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27 juin 2017

Le mois du juin. Rien de moins.

A Champvent, le mois de juin fut celui des moissons.

Nous parlons ici d'événements sportifs successifs, générateurs de récoltes financières certes, mais un mois propice au bonheur d'un club qui vit dans l'allégresse du moment.

Le mois de juin à Champvent, une ribambelle d'efforts.  Du travail bénévole pour tous, le comité qui cravache et qui ne compte pas ses heures.

En gros et dans le désordre, la confection d'un Dîner de soutien; la préparation d'un match entre sommités du football romand et suisse; des Finales de promotion - remportées, qui plus est -; la célébration des nos 10 ans en 2e ligue; le titre de meilleur buteur de 2e ligue pour notre Roi et bien sûr, l'organisation d'une étape du tour du Pays de Vaud de course à pied.

Rien que ça.

Alors résumons tout ça, decrescendo.  Et par notre sacro-saint compte Twitter, qui tient en haleine tout son monde, semaine après semaine.

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Tour du Pays de Vaud
7 juin 2017
450 coureurs.  8,000 mètres de hauts et de bas.
Les photos


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Une promotion!

13 juin
Après avoir vaincu Chavannes (5-1), La Deux fume Lonay (0-1) et assure sa promotion en 3e ligue.  Hasta Siempre!


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Dîner de Soutien
23 juin 2017
150 personnes.  Repas par le staff du FC Champvent.



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Le Roi et bien le Roi

24 juin 2017
Avec 26 pions et à 39 ans, Albino est bien le meilleur. Le meilleur de tous les temps, en 2e ligue. Est-ce superflu de le dire? Non. Il est le meilleur de tous les temps, point.  Brève mention sur footvaud.ch.


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Sion-Servette - Match de préparation

1e juillet 2017
Dans ce match, pas mal de Coupes et de titres de champions de Suisse.  On se réjouit d'accueillir tout ce beau monde à Champvent!



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Les 10 ans de la promotion!
26 juin 2007-2017
C'était il y a 10 ans.  On battait Cheseaux 6-0, et on s'envolait pour la 2e ligue.  26 matchs, 24 victoires, 2 défaites, 72 points,  On s'en rappelle.   C'était hier!


17 mars 2017

Notre (belle) équipe



C'est notre équipe fanion.

Notre fierté.

Ils sont nos têtes de pont. Nos têtes de gondole. Ils sont notre carte postale.  Notre effigie.

Et ils sont beaux.

Tous.

À l'unanimité. Sans exception.

Ils sont grands ou petits, il y'a les hipsters et les mainstream; les papas rabougris par les courtes nuits, les gamins aux dents longues qui rêvent d'aller plus haut. Les timides et les introvertis, les babas et les extravertis; les designers branchés et les cabochards, mains dans le cambouis. Sur cette photo de famille qui sert de photo d'équipe, il y'a ceux qui sourient et les autres. On devine que les techniciens sourient, que ceux qui sont strictes en photo doivent aussi l'être sur le terrain.

Il y'a les techniciens. Les flibustiers. Les gauchers et les beaux-gosses, pieds droits affûtés, dégaine mondaine. Certains sont mariés, d'autres en célibat, les premiers ratent quelques entraînement pour soigner la famille, les seconds en manquent pour soigner des cœurs brisés. Certains portent le jeans slim et les lunettes fit. D'autres pas. Certains ont des belles bagnoles. D'autres pas.

Seule certitude: ils sont beaux.

Oui, ils sont beaux.

Ils sont ceux qui nous font rêver.

Ils portent le chandail du club.

L'écusson vissé sur le cœur.

Les plus jeunes ne saisissent pas encore forcément cette chance. Porter ce tricot. Les couleurs du club. Représenter ses valeurs. Dignement. Les vieux la chérissent, cette chance de pouvoir jouer encore, mais un rendement qui diminue à la même vitesse que le taux de fécondité de madame: "et si c'était ma dernière saison?".

Ils sont là. Bras dessus, bras dessous.

À l'unisson.

Fiers.

Fiers d'être Chanvannais.

Fiers des couleurs.

Nous, on est fiers d'eux.

Allez Champvent!

25 janv. 2017

Les vestes

C'est une histoire de vestes.

Toi qui a l'œil rivé sur les triptyques (a)sociaux, Facebook, Twitter et Instagram tu le sais: le FC Champvent a mis en vente sa veste.

Une sorte de doudoune pas donnée (75.--) mais avoir l'écusson du FC sur le cœur ne vaut-il pas tout l'or du monde?

Au crépuscule de ce mois de janvier enregistré comme le plus froid depuis 30 ans, passer outre ce serait faire fi de ta santé, toi qui est jeune avec les chevilles à l'air et les chaussettes basses, mets la main sur cette doudoune qui moulera ton torse glabre et titillera ta barbe hipster.

Après la doudoune, la veste.

Mais une autre veste à fait son apparition dans la vie du FC Champvent.

Elle celle-là, elle est sortie de nulle part, faut-il l'avouer.

Mieux: elle fut en première page du quotidien La Région Nord vaudois. Et on sait à quel point un tel accomplissement c'est difficile. Vu que lors de notre dernier sacre en Finale de la Coupe vaudoise on était relégué à la page 22 (au moins).

Et bien cette Une - et du coup notre veste - c'est bien Momo qui la porte avec fierté, entouré d'une ribambelle de personnalités locales mais urbigenes.

Vu qu'on est un club apolitique, on ne jugera pas l'action du groupe. Mais vu qu'on prône l'intégration et que nos équipes se dédoublent de nationalités différentes, on envoie nos encouragements au comité de Momo. Et s'il réussit à rester dans nos contrées, on se réjouit de lui demander où il a trouvé cette veste!


La veste


Et l'autre.

4 janv. 2017

Le Kids Festival à Champvent

Vive l'avenir!

L'avenir, c'est celui de nos enfants, des gosses qui ornent nos plaines en tapotant dans le ballon, joie qui vive et bonheur tout plein.  Ca tapote des pieds avant de se taper dans les mains en marquant un but; ça rigole, ça se pavane, qu'est-ce qu'on se marre à se tacler parmi.

Et bien prends ton agenda, car le dimanche 3 septembre 2017, les enfants seront parmi nous.  Avec la venue du Kids Festival, tournoi juniors organisé sous l'égide de l'ASF.

Mais c'est quoi, le Kids Festival?   En quelque sorte, un Graines de Foot niveau national.   Tous les détails liés au Kids Festival sont à lire ici.

Pour faire court, les enfants de catégorie E, F et G viennent s'amuser, avec des jeux, exercices, tournois et animations.  Le tout dans l'amour qui nous unit tous: celui du foot.

Evidemment, tout au long de l'année, on vous tiendra au courant des événements liés à cet événement, fabuleux s'il en est.  Car oui, ces enfants, ils sont notre avenir.





23 nov. 2016

Florian Magnin, champion d'automne

De temps à autre, Florian Magnin sort de sa poche un petit calepin, y annote quelques bricoles; gribouille une idée à ressasser plus tard.

Ce cahier en déborde, de petites pattes de mouches. "Je le sers pour noter tout ce qui me passe par la tête. Une idée de foot, un projet quelconque ou un plan tactique, tout y passe."

Son gribouillis, il le range aussitôt ni vu ni connu, plus tard le retranscrit informatiquement, Excel pour les présences aux entraînements, et les railleries y relatif commencent, bien malgré lui "c'est le seul bémol depuis que j'ai repris l'équipe. On n'est pas assez aux entraînements, parfois 7-8. On a trois étudiants, quelques pères de famille, ce qui l'explique aussi un peu. Mais c'est clairement insuffisant et cela nous empêche de progresser sur de nombreux points. Pour l'instant, cela ne nous pénalise pas."

Mais...?

