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18 août 2015

Un point. Point.

C'est la reprise.

Et avec elle, les premiers enseignements.

Mathématique déjà: oui, le FC Champvent a fait son petit point, c'est bien mais attention ce n’est pas top, c'aurait dû être mieux, les ouailles de Christian Mischler ont survolé une deuxième mi-temps où l’adversaire portugais n'a existé que par un but (62e) et un penalty arrêté par Olivier Glauser (64e) – en le détournant, Yéyé en a clairement fait le tournant du match.

Car à 0-2, oui, Benfica aurait bétonné, se serait cantonné dans son camp, avec cette expérience qui fait qu'on sait gagner du temps, user de tout, grignoter des secondes à gauche à droite, par les subterfuges qui font la mauvaise réputation de notre sport, mais sa beauté aussi, savoir bluffer son monde c’est excitant, en rajouter quand le temps est long et qu’on mène au score, faire court quand le temps l’est aussi; rester parterre au moindre contact ça fait partie du jeu, nous en aurions fait de même, croyez-nous.

Champvent a su réagir, en montant en puissance au cours du match, comme il devrait le faire tout au long de la saison.

Mais ouf, soupir, soulagement, Champvent a su réagir, en montant en puissance au cours du match, comme il devrait le faire, logiquement, tout au long de la saison.

Ensuite, il est arrivé ce qu’il devait arriver: le Roi a égalisé (1-1, 69e). Et puis Champvent a passé son temps à pousser, à toquer à la porte du but portugais, à se heurter aux vents contraires, une frappe déviée, un centre contré, une frappe molle qui longe la ligne de but, une moque qui part en touche, une pointe qui traîne pour dévier un ballon en corner, un coup-franc gâché car mal négocié, un seul-à-seul égaré, une passement de jambe raté, le club du Battoir aurait ainsi dû prendre l'avantage à moult reprises, mais le portier adverse - Man of the Match - avait mis le veto, un peu à la manière de Beto, même alors qu’il s’appelait Joao (désolé pour la rime pourrie).

Autre constat précoce: si le FC Champvent a subi un lifting depuis la saison passée, on peut d’ores et déjà le qualifier de réussi. La plupart de ses recrues sont titulaires (Jason Brunet, Adrian Falcon, Jean-Luc Besson, Mehdi Zaidi), des joueurs précis et précieux, qui feront du FC un club qui ne luttera pas contre la relégation cette année, oui, nous osons l'affirmer ici.

Cette saison pourrait être grande, par les succès bien sûr, mais par les regrets aussi

Mais le papier c'est beau, ça dicte les grandes lignes d'une saison qui peut être grande, par les succès bien sûr, mais par les regrets aussi. Car au moment du coup de sifflet final, ce sont bien les chanvannais qui se regardaient les pompes, la tête dans le sac, les regrets qui pointent et que languissent déjà, ah si j’avais fait ci, tenté ça, osé ci ou prétendu à ça, on aurait gagné, Paris serait en bouteille; autant d’atermoiements putrides, pendant que les adversaires portugais souriaient au bon point pris, trois points c'aurait été le total embonpoint.

Un match, c'est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions, encore moins une ligne directrice d'une saison qui s'annonce passionnante. Seule certitude: si le FC veut militer par le haut, il doit impérativement se montrer plus agile devant le but « ils ont raté des montagnes devant » a même dit Ricardo Rocha sur footvaud.ch. C’est dire. Dans le jeu, le potentiel du FCC est évident. Encore faudra-t-il le retranscrire au panneau d'affichage.

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Champvent-Benfica 1-1 (0-0)

Buts: 62e Cabacas 0-1; 69e Bencivenga 1-1.

Notes: Le Battoir... 100 spectateurs... Fermeture de la buvette: 02:20... Présence de l'adversaire à la buvette: très bonne, merci (nous reviendrons sur ce point très vite)...  Résumé complet sur footvaud.ch, c'est ici...  Premières apparitions officielles sous le chandail du FCC pour Axel Poncet, Mehdi Zaidi, Adrian Falcon et Jean-Luc Besson, une belle brochette de talents... Beaucoup d'avertissements pour nous, dans un arbitrage que nous qualifierons de moyen (mais il n'a pas du tout influencé le résultat final, mais les cartons inutiles c'est nul)...  Match live-tweeté, comme toujours... Ah, il faisait très froid, très très froid... Champvent sans Matteo Berti (vacances)...  Menu de la buvette Chez Colette: sandwiches, gâteaux, pâtisseries... Le FC aura bientôt des nouveaux jeux de maillots, restez connectés pour en savoir plus... David Lemos nous a fait un tweet, et à chaque fois c'est comme la première, on jubile, parce que lui c'est un peu notre idole... Niveau calendrier, cela fait bientôt 10 ans que nous sommes en 2e ligue, pas mal non?... L'année dernière contre Benfica: 2-2 chez nous, 2-3 chez eux... Prochain match: samedi prochain (20:00) contre Bavois II... Ensuite c'est la Coupe à Rances (25.08)...



