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10 juin 2015

On est sauvé (partie 2/2)

La semaine passée, La Une a assuré son maintien.

Dimanche dernier, c'était au tour de La Deux de se sauver.

Pour ce faire, tous les scénarios étaient possibles. Une défaite ou un nul contre Grandson, et voilà qu'on serait pendu à son téléphone, l'œil rivé sur le site de l'ACVF, l'oreille collée au combiné, la voix connectée avec un émissaire envoyé sur place, le doigt qui glisse sur le smartphone, les jambes qui démangent, le cerveau qui bouillonne, les méninges qui crépitent, ça tape du pied -- on serait dès lors tributaire des résultats de Valmont et d'Ependes.

Faire confiance aux autres, c'est bien. Mais il existait aussi la version dite simple: gagner, et se sauver par soi-même, sans ne rien devoir à personne. S'économiser de la batterie du smartphone, des crédits de données sur sa facture Salt salée. Mais "simple" est un bien grand mot. Simple ne veut pas forcément dire facile, si c'était aussi simple ça se saurait.

Grandson domine. Chose stérile.

Alors La Deux a fait les choses, simplement mais sûrement, mais c'est bien Grandson qui possédait le ballon et faisait tourner, comme c'est souvent le cas face au FC Grandson, équipe joueuse par excellence. "On est mal entrés dans le match. On était crispés, on ne savait pas quelle équipe de Grandson on aurait en face.. On avait entendu dire que plusieurs gars manqueraient, pour aller aider leur première équipe. Du coup, ça cogite, on pense aux autres avant de penser à nous-mêmes" Et à Champvent d'écarter quelques banderilles bocanes (5e, 11e). Le portier Oberhansli était tendu, hurlait sur sa défense, fustigeait les quelques hésitations de siens. Lui qui fut l'un des meilleurs chanvannais de la saison -- peut-être même le meilleur? -- sentait le vent venir, chaque incursion adverse suintait le soufre.

Les indigènes au taquet.

Mais Yann Rufener, un Chanvannais pure souche, avait d'autres idées. L'homme fluet mais cabochard mystifiait un défenseur a l'orée des 16 mètres, et ouvrait le score d'un extérieur du pied droit, puissamment adroit. 1-0 pour La Deux (18e), pas nécessairement mérité, mais probablement l'effet d'une équipe qui joue sa survie.

Surtout que quelques minutes plus tard (23e), un autre authentique Chanvannais, Eric Chautems, profitait d'une offrande de Tille pour doubler la mise dans le but vide. Là encore, pas nécessairement mérité, mais certainement appréciable, 2-0 c'est bien, un petit coussin pour pallier à une quelconque déficience.

Qui justement, arriva.

55e, penalty, réduction du score, et début des cogitations. Sebastien Bardet, superstar du FCC, l'un des meilleurs défenseurs centraux de l'histoire du club, blessé dimanche (fracture du pouce), l'expérience en bandoulière, rien ne l'inquiète réellement, il sait comment gérer les temps forts comme les moments ombragés, lui savait que le vent ne tournerait pas: "Depuis la touche, on était tranquilles. Sereins. Pas vraiment d'inquiétude. Ça avait l'air de bien se passer. Bon, Kim, lui, il commençait à s'exciter..."

Et on comprend.

Kim Castellino, quatre ans comme entraîneur de La Deux, savait que ce match serait son dernier à la tête de son équipe. Mais il ne l'avait pas dit aux joueurs.

Kim Castellino, clap de fin rime avec maintien

Alors forcément, il avait envie de bien finir. Pour éviter la culbute. Descendre d'une ligue en même temps que de son piédestal, non merci.

Et c'est Alex Perret -- encore un bon Chanvannais -- qui clôturait l'affaire. Alex Perret, il en a reçu des chasses, des hurlées, des sermonnées, des engueulades, des remises à l'ordre et des remontrances, de la part de son coach Kim Castellino. C'est pourtant lui qui vint à son secours, le 3-1 brillamment glissé entre les cannes du gardien (65e).

La Deux est donc sauvée.

Et le moment d'un bilan.

En début de saison, l'objectif n'était autre que le maintien. Objectif atteint donc, mais que serait-il advenu sans cette victoire rédemptrice, il y a 10 jours a Venoge? Ce match a assuré le maintien, pour peu qu'un championnat puisse se jouer sur un seul match. Autrement, La Deux a allié le moyen et le médiocre (0-5 à Ependes), pour quelques fulgurances notables (1-1 vs. Porto).