Mais l'insuffisance s'arrêtera là où presque, pour le reste c'est une affaire qui roule: un titre de champion d'automne, neuf victoires pour un seul nul, un nul qui le laisse néanmoins fruste. Pour la dernière fois de la discussion, il jouera donc les notes négatives, "ces points-là, à Montcherand (1-1), on les a vraiment laissé passer. Laisser, c'est le seul mot qui convient!", exigence donc, lui qui pourrait ensuite revenir, une par une, a n'importe quelle des neuf victoires des siens - de tête ou en piochant dans son carnet. Florian se rappelle de tout, de chaque détail, peut raconter un match de À à Z, même sans son carnet.


Marcelo Bielsa, Manu Bergantinos: les inspirations.



À l'interne ses joueurs le nommeraient Marcelo Bielsa. "C'est surtout par rapport à ses entraînements, c'est carrément la méthode Bielsa" raconte laconiquement Sébastien Bardet, la pierre angulaire de sa défense. Florian Magnin applique certains préceptes de El Loco Bielsa, il aime "jouer haut et presser fort, les gars doivent toujours être en mouvement; on joue en 4-3-3 avec des joueurs offensifs vu qu'on est bien servi dans ce domaine", mais pour y arriver, encore faut-il en avoir les capacités physiques. Et ça c'est son dada. Il revient d'un trail en Norvège, plus de 80 kilomètres de tracé, les courses longues distances qui n'ont rien d'une balade, donc durant la préparation "oui, les mecs ont dû cravacher dur".

Autre inspiration pour Florian Magnin: Manu Bergantinos. Jadis et au début du siècle, Manu fut l'entraîneur de La Une, une époque où le club était une ribambelle de jeunes du bled, tous dans le bel âge de la progression, 18-22 ans, tout le monde faisait partie de la jeunesse, tout le monde était prêt à mourir pour son pote, il ne manquait alors qu'un leader.  Et Manu fut cet homme: "il m’a énormément inspiré. En particulier dans sa capacité de motivation, et de faire répéter les mêmes gestes aux mêmes joueurs, des centaines de fois. Tactiquement aussi, on a tellement évolué sous son égide. Des trucs tout simple, mais que beaucoup négligent".


"Passer de tête à claque à tête de gondole, c'est n'est pas si simple."



Manu est aussi un peu à l'origine du Hasta Siempre. Le cri de victoire du bled lui serait attribué, mais "avec Manu, on a remplacé le Aux Armes un peu barbare par le Hasta Siempre. Et ça, ça me plaît". Hasta Siempre, tous ensemble l'un et pour l'autre. Autant de valeurs qui sautent aux yeux du boss, qui a repris l'équipe cette année, après le retrait de Mikael Duperret et la culbute de la 3e ligue. "L'esprit d'équipe, c'est la base. A notre niveau, on ne peut pas passer outre. Et là c'est génial. On s’éclate! Reprendre après une relégation n'a jamais rien d'une sinécure, mais les mecs ont vite repris le dessus. Chaque seconde avec eux est un bonheur. Et je garantis de passer de tête à claque en 3e ligue à tête de gondole en 4e n'est pas facile".

Florian pense-t-il pouvoir vivre un second tour aussi prolifique que le premier? "Il n'y a pas de raison qu'on y arrive pas. Le talent est là. Après, bon, on n'est pas à l'abri de blessures mais oui, je suis confiant qu'on saura jouer les Finales."  Qu'est-ce qui fait la fierté de son équipe? Parmi sa liste pléthorique de points positifs, il ressasse l'élévation des quelques jeunes, qu'on attendait depuis un moment. Nathan Karlen déjà: "lui a explosé et je suis content pour lui. Le potentiel à toujours été là, il lui fallait juste un contexte et environnement pour s'émanciper". Mais aussi Manu Virgolin, qui "ne jouait pas avec La Une, il a perdu pas mal de temps de jeu mais aujourd'hui, on en retire les bénéfices. Il est un incontournable". Ou encore Loris Rochat, "qui progresse de jour en jour à côté de Sébastien Bardet". En même temps, avec un contingent si chétif - La Deux ce n'est que 15 joueurs -, chacun a son temps de jeu, son rôle à jouer. "Yann Rufener a été remplaçant. Mais il ne s'est jamais plaint et a été décisif à chacune de ses entrée" ou encore Yves Hofmann "qui ne peut pas beaucoup s'entraîner mais qui fait tourner les matchs lorsqu'il entre en jeu" sans parler de "Jo-Carlo Teixeira qui amène tant d'expérience, lui qui a joué à Baulmes lors de leurs grandes années". Le point qu'il faut améliorer: "être plus constant sur 90 minutes. Éviter au maximum ces satanés temps faibles."


On parle de derby. Le sourcil devient circonflexe, le regard téméraire, quasi sanguin; on reconnaît Magnin



En mentionnant le mot Baulmes, Mags a subitement l'œil qui tourne. Ce sont ces derbys qu'il adore tant. "Jouer Rances, Chavornay ou Ependes, c'est la base." Le sourcil devient circonflexe, le regard téméraire, ceux qui l'ont connu en tant que joueur reconnaissent pêle-mêle son côté quasi sanguin, oui il l'a été; parfois cela ressemblait au fou furieux; un derby ne se joue pas il se gagne était son dada; "plutôt mourir que de perdre contre Baulmes"; lui qui en a quitté prématurément des derbys, cartons rouges obligent. "Ça a toujours été par excès de volonté. J'avais une telle rage pendant ces derbys... C'était beau!"

Avant un derby à Baulmes d'ailleurs, l'homme avait posé sa tente sur le terrain, et y avait passé la nuit avec quelques coéquipiers - donc oui, sur le terrain de Baulmes ils avaient passé la nuit.

De la folie?

À la El Loco Bielsa? En tous cas, dans l'esprit d'équipe qui le caractérise. Car ensuite, Champvent avait battu Baulmes 7-1. Et Florian redevient souriant.


Le calepin qui (lui) dit tout

Le Trail c'est son dada.  80 bornes et puis s'en va.

19 oct. 2016

Six sur neuf. 66%.

Le week-end dernier, c'était triple header au Battoir. Trois matchs à domicile pour les trois équipes du club, trois points en jeu pour tous les trois, trois opportunités pour remplir les tiroirs de la buvette 'Chez Colette', trois fois trois pouvait faire neuf points - comme à la belle époque.

On s'en contentera de six, de points. 66% c'est bien.

Alors commençons par le début.

Champvent II - Veyron-Venoge 4-1
D'abord, ce fut La Deux. L'équipe de Florian Magnin -- qu'à l'interne on surnommerait Marcelo Bielsa -- joue le haut du tableau, contre Venoge elle a dû jouer des coudes. Bousculé comme rarement cette saison, Champvent a su faire fi de la finesse adverse: "au début, ils se trouvaient bien, jouaient vite. Nous, on était un poil en retard et ce qui devait arriver arriva, 0-1. On n'avait plus trop l'habitude d'être mené." Sébastien Bardet, toujours aussi adroit dans l'analyse, très droit dans ses gestes défensifs, personne ne se lassera jamais de voir tant d'élégance sur le terrain, diantre que c'est beau, oui, la main de fer dans le gant de velours, avec lui tout à l'air simple; presque autant que ce 0-1: "tu as vu l'élévation du type? C'est l'un des plus petits sur le terrain mais il prend tout de la tête; au milieu de terrain c'était pareille". En face, Christian Leuenberger, 25 ans de club, contrecarre, presque révolté: "il était seul! Faut le bousculer! Lui marcher sur les pieds b**del! C'est quoi ce marquage?!" Au final, peu importe, car Champvent enclencha alors la seconde. Quatre pions en un rien de temps, de quoi ne laisser nul regret à Veyron: "Bien sûr, ils ont baissé physiquement. Mais ça, c'est aussi parce qu'on les a pressés. L'expulsion les a coulé", Commader in Chief Magnin, satisfait mais laconique: "on a encore du boulot", tandis qu'Alex Perret souriait à côté, prêt à sortir picoler, festoyer stricto senso son 7e but de la saison. La Deux semble ainsi enchaîner les matchs comme les victoires, avec la sérénité d'un bouclier anti-averse, rien ne le perméabilise, surtout pas les atermoiements dans ses buts (déjà 4 gardiens utilisés en 7 matchs).
Tendance: à la hausse. Qui peut lui barrer les Finales?


