Avant, c’était mieux. N’ayons pas peur de le crier haut et fort, la posture fière et le regard droit dans les yeux des jeunes freluquets: à l’époque, c’était mieux.
Naguère, il fallait attaquer. Marquer des buts, toujours plus, c’était le Total Football, l’offensive à tout-va, qu’importe les conséquences, il fallait se ruer à l’abordage, attaquer à outrance, surtout ne pas se replier sur soi-même et sur sa défense, au diable les prérogatives arrière-gardistes, chiens de faïence, au bûcher les tentatives de tenir un score; on se rentrait alors dans le lard, pas de chochottes ni de simulations aux simagrées ridicules.
Oui, avant, c’était mieux.
"Il y a deux manière de remporter une victoire"
En 1974 lors d’une ronde du championnat de 2e ligue, tandis que Champvent mène 4-2 à domicile face à Saint-Prex – formation dans laquelle évolue le frère de Gabey Chapuisat, donc l’oncle de Stéphane, quand même – Pierre Ceppi, le scribe du journal local, regrette le manque d’allants du FCC: "On ne peut que féliciter Champvent de cette première victoire. On aurait cependant voulu qu’au moment du 4 à 2, on attaqua davantage, que l’on persiste à se lancer en avant et surtout qu’on occupe mieux la zone gauche de la ligne d’avants." Qui plus est contre une équipe qui "n’est pas n’importe qui".
Aujourd’hui, de telles prérogatives offensives peuvent faire sourire les tacticiens professionnels, ceux qui tiennent un résultat aussi maladroitement qu’ils tiennent à leur job.
Il est dès lors utile de rappeler que la victoire d’alors était à deux points. On ne risquait pas grand-chose en concédant une égalisation, au pire ce n'était qu'un petit point. Tandis qu’aujourd’hui, on dit plus volontiers regretter en perdre deux.
La faute en revient donc à cette satanée victoire à trois points. Dans la mathématique moderne, mieux vaut bien défendre et assurer trois points, que d’attaquer pour risquer d’en perdre un.
Disons-le donc haut et fort: avant, c’était mieux.
Partie 1 - Cliquer pour agrandir
Partie 2 - Cliquer pour agrandir
Affichage des articles dont le libellé est Throwback Thursday. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Throwback Thursday. Afficher tous les articles
19 sept. 2013
5 sept. 2013
Throwback Thursday: le 24 octobre 1976
Throwback Thursday, 3e du nom.
Dans le football contemporain, la langue de bois fait partie intégrante du métier.
"On prend les matchs les uns après les autres" ou encore "mon hat-trick personnel à moi tout seul? Peu importe, le plus important, c'est l'équipe". Balivernes.
Pire, dans ce même football contemporain, les footballeurs maîtrisent encore mieux la langue de bois que leur propre langue (maternelle ou non). N'est-ce pas Franck?
En 1976 par contre, on y allait franco, sans digression, droit au but, comme disait Franck dans sa forme olympique.
Extraits d'un papier du regretté Journal du Nord vaudois, du 24 octobre 1976, après la victoire du FC Champvent 2-1 face à Assens:
"Champvent (...) n'a pas inventé la poudre"
"Aucun joueur (...) n'est capable d'assurer une passe précise quelques secondes après un contact gagné"
Un gardien "mué en unijambiste (...) si ce n'est en cul-de-jatte"
En 1974, pas de place pour les balivernes.
Cliquez ici pour agrandir.
Dans le football contemporain, la langue de bois fait partie intégrante du métier.
"On prend les matchs les uns après les autres" ou encore "mon hat-trick personnel à moi tout seul? Peu importe, le plus important, c'est l'équipe". Balivernes.
Pire, dans ce même football contemporain, les footballeurs maîtrisent encore mieux la langue de bois que leur propre langue (maternelle ou non). N'est-ce pas Franck?
En 1976 par contre, on y allait franco, sans digression, droit au but, comme disait Franck dans sa forme olympique.