16 sept. 2014

La connexion italienne

Champvent-Benfica.

78e minute.

Le FC Champvent est mené 1-2.

Olivier Glauser capte un corner portugais, et décide de relancer à la main. Il balance le cuir côté droite, le long de la ligne de touche, à 35 mètres de son propre but, donc à 65 mètres du but de Benfica.

Marco Galati s'empare du ballon.

Et le spectacle italien se met alors en marche.

Et le spectacle italien se met alors en marche.

Marco Galati, 190 centimètres de bonheur, a une technique proportionnelle à sa taille; si les grands hommes sont habituellement gauches, peu mobiles et déglingués, Galati en est l'antithèse.

À 65 mètres de son but, il maîtrise d'abord le ballon, mais très vite voit deux adversaires lui chercher des noises. Galati est un monstre, une forteresse imprenable, il résiste à ses sbires, balance le premier, rejette le second, grandes enjambées, foulées magnifiques, un long déhanchement qui met à mal ces Portugais si rapides, avec sa taille géante l'italien devrait céder du terrain mais au contraire il l'augmente, pousse sa balle à chaque foulée – quelle technique –, résiste encore, bouscule un défenseur central venu en renfort. L'attaquant est alors à 40 mètres du but adverse, son pas s'accélère davantage, physiquement on joue bientôt la 80e mais lui se bonifie au gré des minutes qui s'égrènent, la défaite qui pointe gentiment, mais Marco Galati déteste perdre, il pousse donc encore sa balle, la défense aux trousses, on lui met les mains sur les épaules pour le ralentir, des bâtons dans les roues pour le déséquilibrer, mais il résiste toujours, le voilà à 25 mètres du but, toujours collé à la ligne de touche, le ballon collé au pied, les adversaires collés aux basques, et la fatigue d'un long sprint venant, il décide de centrer.

Il est collé à la ligne de touche, le ballon collé au pied, les adversaires collés aux basques

Un centre, dans le football, peut prendre deux tournures. Soit on assure, on limite le risque au minimum, on met un ballon en chandelle, dans le paquet, et démerdez-vous. Ou alors on prend des risques, on botte le cuir avec à-propos, cou-de-pied, on met la puissance, quitte à envoyer la prune en tribune, mais l'objectif est altruiste, on veut offrir un caviar à son collègue, non pas une pourriture.

Et Galati, il fait les choses bien.

Un centre enroulé, millimétré, ras de terre et parfaitement fuyant entre le portier et les 16 mètres. Galati s’est débarrassé du ballon, Benfica Lausanne peut respirer, mais le grand problème est que désormais, l'étalon italien a transmis le ballon à son compère magnifique, qui n'est autre que le Roi Bencivenga.

Et là, danger garanti.

Pour l’adversaire, catastrophe annoncée.

Pour Champvent, bonheur assuré.

D’autant que l'homme aux 271 buts sous le chandail chanvannais avait tout vu venir.

Et là, plus personne ne peut rien faire.

Le but va arriver.

Tout le monde le sait.

Seule question, comment va-t-il s'y prendre?

Il a suivi, bien discrètement, bien calé entre les lignes, à distance équivalente des défenseurs, histoire de semer la zizanie.

Auparavant et avant la prise de balle, Albino Bencivenga avait déjà tout compris de l'entreprise de son compatriote. Alors il a suivi, bien discrètement, bien calé entre les lignes, à distance équivalente des défenseurs, histoire de semer la zizanie. Il a épié Galati à s'émerveiller le long de la touche.

Et au moment du centre, le Roi s'active.

Le ballon est légèrement long, Albigol donne ce coup de rein magique, celui qui fait toute la différence. Le contrôle est parfait, la jambe en extension qui prolonge le ballon, toujours dans le sens de la course, voilà le buteur légèrement excentré sur la gauche, à 15 mètres du but portugais, le ballon parfaitement installé face à lui.

Il est sur son "mauvais pied".

"ton pied gauche, tu ne l'utilises que pour monter dans le bus?"

Un mauvais pied, dans le football, peut prendre deux tournures. Soit on ferme les yeux, on serre les dents, si ça part tant mieux autrement tant pis, on essaie un extérieur du pied droit, quitte à entendre, le lendemain à l’entraînement, "ton pied gauche, tu ne l'utilises que pour monter dans le bus?". Ou alors on à ça dans le sang, bon pied mauvais pied, bon gré mal gré, avec ou sans élan, peu importe, on sait tout faire, c’est inscrit dans les gènes, on a le talent et l'entreprise, on s'est entraîné et on assume, on cherche un coin et on envoie.