Champvent III - Rances II 3-4
Dimanche matin, La Trois. Là c'est spectacle. Renversement. Et renversant. Tout y passe: la catastrophe jusqu'à ce 0-3 de la 57e; la beauté du foot jusqu'à cette 91e où Champvent rate seul au but -- c'eut été 4-3! -- et juste derrière pim, 3-4. "C'est cruel" lâchait le génie Tyty Golay, gamechanger de son état, entré en jeu à 0-3 il retournait alors tout: la défense de Rances (devenue subitement caduque); les filets adverses (il y va de son doublé), l'emprise sur le match (le momentum avait changé); les espoirs du public (qui râlait déjà); les gamins derrière le but (qui ne jouaient plus mais regardaient le spectacle). Patrick Girard, central de Rances, lançait alors "il y a une justice!" au moment du coup de sifflet final, un brin partial mais chaud bouillant, alors que Golay, génial comme toujours éludait: "un nul aurait été plus logique". Le foot, en Champions League comme en 5e ligue, ca fait rêver les foules, qu'ils soient 45,000 au Bernabeu ou 45 au Battoir, ça jubile, ca chavire, au Battoir on peut commander une bière sans perdre du regard le match, oui "Chez Colette" 45 secondes suffisent, à Bernabeu à la mi-temps on y va pas, on n'a pas 45 minutes à perdre pour une bière sans alcool et un foot sans passion.
Tendance: à la baisse. Puisqu'elle perd trop souvent.


Champvent - St-Prex 2-1
La Une est morte, vive La Une! Après avoir gambergé de longues semaines durant, défaite retors, enfin la victoire retourne. Mais du temps pour que victoire se dessine, il en fallut. Seule certitude: meilleure, La Une l'était, dimanche dernier. St-Prex n'avait rien fait, quelques voluptés pour la forme, sinon rien, si ce n'est repousser Champvent. Explications: "il nous manque 4 titulaires, comment veux-tu faire?" raisonnait un supporter sis derrière le but avec nous, il semblait honnête, l'accent vaudois en sus, lui qui fustigeait autant ses propres joueurs que les nôtres, lorsque la bêtise du foot trouvait son apogée (91e, expulsion). "Tu as des cerveaux à louer?" demandait Christian Leuenberger au Président au moment où le banni sortait. Rien a rajouter. Enfin oui, et des belles. Déjà Jason Brunet, qu'on arrêtera d'encenser car il va prendre le Melon, mais que son activité est belle lorsqu'il devient pitbull guerrier, terrier à l'affût, récupération précoce, relance tardive, perspicace, discipline, parfois cela écœure. A l'inverse il y a aussi Le Roi. Remplaçant pour une fois, Albino Bencivenga entre, anticipe, fixe, quel luxe ce remplaçant de luxe, qui marque le GWG (84e) Tonton Tharin rigole: "attention Albino, rentrer et marquer c'est un bon signe pour l'entraîneur; pas pour toi la prochaine fois".  Le Roi botte en touche, remet la main sur le dossier du jour: "ce match-là, il fallait le gagner, sinon le train de tête partait sans nous."
Tendance: à la hausse. La Une est dans le bon wagon.


2/3, 6 points, 66%.
Trois matchs six points. Pas de quoi pavoiser, juste de quoi provoquer des chutes à la buvette, du monde bien ému a perdu pied, un peu éméché, tout émoustillé par tant d'allégresse.

Vive le foot.


Dimanche, c'était mi-figue mi-raisin.  Une victoire sur deux.

Samedi, c'était fête au village - vive La Deux.

29 sept. 2016

C'était la dernière fois. Au revoir, FC Champvent.

C'était la dernière fois.

La dernière fois que j'emmenais mes coéquipiers sur le terrain, brassard de capitaine chevillé au corps.

C'était le 5 juin dernier.

Après 19 ans au club. Dont environ 14 en tant que capitaine.

"Emmène ton équipe une dernière fois, et sois fier de tout ce que tu as fait" me lançait un supporter et ami. J'acquiesçais, le cœur qui pince, la tête qui baisse et la larme qui monte; un sentiment de devoir accompli quand même, la fierté d'être un étendard, fidèle au club comme peu le sont désormais.

Mais le "ton équipe" m'a vite échappé, car ce ne sera jamais l'équipe de qui que ce fut - personne n'est au-dessus du club - mais uniquement le club-phare d'une région, aussi grand qu'il puisse être.

FC Champvent, je t'aime.

Ce n'est pas mon club. "Mon club", jamais. Mais c'est les clubs des fondateurs. Du comité. Des supporters historiques. Des joueurs qui ont marqué son histoire - et ils sont nombreux.

Passé outre cette latence verbale, on passe aux choses sérieuses.  Au FC Concordia Lausanne.

On va entrer sur le terrain.  Affronter Concordia.

Les joueurs sont alignés. Prêts à entrer. Tout se met alors à tourbillonner. Dans la tête, ça tourne. Coup de sifflet clair et éclair, les arbitres nous envoient au centre pour le toss et les civilités du hand-shake. Avant ce dernier match.

Là, je regarde devant moi.

Seulement devant moi.

Si je regarde derrière, je pleurs.

Regarder derrière soi, c'est évoquer les souvenirs. Le passé qui remonte. Les promotions successives (monter de 5e ligue en 4e, de 4e en 3e, de la 3e à la 2e, deux fois les Finales de promotion en 2e ligue Interrégionale, 1 victoire en Coupe vaudoise) mais c'est surtout les souvenirs des formidables moments de partage qu'on ne veut pas voir, surtout dans le rétroviseur, démons du passé, ceux qu'on ne vivra plus jamais.

Regarder derrière soi à cet instant, pour la dernière fois yeux dans les yeux avec ses coéquipiers, c'eut été trop dur.

Flashback. Repenser aux sorties, à la vie du vestiaire qui va manquer, aux farces qui ne seront plus, aux vannes qu'on n'entendra plus, aux mauvais perdants des entraînements, aux bières d'après-entraînement, fêter les trois points, aux causeries d'avant-match, aux nouvelles chaussures rose du copain qu'on adore moquer, au goût du Fortalis et de sa forte odeur de placebo, aux sorties d'équipe à Lyon, Prague, Budapest, Leysin, Lisbonne.

Car le foot, c'est ça.

Uniquement ça.

Le partage.

La vie.

Vivre ensemble.

"Seul on va vite, ensemble on va loin." "Soyons extraordinaires ensemble; plutôt qu'ordinaires séparément."

Et puis il y a être capitaine. C'est un devoir: montrer l'exemple. Ne jamais rater l'entraînement. Tirer les autres vers le haut. Rassembler le groupe. Accueillir les nouveaux. Fidéliser les anciens. Inhiber les timides. Prophétiser les extravertis.  Ces vertus-là ne se transmettent que si on joue au foot pour les vraies - et bonnes - raisons.

Le partage.

La vie.

Vivre ensemble.

Celui qui a joué pour autre chose, donc seul, n'aura jamais rien vécu de vrai. Seulement des faux-sourires, des faux-plans, le temps de faire semblant. Le temps de changer du club.

Retour au présent.  Place à Concordia.

On se dirige vers le milieu de terrain. Toujours, l'équipe est derrière moi. C'est la dernière fois et diantre que c'est long. Mais c'est beaucoup trop court, car tout est désormais fini.

J'ai la larme à l'œil.

Mais je suis fier.

Je regarde autour de moi. Les fidèles supporters sont là. Comme toujours. Et demain, je serai des leurs. De l'autre côté de la barrière désormais. Certains étaient joueurs lorsqu'on a commencé. Ils étaient vieux et on était jeunes. Ils sont toujours là, fidélité impavide. Ce sera mon tour d'être un vieux.