Quid des vieux?

L'ère de Kim Castellino est désormais révolue. Elle est derrière. Merci à l'homme. Son extrême exigence et son leadership autoritaire auront fait de La Deux une sûreté de la région. Sans lui, l'équipe évoluerait-elle en 3e ligue? Sans lui, certains auraient-ils autant progressé? Peu, si ce n'est aucun joueur n'a quitté le club en remettant en cause ses méthodes. Qu'il faut apprécier au gré des résultats, deux places sur le podium (saison 2011-12, 2012-13), une promotion (2013-14) et un maintien (2014-15)

Encore une fois, merci.

Et place à l'avenir.

Qui se déclinera avec Mikael Duperret.

Mais quid des vieux anciens? Sebastien Bardet, Nicolas Glauser, Mathieu Jaquemet, Manuele Panasci, plus de 130 ans à eux trois. S'ils quittent le navire, comment évolueront les jeunes? Libérés de tout? Ou privé de voies à suivre?

Réponse en 2015-2016.

Pour lutter contre le maintien.

Voire plus si entente. Ou si Mikael Duperret le veut.


Dernier Hasta Siempre de la saison.  Le dernier de Kim Castellino

A Champvent, quand on fait un truc de bien (se sauver, par exemple), on boit dans une godasse.  Cool, non?



Comble du comble: c'est Alex Perret qui fait le Gatorade Bath...

10 sept. 2012

Un weekend à six points pour le FC Champvent

C'est l'histoire d'un weekend à six points.

C'est l'histoire de Kim Castellino et d'Albino Bencivenga, deux formidables buteurs qui inscrivent, l'un après l'autre, à quelques heures d'intervalle, des triplés efficaces, porteurs de trois points.

C'est l'histoire de Champvent II qui survit, samedi soir, aux assauts de Savigny-Forel, une vraie machine à enfiler les buts - 104 rien que la saison dernière.

C'est l'histoire de Champvent I qui s'impose, dimanche après-midi, sur le terrain d'Assens, une forteresse coriace, sa dernière defaite remontant à jadis, au 30 Octobre 2011 pour la précision.

Deux matchs, deux scenarii

Du match face à Savigny, d'abord. Il paraît que c'était de la 4e ligue. Mais samedi soir, le rythme et le niveau étaient à d'autres encolures de l'avant-dernier échelon vaudois; les actions se sont succédées, les revirements aussi, le beau jeu, surtout. Bon gré mal gré, Champvent a survécu aux assauts répétés d'une superbe équipe de Savigny pour atteindre la pause avec un seul et unique but d'handicap, malgré une soumission constante. Comme s'il suffisait de laisser passer l'orage. Jusqu'à ce que Kim Castellino y mette du sien. Et puis, 3-1, score final. Merci m'sieur dames.

Le lendemain, rebelotte. Et en 2e ligue cette fois-ci. A court de compétition, le FC Champvent a paru lourd sur pattes, à la recherche d'un élan quelconque, surtout après trois semaines sans championnat, soit une éternité, dans le monde du foot. Las, ce souffle n'est jamais venu, la deuxième vitesse encore moins. Mais à la fin, l'adage est bien connu, gagner sans être bon c'est toujours bon à prendre; on se plaindra le jour où on perdra en étant bon. Et gagner sans briller, c'est autrement plus facile lorsqu'en ses rangs se pavane un certain Albino Bencivenga: deux buts du gauche, un autre de la tête, marquer du pied droit - celui qu'on dit être son bon pied - après tout, c'est presque trop facile pour le Roi, même si sa frappe du pied droit avait bel et bien franchi la ligne juste avant le 1-2 de Sacha Clément.

Revivre les matchs, c'est possible.

Voilà donc la belle histoire. Pour les archives et pour les mémoires, elle sera celle d'un weekend à six points, avec deux triplés, chapeau bas messieurs.

L'histoire du weekend, aussi, vous est continuellement narée sur le célèbre réseau social Twitter.  Twitter, tout le monde en a entendu parler, mais personne n'y est inscrit.