Et Bencivenga, il fait les choses bien.

Une frappe organique, méticuleuse, magique, superbe.  La magie. Le coup de fusil. La mine. Direction lunette, côté gardien. Le Roi a bien un "mauvais pied" – le gauche – mais un mauvais pied qui fait rougir de honte le bon pied des cabochards, soit la majorité des joueurs de 2e ligue, ceux qui ne savent pas frapper.

La balle se mue alors en parabole, découpe l'air d'un son aigu, ffffffffffffuit, le filet qui tremble de tout son long.

Goal.

Merci.

Albino remercie l'arbitre.  A moins que ça ne soit l'inverse.

9 oct. 2013

Champvent a donc vaincu Benfica et Corcelles

Bis repetita.

Pour le second weekend consécutif, les équipes d’actifs du FCC prennent la totalité de la mise.  Deux matchs six points, 10 buts marqués, trois encaissés.  Merci m'sieur dames, le FC Champvent surfe sur la vague des succès, c’est encore plus beau de l’écrire quand les occasions deviennent plus disparates.

Première confirmation: La Deux est bien invincible. Six matches, dix-huit points. 100% de réussite. Sept points d’avance sur le premier non-finaliste (Sainte-Croix), quelques jokers à griller ultérieurement donc, un départ canon, idéal, peut-être même canonique tant cette équipe semble dessinée à la gagne.  Vendre la peau de l’ours serait évidemment une faute de mauvais goût, un vice qui n’est pas vraiment ancré dans les gênes exigeantes de Kim Castellino, mais La Deux possède un bagage hautement qualifié, largement capable de tenir la distance; cette équipe a trop de talent, trop d’expérience, trop d’individualités, trop d’orgueil pour baisser pied, surtout dans une spirale si parfaite.

Corcelles en victime

Samedi dernier, Corcelles-Payerne arrivait pourtant en position d’outsider. Le mors aux dents et l’envie absolue d’embourber la machine chanvannaise, surtout après avoir épinglé Suchy (2-1), Montcherand (3-2) et tenu la dragée haute à Grandson (2-3).  Mais seulement voilà, Champvent était trop fort. Beaucoup trop fort.  Les pauvres Broyards, non seulement ils n’arrivaient pas à se dépêtrer de leur propre camp, mais à peine avaient-ils réussi à sortir de leurs propres 16 mètres (!) qu’ils encaissent déjà la première banderille, sur pénalty (6e), par un Michaël Daburon souverain dans l’art de l’exercice à onze mètres (3 sur 3 cette saison déjà).

Le rouleau compresseur

Ensuite, ce fut une déferlante.  Manuele Panasci, superbe. Manu Virgolin, facile. Yann Rufener, incisif. Esteban Glauser, souverain. "S’ils égalisent sur leur première occasion, peut-être que le match peut changer. Mais je pense que nous étions effectivement meilleurs." Manuele Panasci, modeste. Champvent, dominateur. Champvent, leader. De la tête et des épaules.  Et vendredi prochain, voilà que La Deux peut creuser un écart gigantesque et prendre ses aises avec l'une des places de finaliste, puisque les joueurs s’en iront à Sainte-Croix (19:30), justement.  Pour une nouvelle démonstration de force?

Quatre matchs sans défaite pour La Une

Et voilà que La Une se met même à copier son alter ego. Evidemment, il n’y a rien d’un rouleau compresseur du côté de la formation de Christian Mischler et Florian Simonin, mais les statistiques sont néanmoins parlantes: quatre matches consécutifs sans défaite. Ce n’est pas encore la panacée, bien sûr, mais c’est un bon pas dans la bonne direction, celle qui indique la première partie du tableau.

Offensivement, ça carbure enfin, puisque le Roi y est allé de son hat-trick face à Benfica, chapeau bas, un triplé qui retranscrit à merveille les 13 buts inscrits au cours de cette période faste des quatre matchs sans défaite (3.25 par match).

Seul hic: La Une en encaisse une pléthore, de buts, largement au-delà de sa moyenne des années précédentes, 10 sur les quatre derniers matchs, 18 depuis le début de la saison, soit une moyenne catastrophique de 2.25 par partie.

Il n’empêche: si la première équipe du club s’impose à Concordia dimanche prochain (15:00), elle pourrait s’imbriquer cahin-caha dans la première partie du tableau, ce qui constituerait un exploit au vu de son début de championnat catastrophique…

Sur la victoire face à Benfica, tout a déjà été dit, écrit, vu et raconté par les différents médias.

Le résumé du match Champvent-Benfica est à découvrir sur footvaud.

Ainsi qu’en images, via footmag.







Allez, Champvent, tes supporters sont là!

Rafael De Matos à l'interview, sur footmag