Et très vite, tout ça passe.

L'émotion vire.

A la réalité.

On passe à autre chose.

Au match.

A Concordia.

C'est le dernier de la saison. Et accessoirement le dernier de ma vie. Il faut le gagner. Comme tous les autres. On joue pour gagner, tout le temps, même un match du ventre-mou du mois de juin. Celui qui joue pour autre chose ne jouera jamais pour le bien des siens.

Ensuite on cravache, on galère, on concède, on calcule, on souffre, on gère les temps faibles comme les forts, on simule, on réagit, on râle, on s'encourage, on se bécote, on se tire les cheveux, on se marche sur les pieds, on communique, on célèbre, on tape son pote dans le dos, on pousse, on dorlote les siens, on embrasse celui qui marque, on encourage celui qui doute.

Une dernière fois: on partage. Sur le terrain. Hors du terrain.

Le sport dans son plus simple appareil.

89 minutes plus tard, 3-3.

L'heure pour moi de sortir. Une dernière fois. Avec une haie d'honneur que jamais je n'oublierai. Tout le monde est là. Le Président. Les copains. La famille.

Soit tout ce qui compte: la vie. Le partage. Vivre ensemble.

Merci le FC Champvent.

Je t'aime.

Merci les copains.

Je vous aime.

Pour toujours.

Sacha Clément

C'était la dernière fois.

La dernière lettre aux copains

22 sept. 2016

Ce blog doit-il revivre?

C'est reparti!

Ce blog doit revivre.

Ou bien?

Longtemps, de 2006 à 2015, ce blog a vécu, et bien.  Des milliers de visites sur le site; des joies, des photos, des promotions; des papelards et des émotions; des joueurs se sont identifiés, et on a rêvé -- tonnerre que c'était beau.

Depuis, on ronfle.

Le site ne fait plus grand chose.

Et un site qui dort, autant ne pas en avoir, ça n'a d'utilité qu'aux robots de Google qui scannent les pages en quête de néant ou de ravigotant.

Alors, as-tu envie de voir ce blog revivre?

As-tu envie de relire des choses, sur la vie du club, des photos dans les douches, les traînards de la buvette ou les accros de la théorie?

Que souhaites-tu voir sur ce blog?  Résumés de matchs; photos de joueurs; interviews; la vie du club -- dis-nous ce que tu as envie de lire ici! Tu peux le faire soit en mettant un commentaire sur ce blog, soit par email, soit par nos comptes Twitter, Facebook ou Instagram -- qui eux sont régulièrement mis à jour.

Donc, on vous dit à bientôt.

Ou bien? À toi de décider!

Vive le FC!

Hasta Siempre!


Une séance de comité, et la volonté de relancer le blog. Et toi, qu'en dis-tu?

26 févr. 2016

Dîner de soutien 2016

Ce blog, depuis quelques mois végète, en même temps que les joueurs se réveillent, gentiment mais sûrement, à l'aube de la reprise.

Mais rassurez-vous, le club reste actif, dynamique et déterminé à faire de 2016 une bien belle année, sous bien des auspices.  Certainement, il n'y aura pas de promotion ni de Finales, encore moins de victoires en Coupe vaudoise.

Mais d'autres satisfactions sont à venir.

Et on va commencer par ripailler, par s'en mettre plein la panse. Par passer du bon temps ensemble - n'est-ce pas là la quintessence du football de talus?

Le vendredi 18 mars, c'est le dîner de soutien du club.  On ne doit plus être loin de la 10e édition, et grande nouveauté: ce sera la famille Glauser au fourneaux.

Inscris-toi, ce n'est pas trop tard.

Allez Champvent.
Hasta Siempre



4 janv. 2016

Le FC a besoin de toi!

Tu aimes le foot.  Tu aimes le FC Champvent.  Tu aimes l'ordre.  Tu aimes la discipline.  Tu aimes les sanctions.  Tu aimes les gens droits.  Tu aimes repérer les tricheurs.  Tu aimes d'ailleurs ceux qui ne trichent pas.  Tu aimes le règlement.  Tu aimes le respect.  Tu aimes t'investir.  Tu aimes les responsabilités.  Tu aimes te faire insulter la négociation.  Tu as la même passion, mais pas le même maillot.  Alors tu aimeras l'arbitrage.  Et ça tombe bien, le FC Champvent a besoin de toi.








23 oct. 2015

La Une a les bêtes

Enfin! La Une décolle un poil. A l'unanimité les gens du club commençaient pourtant à se poser la redondante question: mais que se passe-t-il donc, à La Une?

Car indubitablement, l'équipe de Christian Mischler est plus forte que l'année dernière. Plus forte quantitativement. Plus forte qualitativement. Plus forte techniquement. Plus forte sur le papier. Plus forte partout et dans tout.

Mais heureusement, le football n'est pas une science exacte.

Malgré les arrivées talentueuses (Zaidi, Poncet, Besson, Falcon, Brunet), ça ne prenait pas, ni la sauce, ni la mayonnaise, surtout pas les points au classement. Donc les interrogations y relatif, mais que se passe-t-il dans la maison du FCC, y a-t-il péril en la demeure? Manque de leadership? - "la bonne ambiance je la vois bien, chers joueurs. Ça rigole. Ça se chambre. Mais faut aussi oser vous dire les choses. Parce que là, on ne fait pas de points" lançait le boss Mischler. Manque de talent? "Purée mais vous avez quoi? Vous êtes des vrais grabataires sur le terrain!" provoquait un supporter.

Heureusement pourtant, depuis dimanche dernier, ça va mieux.

D'abord La Une a puni Pully (3-5). L'équipe de la banlieue lausannoise eut l'outrecuidance d'instaurer un 3-5-2 offensif offrant boulevards, couloirs et dévaloirs aux dévaleurs de couloirs que sont Schmidli ou Falcon. Marco Galatti a mis deux pions (2e, 13e), profitant des immenses territoires sis dans le dos d'une défense un brin naïve. Et puis l'équipe a cravaché défensivement, elle a subi, elle a souffert mais elle a tenu bon.

Plus forte que l'année dernière. Plus forte partout et dans tout. Mais alors pourquoi ça cloch(ait)e?


Ensuite, la Coupe. La Coupe, le genre de match qu'on aime jouer car c’est en semaine, donc ça remplace un entraînement; le genre de match auquel on n'attache aucune importance si ce n'est celle de se faire plaisir, on fait tourner non pas le ballon mais son effectif. A tel point que c'est de l'ordre de l'affectif, plus on monte les tours plus le cœur palpite, on s'y attache, on s'amourache, on passe les rondes et on devient amoureux, jaloux, pour rien au monde on n'a envie de la quitter, cette Coupe. Mais nous en sommes encore très loin, de la victoire finale puisqu'en huitièmes de finales seulement. Seulement? Non, déjà! Vivement la suite.

Bref. A Prilly, La Une a retourné l'inextricable, passant de 2-0 à 2-3 en un dernier quart d'heure de gloire warholien. En l'absence du Roi Bencivenga (malade), le Centaure Galati a encore pris les devants, de l'attaque, de la scène et du renouveau chanvannais. Trois buts, le hattrick parfait, parfaitement jouissif, trois buts à la file: un du droite (72e, penalty obtenu par Jean-Luc Besson); un de la tête (81e, l'art du contrepied); un ultime du pied gauche (94e, pichenette maléfique à l'entrée des 16).

Le Centaure Galati: 5 pions en 2 matchs.


De partout, l'équipe du tandem Christian Mischler et Alain Poncet guérit, mais c'est bien la forme de Galati qui encense le tout.  Footvaud parle de victoire miraculeuse. Au vu des événements on s’entend, mais cette victoire, nous la qualifierions plutôt d’héroïque, géniale, palpitante, passionnante, mentale, camarade, exquise, ou plutôt: "voilà pourquoi on fait du foot dans la vie". Bref, l’extase.