Et Twitter, c'est bien joli, c'est bien beau, mais ça ne doit pas être synonyme d'excuse, celle de se cloîtrer chez soi, de jubiler, à distance, devant le génie de nos buteurs. Un coup du chapeau, ça se vit en live, sur place, au Terrain du Battoir ou ailleurs, une bibine à la pogne, l'oeil rivé sur les exploits des uns et des autres, surtout ceux de Kim Castellino et d'Albino Bencivenga.

Ce weekend, l'histoire du FC Champvent version 1.0 et 2.0 a été relatée en direct, via votre dévoué compte Twitter.  Morceaux choisis:

 Savigny, c'est fort. Et on s'y attendait. Samedi soir à 19:06, ça c'est confirmé:

Ensuite, les avertissements, toujours pour les mêmes:

Le tournant du match.  Parce qu'à 0-2, c'aurait été une autre paire de manches:

Et pendant ce temps-là, Bod payait une tournée:

Et Kim égalisa. Le début du règne Castellinien:

Anthony Vial distille encore quelques caviars:

Et pendant ce temps-là, Andrea Pedrazzini sauve les meubles:

Et le coup du chapeau pour Kim, le jour de son anniversaire. D'ailleurs, trois membres du FC Champvent sont nés le 8 septembre.  Mais neuf mois avant septembre, c'est bien le Nouvel-An, non?  Sans alcool, la fête est-elle vraiment plus folle?

Le lendemain à Assens, ça se confirme, c'est toujours les mêmes qui écopent:

Et le Roi qui se met en marche:

A la fin, c'est quand même 1-2 pour Champvent, juste avant la mi-temps:

L'expulsion la plus intelligente du monde de tout les temps de l'histoire du football romand. Deux cartons jaunes pour deux insultes futiles:

Et de deux pour Albigol:

Peut-être le highlight du match, pour un Christophe Berthaux qui revient en grande forme:

Du côté des people, il y'avait Anthony Favre:

Et puis le Roi corse l'addition:

Ce qui ravit l'un de nos suiveurs, sur Twitter:

Sur cartonrouge aussi, on a eu droit a un petit résumé de Julien Mouquin.  C'est à lire ici.

Sur Footmag également, quelques notes, dont les propos au patron Jean-Daniel Tharin.  Ca, c'est ici.

Deux matchs six points, c'est bien.

11 juil. 2012

Kim Castellino côté cour et côté jardin

Ceux qui connaissent Kim Castellino le savent mieux qui quiconque: engoncé dans ses atours d’entraîneur, l’homme est exigeant.  Intransigeant même, tant il aime à limiter la rigolade à son minimum vital.  Il apprécie l’ordre, la rigueur, la discipline, surtout lorsque ses ouilles obtempèrent docilement. "Quand Kim parle, t’as meilleur temps de fermer ta gueule et d’écouter sagement" dira un joueur souhaitant conserver les règles d’usage, soit l’anonymat.

Hors du terrain, l’homme est paradoxalement un boute-en-train patenté.  La tchatche, il connaît.  Les vannes, il adore.  Prolixe et de bonne compagnie, il l’est.  Dans son monde à lui, l’ennui n’a pas sa place. "Oui, Kim était là. Donc oui, on est rentré tard..." dira ce même joueur justifiant non plus son anonymat, mais sa vie de couple chancelante.

Kim Castellino, c’est cette dualité.  Un homme décisionnel. A la fois draconien et pointilleux; rigolard et passionné.  Retour sur le parcours d’un type formidablement atypique.

La formation yverdonnoise pour commencer

D’abord, les débuts.  Jadis, Team-Vaud n’existait guère. Pour travailler ses gammes, Kim Castellino opte pour la voie unique, le seul réseau offert aux talents d’antan, nous parlons ici d’Yverdon-Sport. "J’y ’ai fait toutes mes classes de juniors, avant de terminer avec Christian Mischler aux Espoirs. A cette époque, je n’étais pas attaquant, mais j’évoluais en défense centrale.  Sous Claude Ryf, j’ai fait quelques brèves apparitions avec l’équipe première, en Ligue Nationale B, mais ça n’a pas duré. Pour moi, il fallait alors passer à autre chose."

