Notre sponsor

Affichage des articles dont le libellé est West Ham United. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est West Ham United. Afficher tous les articles

26 janv. 2012

West Ham United, de la fierté à l'anglaise

Le britannique moyen est un énergumène stupéfiant, réputé pour ses cups of tea, ses accointances au pudding et pour son humour so typically british. Les anglais se pavoisent dans l'anticonformisme total: rouler à gauche, volants à droite, du lard à déjeuner et du houblon pour souper. So british, mais si agréable en temps de crise identitaire.

Dans le monde du football, les supporters anglais ont, eux aussi, ce quelque chose de largement enviable, cette qualité pourtant élémentaire, tout sauf triviale; une denrée que leurs vis-à-vis européens n'auront jamais: nous parlons ici de respect.

Quelques trophées et c'est tout

West Ham United est un club anglais parmi tant d'autres, noyé dans la masse des équipes professionnelles de Londres. Quelques trophées ici (FA Cup en 1964, 1975, 1980), quelques légendes là (Bobby Moore, Sir Trevor Brooking). Un bilan peut-être frugal, mais apprécié dans une candeur glorieuse chez les Hammers, ou quand le bonheur se lit dans son plus simple appareil.

Samedi dernier, dans la mythique fondation d'Upton Park, l'heure était à la réception de Nottingham Forest, autre légende déchue du pays. West Ham représente l'image d'Epinal des clubs anglais: quartier obscur; supporters happés par la vie; le football comme seul exutoire à une existence rugueuse, le chômage, l'insécurité, la déchéance; une vie où l'on se saigne pour se rendre, même sporadiquement, à Upton Park.

West Ham two; Forest one

Les quelques exemples de l'atavisme à l'anglaise ne manquent pas. On applaudit l'adversaire lorsqu'il accomplit un geste beau, pour la beauté du geste. On réserve des standing ovations aux anciens joueurs du club, pour services rendus (en l'occurrence Marlon Harewood). Les voitures des dirigeants du club -- de modestes Bentley -- sont parquées devant le stade, accessibles à chaque visiteur pour une photo souvenir, comme s'il fallait se rapprocher d'une base fidèle et dispendieuse. Toujours devant le stade, de vétustes mémoriaux funéraires sont posés, très officiellement, en honneur des plus fidèles supporters, ces Hammers disparus, dévoués pour l'éternité, eux qui ne rêvent de cercueil que s'il peut être entreposé devant Upton Park.

A la fin, West Ham United a battu Nottingham Forest (2-1). A tue-tête, ça a braillé I'm Forever Blowing Bubbles, l'hymne qui porte le club aux nues. Dans les travées, les 35,000 fans ont hurlé We Are Top of The League, pour savourer la prise du pouvoir en Championship, une première place synonyme de promotion directe en Premiership, sans passer par la case des playoffs.

Et la qualité du match dans tout ça? On ne retiendra que les trois points, comme dirait l'autre, dans une langue de bois footballistique parfaite. La partie s'est engoncée dans une pléiade d'errances techniques, le kick and rush commandité par le manager Big Sam Allardyce n'était que confusion et approximation. Il aura fallu deux penalties transformés par Mark Noble pour cimenter une victoire certes étriquée, mais finalement logique. Trois points qui propulsent les Hammers au sommet de la hiérarchie, en attendant l'un des derbies les plus chauds de la planète, lundi prochain face à Millwall.

Certainement que pour cet affrontement-là, haineux et belliqueux, le mot respect prendra une toute autre tournure, bien loin des affinités offertes par Nottingham Forest.




Upton Park, l'antre des Hammers...
...est situé dans un quartier typically british
Des stands à burgers champignonnent un peu partout
Devant le stade, quelques mémoriaux funéraires sont posés, à la gloire de fidèles supporters 




Les Bentley's des dirigeants, accessibles à tous devant le stade

I'm Forever Blowing Bubbles: l'hymne à West Ham


The Boleyn. Une taverne typically british...

A la boutique du club, on trouve tous les articles indispensables!

8 juil. 2011

Le FC Champvent s'invite sur le site de West Ham United


A chacun son club. Chaque footeux, pratiquant ou non, simple amateur ou aficionados aguerri, s’identifie fièrement à une entité footballistique. Il en porte les couleurs avec une fierté absolue, achète et enfile les maillots avec grandiloquence et s’apparente, la gouille joyeuse, aux légendes qui marquent la vie d’un club.

A chacun son club, donc. Au FC Champvent, comme partout ailleurs, les apatrides sont rares, tout le monde y va de sa préférence sportive, coquette ou rudimentaire.

C’est l’AC Milan (Albino Bencivenga), l’Inter Milan (Adriano Bencivenga), le Bayern Münich (Loîc Vanetta), Liverpool (Lianel Lauper, Alex Poget), la Juventus (Fabio et Salvatore Siragusa), l’AS Rome (Florian Simonin) pour les grands clubs de ce monde, ou le Téfécé de Toulouse (Jason Brunet), l’OL (Fouad Rameche), l’OM (Steven Bonzon, Raphael Vanotti, Yann Rufener), Porto (Alex Da Costa) ou le CS Forex Braşov (Anthony Golay) pour les plus modestes gladiateurs.

Ca commence par un simple Tweet.

Evidemment, cette liste n’est pas exhaustive, et quelques joueurs (Sébastien Bardet, Christophe Clément, Sacha Clément et David Fürst (futur chanvannais...) du FC Champvent ont eu l’incroyable chance d’apparaître, la fierté en bandoulière, dans une interview publiée sur le site du génial club londonien de West Ham United.

Début juillet, le club a demandé, via Twitter, quels supporters s’en iraient soutenir les Hammers lors de l'UhrenCup, un tournoi de préparation à Grenchen (SO). Quelques échanges d’emails plus tard, les contacts étaient pris, l’interview publiée.

Trois fois vainqueurs de la FC Cup, West Ham United est un club de tôlier, le glamour lointain, la sueur comme seule arme dans un championnat où amour, gloire et beauté sont les préceptes acquis à la gloire de City, United, Chelsea ou Liverpool (et non pas Arsenal, encore moins Tottenham).

West Ham, un grand petit club

Relégué en championship, les Hammers se battront pour retrouver l’élite, avant d'emménager dans le flamboyant Olympic Stadium, juste après les JO de 2012. La semaine prochaine, le club londonien s’exhibera à l’UhrenCup, en Suisse, avec le soutien de quelques mordus de Champvent, des supporters fiers comme des poux.

West Ham n’est certainement pas un grand club, mais il a au moins le mérite de s’intéresser aux petits.

Le Tweet où tout à commencé!