Reprendre du poil de la bête c'est bien. Mais pour parfaire une semaine déjà bien belle, il faut clore le bec de Lutry, montrer les griffes, trois points ou rien dimanche prochain. Coup d'envoi: 14:30 au Battoir.





Maintenant on se la raconte

A Prilly, il existe le Chemin de Champvent. Voilà pourquoi on y gagne souvent.

Grande Galati. Tripleta Galati

6 oct. 2015

[Gallerie] Nom de bleu c'est demain!

Le dernier week-end d'octobre ne te dit toujous rien?

Vraiment?

Pourtant, c'est bel et bien celui que tu attends toute l'année, celui du souper campagnard du FC Champvent.

Il est venu le moment de t'y inscrire, c'est le 31 octobre.

Au menu, la formule reste la même puisqu'elle gagne sempiternellement: apéro-buffet-filets mignons-dessert-bar.

Et cette année, il y aura une surprise. Pour les puristes.  Pour les amoureux du club.  On n'en dit pas plus.

Si tu aimes la bonne bouffe, vive Epicure, le buffet campagnard concocté par les bénévoles du club est une merveille; les filets mignons préparés par un joueur du club, l'excellent Nicolas Glauser, sont si spéciaux qu'il faut les découvrir.

Si tu aimes plutôt faire la piste, le bar est prêt, vive Dionysos, avec cette année un DJ beaucoup meilleur que celui de l'année dernière - c'est une promesse qui est faite ici. Allez, cadeau, toutes les affiches des dernières éditions (tu peux avouer que tu aimes les cartes).

Au plaisir, chers lecteurs!




















30 sept. 2015

Et un, et deux, et vive La Trois

La Une a pris une gifle, contre Prilly (2-3).

La Deux s'est pris une claque, contre La Sarraz (1-5).

Et pendant ce temps-là, La Trois cartonne.

Sur ce site, rarement n'avons eu le temps pris le temps de couvrir les aléas de notre Trois, équipe villageoise quasiment indigène, ici y jouent les Golay, Glauser, Leuba, Estoppey, Pfander, Perrin, Favre du coin (donc de Champvent même), ou les quelques égarés des villages d'a-coté, nous parlons ici des Hurni, Jeanneret, Gaeschlin. Plus local tu meurs, cette équipe est même entraînée par un duo Chanvano-Rancignolet: le binôme Thierry Glauser Pascal Vidmer; bref tout rime, tout roule, sur et hors du terrain, puisque notre Trois règne à la 2e place du classement de son groupe de 5e ligue.

La Trois, une équipe villageoise et quasiment indigène, est 2e de son classement.

Cedric Pfander, parfois capitaine, trop souvent blessé, est un cacique du village puisqu'ancien Président de la Jeunesse et des sacro-saints Ankers, il connaît la baraque mieux que quiconque, le voilà encore membre du comité du club, il n'hésite pas met en garde contre toute velléité malvenue, c'est qu'il en a vu d'autres, le bougre: "jusqu'ici, on n'a réellement joué que contre le bas du classement. Faut donc le prendre avec des pincettes, ce foutu classement". Certains diront que l'homme voit toujours son verre à moitié vide - même si tout le monde s'accorde à dire qu'il est tout le temps plein, son verre donc, non pas l'homme - il n'empêche qu'il a le souvenir féroce: "l'année dernière déjà, on a débuté comme des papes, pour finir comme des pinces. Donc bon, attendons quelques matchs avant de jubiler".

Il a raison.

Mais en attendant, on jubile devant cette équipe, qui, toutes proportions gardées, devrait être la seule du club - trois équipes pour un bled de 400 habitants est-ce bien raisonnable?

Décrytage rapide.

En attaque, attention les marrons, le duo d'attaque est chaud comme la braise, en feu, comme l'est maladroitement traduite l'expression américaine qui dit qu'ils sont on fire. Anthony Golay, rescapé d'un cancer, enfile les buts comme il a échappé à la maladie maligne: à la vitesse grand-V, sept buts depuis la reprise. Il n'est ni plus ni moins que le meilleur buteur du club, rien que ça, à bientôt 37 ans c'est pas mal, et ça ne fait penser à d'autres anciens qui réussissent. Devant, Golay est accompagné par Nicolas Perrin, ils forment un duumvirat antinomique, le lent et le rapide, l'expérimenté et le furieux, le sage et l'inepte, la vista et la furia.

Anthony Golay, rescapé d'un cancer, enfile les buts comme il a échappé à la maladie maligne: à la vitesse grand-V, sept buts depuis la reprise.

Au milieu, Leif Favre se balade, notre immigré préféré à nous Kaleab Frezgi tricote; tandis que derrière en défense, autour du bon Bonnano (qui était gardien à La Une lors de la promotion en 2e ligue) se distingue Gaeschlin (un jeune ancien de La Deux), avec, dans les buts, la meilleure recrue de la buvette de l'équipe, le gardien Gueric Hurni.

Les débuts de La Deux, tonitruants (5-2 vs. Bonvillars). La suite, turbulente (3-4 au Centre Portugais). Enfin, un dernier remis contre Ependes (2-2).

Prochaine échéance: vendredi (20:00), dans un puissant derby, à Rances.  Etre bien classé c'est cool. Gagner le derby, c'est mieux.



18 sept. 2015

Souper de soutien: c'est demain (ou presque)!

Depuis bientôt 30 ans, c’est la même histoire, une histoire de famille, puisque le repas est préparé par la même famille, celle du FC Champvent exclusivement.

Oui, il est venu le temps du souper de soutien du club.

Cette année comme chaque année, c’est le dernier samedi d’octobre. Soit le 31 octobre.

Les réservations, c’est comme toujours et c’est chez le Président Claude Meylan.

Le programme est simple, les choses simples sont souvent les meilleures, on ne change pas une formule qui gagne.

  • Apéritif (du blanc pas tiède)
  • Buffet campagnard (un vrai de vrai)
  • Filet mignon aux champignons (pas de morilles, non)
  • Desserts maison (là tu trouves de tout)
  • Café (pas trop)
  • Animation musicale (c'est souvent trop fort)
  • Bar (tout ce qui s'y passe y reste)

Tout ça pour 70 balles.  C'est quasiment donné, mais quand on vous aime on ne compte pas.

Alors viens manger une assiette, soutenir le club, boire un coup, une coupe de champagne; discuter le mot, partager ton temps avec les gens du club et du cru; rire un coup, pleurer de rire; plaisanter de tout et surtout de rien; ressasser tes souvenirs passés, voir l’avenir en rose, et le temps qui file; te rappeler à quel point la camaraderie c’est le meilleur des remèdes au temps qui passe trop vite, aux moments de partage qu’on oublie de passer – vive la vie, vive le FC Champvent.



10 sept. 2015

Le weekend fou foot

Ce weekend, chaud bouillant au Battoir de Champvent.

Y'en aura pour tout le monde, tous les âges et tous les genres. Le programme est riche, qui aime nous suive, quand on aime on ne compte plus.

Alors oui, la pelouse sera foutue pour le match de La Une mais qu'importe, la buvette sera là pour occuper le monde. Ah, et oui, si tu n'aimes pas le foot, on diffusera l'US Open sur écran géant.

Et si tu as faim, des spaghettis seront concoctés, et tous les revenus iront à la caisse d'équipe des D9. Alors laisse un pourboire, généreux si possible.

Dans l'ordre chronologique, tous ces matchs se dérouleront à Champvent, au mythique Battoir:

Samedi 12 septembre 
10h30 - D9 Elite-Team Riviera
13h30 - Team Yverdon FE13-Meyrin
18h00 - Champvent II-Venoge
20h00 - Champvent I-Bosna

Dimanche 13 septembre 
14h30 YS A Inter-Marin

Alors, tu viens?

(La Trois joue dimanche à 14:30, mais à Sainte-Croix)

Bon, au niveau des équipes d'actifs, ce sera diablement important.