Se pose alors ce choix draconien, celui qu’impose une introspection, une remise en question personnelle: comment rebondir, et où?  La réponse de Kim fuse, le plus simplement du monde: "Je suis tout bêtement parti dans le premier club qui m’a contacté. C’était le FC Grandson d’Alain Nicolet, qui évoluait alors en 3e ligue. Là-bas, on m’a immédiatement donné la chance de m’exprimer." Et tout s’enchaîne. Tout s’accélère.  A commencer par son rôle sur le terrain, lui qu’on remanie de la queue de défense à la pointe de l’attaque.

Le don du buteur inné

Les effets collatéraux sont immédiats. Une moisson de buts s’ensuit, ou la reconversion réussie d’un buteur finalement inné. "J’ai tout de suite eu de bonnes sensations avec ce repositionnement offensif, et j’ai commencé à marquer par mal de buts grâce au choix d’Alain Nicolet.  29 la première saison, 36 buts la seconde.  Marquer des buts, au jour d’aujourd’hui comme au début, c’est un véritable moment de bonheur. Aujourd’hui, je suis peut-être encore davantage émotif qu’auparavant. Marquer un but, c’est une sensation dont on ne se lasse absolument jamais."  Trois années durant, la vie bocane de Kim Castellino s’associe au rendement offensif.

A forcer de régularité, mais surtout d’efficacité, les sirènes s’enclenchent, les coups de téléphone se succèdent; il devient l’homme providentiel, celui qu’on s’arrache. La timbale revient au FC Valmont, alors pensionnaire en 2e ligue.  Kim Castellino enfile encore des buts à intervalles régulières. 27 avec Valmont, et une promotion en 2e ligue interrégionale. Qu’est-ce qui fomente le buteur aux yeux d’un finisseur comme Kim? "Pour moi, le meilleur attaquant est celui qui sait se faire oublier. Celui capable de surgir au bon moment pour mettre le ballon au fond. L’attaquant patient et efficace."

Pour briser la spirale, la blessure malheureuse

Et puis, le couac; l’instant redouté, inévitable, le seul empêcheur de tourner en rond: la blessure : "Je réalisais une belle saison de 2e ligue interrégionale à Valmont. J’étais en forme, je marquais des buts, tout allait bien. Et puis, le dernier match du premier tour, je me déchire les ligaments du genou. Pas facile à digérer, surtout à ce moment-là de ma vie de footballeur, à 23-24 ans."

Se pose alors ce choix toujours difficile: comment rebondir, et où? Là encore, Kim arpente la voie de la sagesse, dans la lignée de Confucius qui disait notre plus grande gloire n’est pas de tomber, mais de savoir nous relever.  Kimbo reprend alors du service à Champvent, sous l’égide de Manu Bergantinos.  Fraîchement promu en 3e ligue, le club l’accueil à bras ouverts, la langue presque pendante, l’incroyable opportunité d’avoir en ses rangs une telle gâchette.  Et sa réputation se justifie immédiatement. L’homme transforme des miettes en caviar, exploite chaque ballon avec une réussite diabolique, inscrit des buts avec la tête là où certains ne mettent pas le pied. 30 buts encore, et puis s’en va.  Au suivant.

Deux apparitions en Challenge League

A Bavois d’abord (nouvelle promotion de 2e ligue en 2e ligue interrégionale), puis à Baulmes où il s’exhibe tantôt en 2e ligue, tantôt en Challenge League, sous l’œil attendri de Bertine Barberis. "Avec Barberis, j’ai redécouvert les vertus du travail, de la discipline; mais aussi et avant tout, de l’hygiène de vie. J’ai fait deux matchs en Challenge League [Bellinzone, La Chaux-de-Fonds, ndlr] et vécu une belle aventure. Cette expérience m’a beaucoup apporté, notamment aujourd’hui en tant qu’entraîneur." relate-t-il.

Les prémices du poste d’entraîneur le titillent, déjà. Et après une ultime épopée à Champvent en 2e ligue, le voilà muté, presque naturellement, à la tête de la seconde équipe du club.

"Pour moi, la transition de joueur à entraîneur n’est qu’une continuité. Ca répond à un vrai besoin, un intérêt personnel. J’aimerais transmettre à des jeunes ce qu’on m’a appris. J’ai donc repris cette équipe du FC Champvent, même si elle était dans une situation plutôt délicate. Il a presque tout fallu reconstruire. Mais aujourd’hui, les résultats sont là, et mine de rien, on frise la promotion cette année." souligne Kim, comme pour rappeler qu’il s’est fait spécialiste dans l’art du rebondir.