Extraits d'un papier du regretté Journal du Nord vaudois, du 24 octobre 1976, après la victoire du FC Champvent 2-1 face à Assens:
"Champvent (...) n'a pas inventé la poudre"
"Aucun joueur (...) n'est capable d'assurer une passe précise quelques secondes après un contact gagné"
Un gardien "mué en unijambiste (...) si ce n'est en cul-de-jatte"
En 1974, pas de place pour les balivernes.
Cliquez ici pour agrandir.
30 août 2013
Throwback Thursday: Le FC Champvent il y a 10 ans
Throwback Thursday, la suite.
Raté le premier épisode? Manqué les explications formelles du Throwback Thursday, sur le pourquoi et son comment? C’est à relire ici.
Cette semaine, on replonge encore dans le passé, direction 2003.
Dix ans, donc.
Pour les plus jeunes, une éternité. Naguère, tout le monde jouait encore avec des chaussures noires, les colliers étaient tolérés (voir Nicolas Glauser sur la photo), les maillots carrément pas cintrés, et oui, le 24 Heures s’intéressait encore aux ligues inférieures (même si cet article est de la défunte Presse Nord vaudois [merci Tim Guillemin]).
Baulmes II - Champvent, la rivalité
Pour les plus anciens, 2003 restera une saison où le FC Champvent vivait en tant que néo-promu en 3e ligue; une saison où Olivier Glauser sauvait notamment un point (0-0) face au grandissime rival Baulmes II, ce candidat à la promotion en 2e ligue – et on vous l’assure, les matchs se réglaient franchement à coups de semelles.
Pour l’anecdote, après la publication de cet article du 20 mai 2003, Yéyé Glauser recevait un appel du FC Thierrens (alors en 2e ligue); il y signera quelques mois plus tard. Satané journal.
Plus de 10 ans de fidélité
Autre notion d’un autre temps: sept des titulaires de l’épopée 2003 jouent encore au club aujourd’hui, dans l’une ou l’autre des équipes d’actifs du club.
Et ça, pour les jeunes comme pour les anciens, ça reste exceptionnellement rare.
Cliquer ici pour agrandir l'image
Raté le premier épisode? Manqué les explications formelles du Throwback Thursday, sur le pourquoi et son comment? C’est à relire ici.
Cette semaine, on replonge encore dans le passé, direction 2003.
Dix ans, donc.
Pour les plus jeunes, une éternité. Naguère, tout le monde jouait encore avec des chaussures noires, les colliers étaient tolérés (voir Nicolas Glauser sur la photo), les maillots carrément pas cintrés, et oui, le 24 Heures s’intéressait encore aux ligues inférieures (même si cet article est de la défunte Presse Nord vaudois [merci Tim Guillemin]).
Baulmes II - Champvent, la rivalité
Pour les plus anciens, 2003 restera une saison où le FC Champvent vivait en tant que néo-promu en 3e ligue; une saison où Olivier Glauser sauvait notamment un point (0-0) face au grandissime rival Baulmes II, ce candidat à la promotion en 2e ligue – et on vous l’assure, les matchs se réglaient franchement à coups de semelles.
Pour l’anecdote, après la publication de cet article du 20 mai 2003, Yéyé Glauser recevait un appel du FC Thierrens (alors en 2e ligue); il y signera quelques mois plus tard. Satané journal.
Plus de 10 ans de fidélité
Autre notion d’un autre temps: sept des titulaires de l’épopée 2003 jouent encore au club aujourd’hui, dans l’une ou l’autre des équipes d’actifs du club.
Et ça, pour les jeunes comme pour les anciens, ça reste exceptionnellement rare.
Cliquer ici pour agrandir l'image
| En 2003: Morales, N.Glauser (cap), Magnin et Castellino (de g à d) |
22 août 2013
Throwback Thursday: Le FC Champvent en 1974
Le Throwback Thursday.
Quèsaco? Encore un barbarisme américain?
Oui. Mais il s’européanise.
Pour les plus anciens, les profanes, les non-initiés, pour vous, chers lecteurs qui n’êtes pas rangés dans la catégorie des Digital Natives, sachez que le Throwback Thursday, c’est un voyage hebdomadaire dans le passé.