Pour La Deux, déjà.  Car Mikael Duperret était furieux, fâché, après le 3-2 ramassé à Champagne.  On menait 0-2, les mecs ratent un pénalty, on rate le 0-3 et paf, ils reviennent dans le match et pire, l'arbitre siffle immédiatement après qu'on encaisse le 3-2. Dur, dur. Mais les grandes équipes sont celles qui savent réagir.

Quant à La Une, elle doit accrocher le wagon du haut.  Contre Bosna, ce sera trois points ou pas, si on veut s'immiscer dans le groupe de tête, ça passera par une victoire, Bosna c'est jamais facile, toujours une embûche, eux donnent tout, nous on voudra tout prendre.

Morale de l'histoire: Allez Champvent!

Mon beau Battoir. Y'aura du foot, ce weekend.

18 août 2015

Un point. Point.

C'est la reprise.

Et avec elle, les premiers enseignements.

Mathématique déjà: oui, le FC Champvent a fait son petit point, c'est bien mais attention ce n’est pas top, c'aurait dû être mieux, les ouailles de Christian Mischler ont survolé une deuxième mi-temps où l’adversaire portugais n'a existé que par un but (62e) et un penalty arrêté par Olivier Glauser (64e) – en le détournant, Yéyé en a clairement fait le tournant du match.

Car à 0-2, oui, Benfica aurait bétonné, se serait cantonné dans son camp, avec cette expérience qui fait qu'on sait gagner du temps, user de tout, grignoter des secondes à gauche à droite, par les subterfuges qui font la mauvaise réputation de notre sport, mais sa beauté aussi, savoir bluffer son monde c’est excitant, en rajouter quand le temps est long et qu’on mène au score, faire court quand le temps l’est aussi; rester parterre au moindre contact ça fait partie du jeu, nous en aurions fait de même, croyez-nous.

Champvent a su réagir, en montant en puissance au cours du match, comme il devrait le faire tout au long de la saison.

Mais ouf, soupir, soulagement, Champvent a su réagir, en montant en puissance au cours du match, comme il devrait le faire, logiquement, tout au long de la saison.

Ensuite, il est arrivé ce qu’il devait arriver: le Roi a égalisé (1-1, 69e). Et puis Champvent a passé son temps à pousser, à toquer à la porte du but portugais, à se heurter aux vents contraires, une frappe déviée, un centre contré, une frappe molle qui longe la ligne de but, une moque qui part en touche, une pointe qui traîne pour dévier un ballon en corner, un coup-franc gâché car mal négocié, un seul-à-seul égaré, une passement de jambe raté, le club du Battoir aurait ainsi dû prendre l'avantage à moult reprises, mais le portier adverse - Man of the Match - avait mis le veto, un peu à la manière de Beto, même alors qu’il s’appelait Joao (désolé pour la rime pourrie).

Autre constat précoce: si le FC Champvent a subi un lifting depuis la saison passée, on peut d’ores et déjà le qualifier de réussi. La plupart de ses recrues sont titulaires (Jason Brunet, Adrian Falcon, Jean-Luc Besson, Mehdi Zaidi), des joueurs précis et précieux, qui feront du FC un club qui ne luttera pas contre la relégation cette année, oui, nous osons l'affirmer ici.

Cette saison pourrait être grande, par les succès bien sûr, mais par les regrets aussi

Mais le papier c'est beau, ça dicte les grandes lignes d'une saison qui peut être grande, par les succès bien sûr, mais par les regrets aussi. Car au moment du coup de sifflet final, ce sont bien les chanvannais qui se regardaient les pompes, la tête dans le sac, les regrets qui pointent et que languissent déjà, ah si j’avais fait ci, tenté ça, osé ci ou prétendu à ça, on aurait gagné, Paris serait en bouteille; autant d’atermoiements putrides, pendant que les adversaires portugais souriaient au bon point pris, trois points c'aurait été le total embonpoint.

Un match, c'est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, encore moins une ligne directrice d'une saison qui s'annonce passionnante. Seule certitude: si le FC veut militer par le haut, il doit impérativement se montrer plus agile devant le but « ils ont raté des montagnes devant » a même dit Ricardo Rocha sur footvaud.ch. C’est dire. Dans le jeu, le potentiel du FCC est évident. Encore faudra-t-il le retranscrire au panneau d'affichage.

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Champvent-Benfica 1-1 (0-0)

Buts: 62e Cabacas 0-1; 69e Bencivenga 1-1.

Notes: Le Battoir... 100 spectateurs... Fermeture de la buvette: 02:20... Présence de l'adversaire à la buvette: très bonne, merci (nous reviendrons sur ce point très vite)...  Résumé complet sur footvaud.ch, c'est ici...  Premières apparitions officielles sous le chandail du FCC pour Axel Poncet, Mehdi Zaidi, Adrian Falcon et Jean-Luc Besson, une belle brochette de talents... Beaucoup d'avertissements pour nous, dans un arbitrage que nous qualifierons de moyen (mais il n'a pas du tout influencé le résultat final, mais les cartons inutiles c'est nul)...  Match live-tweeté, comme toujours... Ah, il faisait très froid, très très froid... Champvent sans Matteo Berti (vacances)...  Menu de la buvette Chez Colette: sandwiches, gâteaux, pâtisseries... Le FC aura bientôt des nouveaux jeux de maillots, restez connectés pour en savoir plus... David Lemos nous a fait un tweet, et à chaque fois c'est comme la première, on jubile, parce que lui c'est un peu notre idole... Niveau calendrier, cela fait bientôt 10 ans que nous sommes en 2e ligue, pas mal non?... L'année dernière contre Benfica: 2-2 chez nous, 2-3 chez eux... Prochain match: samedi prochain (20:00) contre Bavois II... Ensuite c'est la Coupe à Rances (25.08)...



15 juin 2015

Merci!

La saison 2014-2015 du FC Champvent est dans les livres d'histoire. Merci pour elle.

Il est désormais le temps de dire merci. Merci, aux gens; aux authentiques, à ceux qui nous ont soutenu.

Leur soutien fut indéfectible, tout au long de la saison. Leur présence nous a toujours honoré, à nous joueurs.

Ces gens ont bravé la météo, même lorsqu'elle était mauvaise. Ils ont subi nos performances, même lorsqu'elles étaient mauvaises.

Nous on n'y croyait pas toujours; eux faisaient en sorte qu'on garde la foi

Toujours, ils sont restés fidèles. Un sourire après une défaite vaut d'ailleurs toutes les victoires empreintes de mépris. Après le match c'était la poignée de main, dans la victoire comme dans la défaite. Une boisson à la buvette, une tape dans le dos: "ça ira mieux la semaine prochaine" nous disaient-ils, sempiternels, nous on n'y croyait pas toujours; eux faisaient en sorte qu'on garde la foi.

Faire une liste est toujours dangereux, car on s'expose à l'oubli*.

Aujourd'hui pourtant, nous prenons le risque.

Merci.

Merci à la famille Karlen. Présents aux matchs de La Une comme de La Deux, comme de La Trois. Vous avez la palme. De la fidélité et de la gentillesse.

Merci à Denis Clement. Qui a suivi La Une partout, même lorsqu'elle l'énervait... Il a hésité à ne pas faire le déplacement pour le match d'Orbe (1-1), agacé par trop d'inconstance. Mais il a changé d'avis: "Steven Bonzon revient de Zurich pour ce match. Je peux aussi faire un effort."

Corinne Meylan. La sœur du Président aime le club, le suit partout "j'ai trouvé une famille a Champvent", elle tient la buvette des juniors lorsqu'il le faut. Elle tient tout le FC dans son cœur.

Alain Poncet. Lui est plus critique, mais après plus de 20 ans comme joueur au club, il en a parfaitement le droit. Une défaite l'irrite. Il le dira. Une performance lui plait. Il le dira. À l'intersaison, il harcèle Christian Mischler et le Président Claude Meylan pour prendre note de l’évolution des transferts. Il vit le FC Champvent. Il respire le FC Champvent. Il pense toujours au club. Lui et son frère Olivier invitent régulièrement les joueurs du club pour des soupers, généreux moments de partage et de gaieté.