Mais aussi: le tennis en sport-études

Kim Castellino fait également partie des athlètes polyvalents, capables de briller dans toutes les disciplines dont ils s’amourachent, ne serait-ce qu’un peu. Le tennis est son pêché-mignon, lui qui a pratiqué le sport depuis l’âge de quatre ans, pour finalement atteindre, à 18 ans, un niveau N4 national. "Je participais à un programme sport-étude très intensif, avec des entraînements journaliers de tennis. Chaque weekend, j’enchaînais tournois de tennis et matchs de foot. Les semaines étaient surchargées, je n’arrêtais pas.  Au bout d’un moment, j’ai saturé, et j’ai dû faire un choix, celui du foot."

Le coach de la deux n’est donc pas du genre à ses reposer sur ses lauriers, aussi confortables soient-ils. Son avenir immédiat se conjugue à celui du FC Champvent, avec l’ambition idoine qu’il sait imposer : "Nous avons trouvé une ossature extrêmement solide. Il nous manque peut-être quelques renforts pour trouver un meilleur équilibre encore. Maintenant, il faut qu’on apprenne à devenir des gagneurs, à savoir gérer les moments-clés des matchs. Je pense que [mon assistant] Florian Magnin est parfait dans ce rôle, il sait imposer cette grinta qu’il nous manque parfois. Florian c’est aussi mon confident, notre collaboration est fructueuse et j’en suis ravi."

Quand progrès passe par discipline

Une chose est sûre, la méthode Kim Castellino ne bougera pas d’une once, dictateur ou intransigeant qu’importe, il ne vendra jamais sa méthode sur l’autel du bien plaire. "J’ai entière confiance en mes jugements. Je sais pertinemment que pour progresser, il faut imposer une ligne claire aux joueurs, quitte à être très dur avec eux. D’ailleurs, la grande majorité de mon contingent l’accepte."

Décisionnel donc, le Kim Castellino. Mais aussi communicatif, partageur et généreux, lui qui n’oublie jamais d’encenser le club: "Le FC Champvent est une grande famille; personne ne peut se plaindre de jouer ici.  J’ai connu pas mal de clubs dans ma vie et je peux assurer que ce n’est pas partout pareil. Toutes les personnes qui œuvrent pour le club et qui le font vivre méritent une mention!"

Pour la troupe à Kim Castellino, la reprise de la saison 2012-2013 est fixée au lundi 16 juillet.  Depuis la mi-juin, le programme d’entraînement est fixé, les matchs amicaux planifiés.  Exigeant avec ses troupes, exigeant avec soi-même.

Cette saison encore, les objectifs à Kim Castellino seront revus à la hausse.  Tout comme les objectifs de son équipe. Et qu’importe que cela plaise aux joueurs ou non, car ils suivront le meneur d’homme qu’est Kim Castellino.

Kim Castellino, au fond, est un formidable meneur d'hommes

20 juin 2011

Briscards de La Région: Votez pour le FC Champvent

-> Albino, Jason et Kim sont nominés aux Briscards de La Région
-> Soutenez leurs candidatures en votant dès aujourd’hui

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Au royaume du sport collectif, les distinctions individuelles sont reines. Récompenser untel ou untel pour ses prestations glorieuses, spectaculaires, est devenu une tendance carrément altruiste, presque glamour.

Le journal La Région, parfait dans son rôle de média couvrant le football régional, propose d’élire les joueurs et les clubs qui ont marqué la saison écoulée d’une empreinte palpable. En cette année 2011 où la démocratie est reine, le public a gagné le droit de nommer ses élites, ceux qui ont magnifié le sport dans une grâce altière.

Cette saison encore, le FC Champvent n’est pas en reste. Albino Bencivenga (meilleur joueur), Jason Brunet (meilleur espoir) et Kim Castellino (meilleur entraîneur) sont tous les trois nominés pour une place d’honneur dans le gotha régional.

Le FC Champvent a besoin de vous, chers amis, pour propulser ses meilleurs représentants dans leurs classements respectifs. Votez ici.



