pour revigorer ses troupes à l'aube de la prochaine échéance, dimanche à Grandson (14:30). Pourquoi? Car Champvent y jouera sa survie.
Vaincre ou mourir
Face au bocans, antépénultièmes au classement, les champvannais pourraient, en cas de défaite, se retrouver à 7 points de son adversaire du jour. Une défaite qui serait quasiment synonyme de relégation.
En analysant le tableau ci-dessus, nul besoin de dire que "la deux" jouera le match de sa saison dimanche prochain...

Champvent II: Clot, Thévenaz JF, Tanner, Thévenaz Gil, Pfander, Daburon, Poget, Ravussin, Aebischer (cap), Morier, Vial (79ème, Romane)
Buts: 0-1 Veyron-Venoge (77ème)
Notes: 40 spectateurs... Temps agréable... Pelouse magnifique... Absences de Mathieu Jaquemet et Matthieu Glauser (suspendus)... Expulsion d'un visiteur pour faute de dernier recours... Spaghettis bolognaise à la buvette...
4ème ligue, groupe 4
Champvent II - Veyron-Venoge 0-1 (0-0)
_______________________________________________________
Quand les mots ne suffisent pas
Il est difficile de trouver les mots justes. Malgré le bon nul de la semaine dernière face à Bonvillars, les vieux démons de "la deux" semblent toujours hanter les esprits. Presque à dessein, la deux s'est encore inclinée sur le plus petit des écarts. La défaite, cruelle, stigmatise à nouveau la fébrilité de Champvent II.
Au niveau du jeu, Champvent II a connu une entame de match plutôt difficile. Néanmoins, les joueurs du duo Grandjean/Glauser ont eu le mérite de réagir - pour dominer la seconde période.
Encore de grosses occasions gâchées
Les occasions, plutôt équilibrées quantitativement, ont largement été pour Champvent qualitativement. Mais encore une fois, la manque cruel - et carrément navrant - de réalisme offensif a coûté la victoire aux champvannais. Par trois fois d'ailleurs, Champvent a galvaudé d'incroyables occasions de but. La suite, prévisible, se passe de commentaires.
Poget, Daburon et Aebischer (de g. à d.) n'ont pas trouvé la faille samedi soir.
La saison de Champvent II pourrait être symbolisée par l'action de Michaël Daburon (auteur d'une excellente prestation samedi soir) à l'heure de jeu. Après un effort solitaire génial, le "6" champvannais verra son envoi repoussé par l'intérieur du poteau. Stéphane Morier, bien placé au rebond, n'arrivera pas à ajuster sa frappe à temps. Tout un symbole, tant ce manque de réalisme est symptômatique de la saison de Champvent II.
La dernière ligne droite
A cinq matchs du terme du championnat, "la deux" semble dangereusement s'enfoncer dans les bas-fonds du classement. Christophe Aebischer et les siens sont dorénavant condamnés à finir en beauté, faute de quoi ils pourraient se retrouver relégués en 5ème ligue. Triste, tant la qualité des joueurs composant le groupe semblent évidents.
Pour éviter ce désastre, une réaction d'orgueil est attendue, et ce, dès dimanche prochain. Il faudra en effet que David Grandjean trouve les mots justes pour revigorer ses troupes à l'aube de la prochaine échéance, dimanche à Grandson (14:30). Pourquoi? Car Champvent y jouera sa survie.
Vaincre ou mourir
Face au bocans, antépénultièmes au classement, les champvannais pourraient, en cas de défaite, se retrouver à 7 points de son adversaire du jour. Une défaite qui serait quasiment synonyme de relégation.
En analysant le tableau ci-dessus, nul besoin de dire que "la deux" jouera le match de sa saison dimanche prochain...

Champvent II: Clot, Thévenaz JF, Tanner, Thévenaz Gil, Pfander, Daburon, Poget, Ravussin, Aebischer (cap), Morier, Vial (79ème, Romane)
Buts: 0-1 Veyron-Venoge (77ème)
Notes: 40 spectateurs... Temps agréable... Pelouse magnifique... Absences de Mathieu Jaquemet et Matthieu Glauser (suspendus)... Expulsion d'un visiteur pour faute de dernier recours... Spaghettis bolognaise à la buvette...
Inscription à :
Articles (Atom)