Les jeudis pour se souvenir du passé du club
Sur notre bonne vieille toile et sur les célèbres réseaux sociaux, c’est devenu une coutume: chaque jeudi (Thursday, en anglais), un petit retour dans le temps (Throwback, pour Shakespeare) s’impose, histoire de se moquer du passé, de se souvenir – et non pas de rire –, des rouflaquettes de son papa, des tenues bigarrées qu’on portait bébé, des mises en pli formidables de sa maman, de la voiture familiale d’un autre temps, celle qui n’était pas 4x4, pas de direction assistée, pas de fenêtres automatiques, encore moins le siège chauffant, les rétroviseurs se réglaient encore à la main, oui, les jeunes, c’était comme ça avant (et c'était mieux, disait l'autre).
Grâce au formidable travail de recherche d’Olivier Glauser, votre blog va vous proposer une série de clichés et d'articles justement intitulés Throwback Thursday.
Aujourd’hui, Raymond Glauser.
En 1974, il était capitaine d’Yverdon-Sport. "22 ans, célibataire, agriculteur", comme mentionnait laconiquement la légende sous sa photo, parue dans une édition d'août 1974 du (feu) Journal du Nord vaudois.
En 2013, Raymond est incontestablement l’un des plus grands supporters du club de son cœur: le FC Champvent. La veille des matchs importants, il ne dort pas. La veille de matchs moins importants, il ne dort pas. Le club est sa passion. L’homme est un rouage incontournable et essentiel du club. Il en fut le Président, dans les années 90. Il est toujours l’un des grands artisans du Souper de soutien du club, qu’il gère en famille depuis plus de 20 ans.
Bref, Raymond, c’est une légende du club.
Si nous étions en Angleterre, il aurait sa statue au Terrain du Battoir.
Merci Raymond pour tout ce que tu fais pour le club.
Quèsaco? Encore un barbarisme américain?
Oui. Mais il s’européanise.
Pour les plus anciens, les profanes, les non-initiés, pour vous, chers lecteurs qui n’êtes pas rangés dans la catégorie des Digital Natives, sachez que le Throwback Thursday, c’est un voyage hebdomadaire dans le passé.
Les jeudis pour se souvenir du passé du club
Sur notre bonne vieille toile et sur les célèbres réseaux sociaux, c’est devenu une coutume: chaque jeudi (Thursday, en anglais), un petit retour dans le temps (Throwback, pour Shakespeare) s’impose, histoire de se moquer du passé, de se souvenir – et non pas de rire –, des rouflaquettes de son papa, des tenues bigarrées qu’on portait bébé, des mises en pli formidables de sa maman, de la voiture familiale d’un autre temps, celle qui n’était pas 4x4, pas de direction assistée, pas de fenêtres automatiques, encore moins le siège chauffant, les rétroviseurs se réglaient encore à la main, oui, les jeunes, c’était comme ça avant (et c'était mieux, disait l'autre).
Grâce au formidable travail de recherche d’Olivier Glauser, votre blog va vous proposer une série de clichés et d'articles justement intitulés Throwback Thursday.
Aujourd’hui, Raymond Glauser.
En 1974, il était capitaine d’Yverdon-Sport. "22 ans, célibataire, agriculteur", comme mentionnait laconiquement la légende sous sa photo, parue dans une édition d'août 1974 du (feu) Journal du Nord vaudois.
En 2013, Raymond est incontestablement l’un des plus grands supporters du club de son cœur: le FC Champvent. La veille des matchs importants, il ne dort pas. La veille de matchs moins importants, il ne dort pas. Le club est sa passion. L’homme est un rouage incontournable et essentiel du club. Il en fut le Président, dans les années 90. Il est toujours l’un des grands artisans du Souper de soutien du club, qu’il gère en famille depuis plus de 20 ans.
Bref, Raymond, c’est une légende du club.
Si nous étions en Angleterre, il aurait sa statue au Terrain du Battoir.
Merci Raymond pour tout ce que tu fais pour le club.
![]() |
| Cliquer ici pour agrandir |
Inscription à :
Articles (Atom)