13 déc. 2010

Le renouveau du FC Champvent II à un nom: Kim Castellino

Prenez un zeste d’autorité, ajoutez-y une dose de discipline et scindez le tout avec un soupçon de rigueur. Quid du mélange? Le portrait tout-craché de Kim Castellino, le coach du FC Champvent II: un physique à la Pierre-Luigi Collina, crâne glabre, intransigeance totale; un sens du devoir rigide et sibyllin, à la Louis Van Gaal.

Ceux qui côtoient l’homme en savent quelque chose: un mot de travers à la mi-temps, un geste déplacé à l’entraînement, c’est la sermonnée, la remise en place, propre en ordre. Plus perfectionniste, tu meurs. Plus autoritaire, difficile à trouver. Pourtant, Kim Castellino n’a rien d’un tyran, bien au contraire, l’homme est un amoureux du jeu, au sens propre. Hors du terrain, Kim Castellino, c’est bistro-bistro, la joyeuse plaisanterie et la boutade bien placée. Un homme intègre qui aime la vie et la bonne blague, surtout celle qui titille. Mais une fois les crampons chaussés, il se mue du côté ascétisé de la farce, Louis Van Gaal en puissance: «j’ai effectivement un côté dictatorial que j’assume complètement. C’est ma manière d’être, je suis quelqu’un de décisionnel, dans la vie comme au foot» avoue sereinement le coach de la deux.

Une gestion efficace, et payante

Dans les petites ligues et le football de talus, une approche à la dure peut parfois effrayer les sensibles, ceux qui ne font du foot qu’à la carte, par exemple. Pourtant, cette approche n’a apporté que de satisfactions du côté de Champvent II: «Quand j’ai repris cette équipe la saison dernière, je connaissais son potentiel et la qualité de ses joueurs. Je pense qu’il manquait simplement une prise de conscience collective; il fallait inculquer aux joueurs que jouer le haut du tableau ne devait pas être qu’une vision, mais un objectif» raconte encore Kim Castellino, volubile comme toujours, mais rarement autant que lorsqu’il s’agit de parler football.

Dans le monde de Kimbo, passer des paroles aux actes est un devoir à accomplir, une mission à assumer. « J’ai dit aux gars que je voulais terminer dans les six premiers à la fin du championnat. Ce n’était pas vraiment une option, mais plutôt une obligation... Pour l’instant, la directive est assumée. Mais Kim Castellino n’en est pas pour autant rassasié: Nous sommes actuellement troisièmes à trois points du leader, et j’ai encore beaucoup d’attentes quant au second tour. Ma satisfaction provient aussi du fait qu’après plusieurs années de purgatoire où cette équipe luttait contre la relégation, nous avons enfin su accrocher le bon wagon.»

Un seul renfort à la reprise

Ce FC Champvent II porte tout de même quelques ambivalences à assouvir, notamment l’équilibre entre son attaque et sa défense. Si sa défense est outrageusement efficace (12 buts encaissés seulement en 10 matchs), grâce à une colonne vertébrale stable et expérimentée, son attaque a encore quelques réglages à peaufiner. «Ma défense est effectivement irréprochable, elle est solide. Ma charnière Bardet, Daburon, Vial est garante de notre sérénité globale. Ils sont les dépositaires de notre jeu. Un jeu que j’estime agréable, nous ne balançons que très peu, notre jeu est posé» analyse-t-il encore.

Grandson les plus forts du groupe, mais...

Mais offensivement, il manque un tueur des surfaces, un gars qui réduit quand ça compte et qui libère une équipe. «Nous avons recruté un nouvel attaquant qui a déjà fait ses preuves au niveau supérieur, c’est le seul apport dont nous avons besoin» raconte le coach de la deux, avant de vanter les mérites de ses jeunes joueurs, dont il attend énormément. «Du haut de ses 17 ans et de son physique de spaghetti, Yann Rufener a su saisir sa chance quand elle lui a été tendue, depuis, il a toujours été titulaire. Il est représentatif des jeunes loups comme Manu Virgolin, ou Alex Da Costa, qui sont en constante progression et qui doivent s’imposer; je compte d’ailleurs beaucoup sur eux pour le second tour.»

Si le FC Grandson lui semble être la meilleure équipe du groupe, Kim Castellino revêt sa tunique d’homme décisionnaire quand on lui demande quelle équipe sera promue en fin de saison: «c’est nous!» Du Kim Castellino tout craché.

Kim Castellino, tout derrière, ou la bonne gestion des troupes