Toujours le sourire, toujours la bonne humeur, toujours présents.

Olivier et Arlette Rufener. Eux viennent souvent avec les Karlen. Toujours le sourire, toujours la bonne humeur, toujours présents. Toujours l'encouragement, toujours de gaieté de cœur.

Christophe "Bart" Clement. Mr. Twitter. Lui a vu la grande majorité des matchs du club, toutes équipes comprises. Par la gestion du compte Twitter, il tient tout le monde en alerte. Il est tellement fort que les gens ne viennent plus au stade, car désormais suivre les matchs sur Twitter, ça suffit amplement. Mais il arrive quand même à tourner la chose à son avantage... En plus, il fait marcher la buvette. Tient les statistiques. Sait quel arbitre a mis quel carton à quel joueur. Encourage. Tape les mains après les victoires, tape dans le dos après les défaites. Fais des selfies. Et partage avec les joueurs.

Raymond Glauser. Jadis, il fut une star du football régional. Sous les couleurs d'Yverdon-Sport, il a épaté toute une région par sa technique juste. Il pourrait regarder le FCC de haut, dire que "c’était mieux avant". Mais il l'avoue sans gêne: "je dors mal la veille des matchs. Cette saison, ça a été dur, vous nous faites souffrir quand même!". Quand les résultats sont mauvais, il fait mauvaise mine, ressasse telle ou telle occasion ratée, évoque cette décision arbitrale inconsistante. Quand ça joue mal, il ne pipe pas mot, maugrée à la buvette, et garde le négatif pour lui. A chaque bon match, il prend le joueur à part, lui glisse docilement a l'oreille: "tu as été excellent aujourd'hui", un clin d'œil et c'est tout. Le passionné, le vrai.

Vive vous.  Et à la saison prochaine

Thierry Glauser. Lui adore chambrer, c'est son dada, presque sa passion. Albino Bencivenga met trois buts, on gagne 3-2 a la 94e, son discours sera toujours empli de sous-entendus: "Ouais mais Albi, tu en as raté combien avant?" Le sourire pastel, il provoque pour mieux stimuler : "qui aime bien châtie bien" pour être de lui, tant l'adage lui ressemble.

Evidemment, cette liste et non exhaustive, et nous aurions pu poursuivre avec Madame Bonzon, qui a beaucoup suivi La Une, même lorsque son fils Steven était absent; Yann Jaquemet, fidèle et infatigable travailleur de la buvette; la famille Meylan, etc.

A vous tous, chers supporters, merci. Sans vous, rien ne serait réellement pareil.

Vive vous. Et à la saison prochaine.

Hasta Siempre.


*ce papier ne comprend que supporters du club.  Les membres du comité ou personnes ayant une fonction (tenanicer de buvette, lavage de maillots, etc) ne sont pas mentionées de manière délibérée.  Eux, on leur fera plutôt une statue au Battoir



Merci à vous, chers supporters! Vous êtes les gens de l'ombre qui font du club ce qu'il est.




10 juin 2015

On est sauvé (partie 2/2)

La semaine passée, La Une a assuré son maintien.

Dimanche dernier, c'était au tour de La Deux de se sauver.

Pour ce faire, tous les scénarios étaient possibles. Une défaite ou un nul contre Grandson, et voilà qu'on serait pendu à son téléphone, l'œil rivé sur le site de l'ACVF, l'oreille collée au combiné, la voix connectée avec un émissaire envoyé sur place, le doigt qui glisse sur le smartphone, les jambes qui démangent, le cerveau qui bouillonne, les méninges qui crépitent, ça tape du pied -- on serait dès lors tributaire des résultats de Valmont et d'Ependes.

Faire confiance aux autres, c'est bien. Mais il existait aussi la version dite simple: gagner, et se sauver par soi-même, sans ne rien devoir à personne. S'économiser de la batterie du smartphone, des crédits de données sur sa facture Salt salée. Mais "simple" est un bien grand mot. Simple ne veut pas forcément dire facile, si c'était aussi simple ça se saurait.

Grandson domine. Chose stérile.

Alors La Deux a fait les choses, simplement mais sûrement, mais c'est bien Grandson qui possédait le ballon et faisait tourner, comme c'est souvent le cas face au FC Grandson, équipe joueuse par excellence. "On est mal entrés dans le match. On était crispés, on ne savait pas quelle équipe de Grandson on aurait en face.. On avait entendu dire que plusieurs gars manqueraient, pour aller aider leur première équipe. Du coup, ça cogite, on pense aux autres avant de penser à nous-mêmes" Et à Champvent d'écarter quelques banderilles bocanes (5e, 11e). Le portier Oberhansli était tendu, hurlait sur sa défense, fustigeait les quelques hésitations de siens. Lui qui fut l'un des meilleurs chanvannais de la saison -- peut-être même le meilleur? -- sentait le vent venir, chaque incursion adverse suintait le soufre.

Les indigènes au taquet.

Mais Yann Rufener, un Chanvannais pure souche, avait d'autres idées. L'homme fluet mais cabochard mystifiait un défenseur a l'orée des 16 mètres, et ouvrait le score d'un extérieur du pied droit, puissamment adroit. 1-0 pour La Deux (18e), pas nécessairement mérité, mais probablement l'effet d'une équipe qui joue sa survie.

Surtout que quelques minutes plus tard (23e), un autre authentique Chanvannais, Eric Chautems, profitait d'une offrande de Tille pour doubler la mise dans le but vide. Là encore, pas nécessairement mérité, mais certainement appréciable, 2-0 c'est bien, un petit coussin pour pallier à une quelconque déficience.

Qui justement, arriva.

55e, penalty, réduction du score, et début des cogitations. Sebastien Bardet, superstar du FCC, l'un des meilleurs défenseurs centraux de l'histoire du club, blessé dimanche (fracture du pouce), l'expérience en bandoulière, rien ne l'inquiète réellement, il sait comment gérer les temps forts comme les moments ombragés, lui savait que le vent ne tournerait pas: "Depuis la touche, on était tranquilles. Sereins. Pas vraiment d'inquiétude. Ça avait l'air de bien se passer. Bon, Kim, lui, il commençait à s'exciter..."

Et on comprend.

Kim Castellino, quatre ans comme entraîneur de La Deux, savait que ce match serait son dernier à la tête de son équipe. Mais il ne l'avait pas dit aux joueurs.

Kim Castellino, clap de fin rime avec maintien

Alors forcément, il avait envie de bien finir. Pour éviter la culbute. Descendre d'une ligue en même temps que de son piédestal, non merci.

Et c'est Alex Perret -- encore un bon Chanvannais -- qui clôturait l'affaire. Alex Perret, il en a reçu des chasses, des hurlées, des sermonnées, des engueulades, des remises à l'ordre et des remontrances, de la part de son coach Kim Castellino. C'est pourtant lui qui vint à son secours, le 3-1 brillamment glissé entre les cannes du gardien (65e).

La Deux est donc sauvée.

Et le moment d'un bilan.

En début de saison, l'objectif n'était autre que le maintien. Objectif atteint donc, mais que serait-il advenu sans cette victoire rédemptrice, il y a 10 jours a Venoge? Ce match a assuré le maintien, pour peu qu'un championnat puisse se jouer sur un seul match. Autrement, La Deux a allié le moyen et le médiocre (0-5 à Ependes), pour quelques fulgurances notables (1-1 vs. Porto).

Quid des vieux?

L'ère de Kim Castellino est désormais révolue. Elle est derrière. Merci à l'homme. Son extrême exigence et son leadership autoritaire auront fait de La Deux une sûreté de la région. Sans lui, l'équipe évoluerait-elle en 3e ligue? Sans lui, certains auraient-ils autant progressé? Peu, si ce n'est aucun joueur n'a quitté le club en remettant en cause ses méthodes. Qu'il faut apprécier au gré des résultats, deux places sur le podium (saison 2011-12, 2012-13), une promotion (2013-14) et un maintien (2014-15)

Encore une fois, merci.

Et place à l'avenir.

Qui se déclinera avec Mikael Duperret.

Mais quid des vieux anciens? Sebastien Bardet, Nicolas Glauser, Mathieu Jaquemet, Manuele Panasci, plus de 130 ans à eux trois. S'ils quittent le navire, comment évolueront les jeunes? Libérés de tout? Ou privé de voies à suivre?

Réponse en 2015-2016.

Pour lutter contre le maintien.

Voire plus si entente. Ou si Mikael Duperret le veut.


Dernier Hasta Siempre de la saison.  Le dernier de Kim Castellino

A Champvent, quand on fait un truc de bien (se sauver, par exemple), on boit dans une godasse.  Cool, non?



Comble du comble: c'est Alex Perret qui fait le Gatorade Bath...

2 juin 2015

On est sauvé (partie 1/2)

C'est fait. Nous y sommes enfin, mathématiquement sauvés d'une relégation qui, soyons honnêtes, nous tendait carrément les bras. Les clubs voisins, nos pires contradicteurs et nos meilleurs ennemis -- de bonne guerre --, nous avaient déjà condamnés.

Le mieux dans tout ça, jouissance autoproclamée, onanisme total, joie frivole, c'est que nous y sommes parvenus sans l'aide de quiconque. Sans avoir à regarder le Totomat, encore moins à s'accrocher aux performances d'autrui. Nous y sommes parvenus à force de travail, la volonté intacte, le pouvoir hédoniste de refuser de s'insérer dans la catégorie des "losers". Oui, la relégation renvoie aux abysses sportifs, ceux que tout compétiteur abhorre et rechigne à avouer: l'échec. Une honte interne. Celle qu'on se rappelle toute sa vie. Être relégué sonne comme le tocsin des trames inavouables.

La Une a refusé de s'insérer dans la catégorie des "losers"

Au mitan du mois de novembre, pourtant, nous n'avions que 9 (petits) points. Neuf. Soit rien du tout, un océan de néant dans un sport où seuls les points comptent, ou chaque goutte (match nul) devient gouille (victoire), qui se transforme alors en bouée de sauvetage d'avant naufrage.

Et puis vint le mois de mars, et la confrontation décisive face à Bottens. Victoire 2-1, et le début d'une accumulation de satisfactions: dynamique, entrain, croyance et espoir. Autant de positivité qui fuyait tout au long du premier tout. Résultat provisoire avant la dernière journée: 22 points au second tour.

Mais alors, qu'est-ce qui a bien pu donner le tour, pour le FCC?

Christian Mischler était modeste: "moi j'y suis pour pas grand-chose, ce sont les joueurs qui courent sur le terrain. Ceux qui ne viennent pas aux entraînements ont intérêt à assumer lorsqu'ils jouent, voilà tout". Donc responsabiliser ses joueurs.

Les joueurs justement, quelques-uns ont été géniaux, la fabuleuse évolution de remplaçant à titulaire indiscutable, la face tutélaire du sport collectif.

Mais alors, qu'est-ce qui a bien pu donner le tour, pour le FCC?

D’abord, Matteo Berti. Remplaçant jusqu'au match de Malley (4e ronde), il a su attendre son heure. Depuis ladite victoire, il n'a plus rien donné, ni à ses adversaires directs, ni à quiconque de l'effectif l'honneur de ne serait-ce qu'oser lui concurrencer sa place. Matteo a été grand, muraille, forteresse; il est encore jeune mais a déjà beaucoup grandi au FCC, et continuera de le faire, surtout en restant discipliné et acharné aux entraînements.

Ensuite, Brice Balla-Zambo. Lui fut confiné au banc des semaines durant, pas la moindre minute de jeu ou presque, avant de profiter des blessures et absences. On appelle cela être opportuniste. Depuis la défaite (cruelle) à Benfica le 26 avril dernier, il est métronome, dirigeant, patron, Tchou-Tchou marche sur l'eau en même temps que l'équipe marche vers l'avant. Le bougre se met même à enfiler les buts à l'entraînement...

Et puis, of course, La Une a pu compter sur ses tauliers: Simon Schmidli, Steven Bonzon, Olivier Glauser et l'inusable Roi Bencivenga; autant de méritants au titre de "Player Of The Year". Non seulement des joueurs beaux; mais des hommes meneurs, tireurs d'épave, déplaceur d'impossible. La colonne vertébrale et cérébrale d'une équipe qui refusait le déclin.

Matteo Berti, Brice Balla-Zambo.  Et puis les tauliers.

Enfin voire surtout, le collectif a pris du service. Dimanche dernier face à Bursins, Champvent jouait sans trois joueurs qui avaient inscrit 35 des 48 buts de l'équipe (73%). Le Roi Bencivenga (23 pions) était suspendu, idem pour le Centaure Galati (6 buts) tandis que Clement (6 buts) était blessé. Au coup d'envoi, seuls Fressineau, Virgolin, Laribi et Schmidli avaient marqué un but de toute la saison, soit quatre buts cumulés au coup d'envoi... C'est bien dans les grands chantiers que l'on trouve les meilleurs maçons, et Alex Tille -- un triplé la veille pour La Deux! -- ouvrait le score (11e), avant que Fouad Rameche -- qui revenait quasiment de deux ans de blessure -- ne clôture toutes les alternatives (77e): le match pour commencer, avant de ponctionner le billet pour une nouvelle saison de 2e ligue la saison prochaine. Un jeune espoir qui ouvre le score; une légende qui clôt les débats, ou la saison du club retranscrite par deux buts et deux personnalités. Les uns ont ainsi compensé les absences des autres.

Ce sont aussi dans les grands chantiers que l'on reconnaît les grandes camaraderies. Depuis quelques saisons, le FCC avait eu coutume de réussir tout, tout le temps et sur tous les fronts: Finales de Promotion en 2e Inter deux ans de suite (2012 et 2013); promotion de La Deux en 3e ligue; vainqueur de la Coupe vaudoise en 2010. Donc cette habitude de la gagne, addiction suprême, toujours voir le haut, de gaieté de cœur, l'allégresse de marcher sur l'eau.

Jouer contre la relégation, après tant de succès passés, amène d'autres vertus.

Mais ce fut avant les déboires de cette saison. Corollaire: par la force des choses on apprend d'autres vertus, celles du sacrifice, de la camaraderie, de l'osmose et du don de soi. Celle de savoir lutter. De s'arracher. De se faire mal. De cravacher. De se battre. Donc de tordre le cou aux satanés a priori.

Un cri de victoire qu'on n'attend pas vaut toutes les victoires du monde. A Aigle, nous étions condamnés à la punition. Et puis la victoire vint, un Hasta Siempre ravageur. Comme à la Pontaise sous d'autres temps.

La célébration prend alors une toute autre tournure. Ce n'est plus une joie logique, mais un soulagement. On étreint son pote, le cœur chaud, l'embrassant sincère, ce n'est plus le "ouf, pourquoi ne s'est-on pas mis à l'abri plus vite?" des équipes habituées au haut. Ça devient un "nom de Dieu qu'elle est belle celle-là" des équipes qui laissent tout sur la pelouse. On sent une chaleur qui fait trait d'union, on embrasse son pote, on le bécote sur un crâne transpirant, on savoure une rimolette le sourire qui déborde; qu'est-ce que c'est bon, qu'est-ce que c'est jouissif. Les joies du sport collectif.

Relégable... Étions-nous à notre place? Peut-être. En attendant, nous n'y sommes plus du tout. Mieux, on peut passer devant nos rivaux d'Orbe, pour peu qu'on gagne à Assens.

Ce texte s'intitule "On est sauvé (partie 1/2)".

La seconde partie viendra la semaine prochaine, lorsque La Deux aura assuré son maintien à son tour.

HASTA SIEMPRE. Vive le FC Champvent.


Fouad Rameche, de retour après deux ans de blessure.  2-0 pour Champvent

Brice Balla-Zambo a su attendre son heure.