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22 mai 2013

Le weekend extra sportif complètement bof

Ce week-end écoulé, par delà nos contrées, il y'a eu du foot. De talus et d'ailleurs, la promotion de Bavois en 1re ligue, la chiche victoire de Champvent II sur La Vallée de Joux (1-0). Bien. Super. Bravo les gars. Bien joué. A mardi pour l'entraînement. Du côté du FC Orbe par contre, on n'a pas joué.

Le football, sur le carré vert c'est bien beau, c'est super, on rigole bien dans l'assistance, on se marre des coups de savate, des coups de coin et des coups de blanc à la buvette gérée par la femme du Président, clope au bec, verre de rouge en cachette, on rentre en bagnole, le 0.5 pour mille c'est pour les gamins, sales jeunes, foutez-nous la paix à nous les anciens, on ne fait de mal à personne en buvant notre verre, on rentre bourré et alors, papa grimpera sur maman en rentrant, l'alcool c'est pas si mal après tout, ça masque les bourrelets et les varices. Vive le foot de talus, qu'on vous dit.

Il n’empêche, ce foot de talus nous irrite, parfois. Alors on râle. Parce qu'on aime ça, dans nos contrées. Râler. Ronchonner.

Acte 1: La (non) buvette de Team Vaud

Pour commencer, direction La Pontaise. Les édiles du mouvement juniors de la capitale vaudoise, ils accueillent Bavois pour un match de promotion. 300 spectateurs. Match à enjeu. Choc au sommet. On vise la 1re ligue quand même, ce n'est pas rien. La ville reçoit la campagne, et tous les antagonismes itou. Team Vaud M21 décide de perturber l'assistance campagnarde. Et quel choc: pas de buvette. Rien. Pas moyen de boire un verre. Impossible de ruper une saucisse. Que dalle, ceux qui l'ont, la dalle, ils patienteront, la buvette du tennis sis à côté du stade fait ainsi grimper ses ventes de boissons de 500% grâce au FC Bavois, le patron du club de tennis se marre, il ne savait même pas qu'il y'avait match à côté, vive le foot qu'on vous dit.

Alain Joseph, le Vice-Président du LS, il est dans les tribunes. Il se pavane à côté de Laurent Roussey. Fière allure, Alain. Beau gosse, Alain. Grosse montre, Alain. Le pauvre, il se fera remarquer sottement, après le coup de sifflet final, lui qui s'en ira copieusement vilipender l'arbitre, menacé d'avoir (très justement) expulsé le jeune capitaine lausannois, coupable d'avoir joué un coup-franc sans attendre le coup de sifflet de l'arbitre et après l'avertissement d'un Bavoisan. Dura lex sed lex mon bon Alain, la loi est dure mais c'est la loi (même si elle est parfois ridicule), espérons que la loi du foot soit plus clémente, ainsi le LS ne coulera pas sportivement, parce que dans l'alcool, ça c'est certain. Pendant que Joseph se prend ouvertement la honte, la buvette reste fermement interdite. Heureusement que Laurent Roussey est là, très classe, lui, il salue l'assistance bassement, rien que pour lui, le LS mérite de se sauver. Moralité: Team-Vaud a perdu un match (0-1) et un capital sympathie évident. Au moins, le club de tennis d’à côté a gagné sa vie. Vive le foot, aurait ânonné son patron, en comptabilisant le stock de boissons écoulées grâce au FC Bavois...

Acte 2: La Vallée de la soif

Un poil plus au nord du Canton, direction Champvent. La Deux reçoit La Vallée de Joux. Match pépère. Tranquille. Easy. Il se murmure que ça n'a pas volé très haut, mais au moins, y'a pas eu de coups bas. Une partie entre honnêtes footballeurs de talus, sans plus ni moins. Un avertissement voire zéro; un but à zéro pour Champvent. Et tout ce petit monde se retrouve à la buvette, histoire de boire un coup, raconter les erreurs tactiques, techniques, cette frappe si je la cadre c'est goal, je te jure, ou encore si tu me la mets c'est but mec, je t'assure mec, le central je le foutais dans le vent tranquille grave, les formules d'usage qu'on adore entendre. Nos amis de La Vallée, pourtant, ils réussissent à boire un carton de Kronenbourg issu de leur propre cave. Et ils laissent les cadavres traîner aux vestiaires pour notre concierge. Chers amis, la buvette ici, c'est notre gagne-pain, et dans le milieu, on consomme à la buvette de l'adversaire, on met le pécule dans la caisse, on boit un verre, on discute le mot et on se casse. C'est le partage. Le foot de talus. Amener ses propres boissons à l'extérieur, c'est à bannir absolument, ça mérite rouge direct, pas un carton de bouteilles hein, mais la sanction suprême. Bref.

Acte 3: le marécage urbigene

Après les affaires de buvettes, on prend la tangente. Direction Orbe. Le Puisoir. Et là, encore un choc. En début de saison, lors des averses diluviennes, jamais le FC Orbe n’a reporté un seul de ses matchs à domicile, même lorsque tout le canton annulait ses parties. Sa pelouse est solide, bien façonnée, elle supporte les aléas de la météo. Mais voilà que ce weekend, tandis que le coup d’envoi de ce Orbe-Champvent est prévu le dimanche à 13:30, voilà que le FC Orbe nous indique, à 09:00 le samedi matin (donc près de 30 heures avant le coup d'envoi) le report du match. Motif invoqué: pelouse impraticable.  Bien.  Soit.  Parfait.  Super.  On se voit mardi pour l'entraînement.

Seulement voilà, Orbe ce n’est pas très loin, on nous a évidemment fait parvenir quelques photos et ô surprise, la pelouse est magnifique, un billard. Si le FC Orbe a renvoyé la partie en prévision des conditions météorologiques, peut-être faut-il rappeler l'adage universel: le métier de météorologue a été inventé afin que les architectes ne soient plus les seuls à se tromper. Nous ne sommes évidemment pas dans les secrets des dieux urbigènes, peut-être que le responsable du terrain s’est blessé en bricolant sur sa terrasse vendredi soir, impossible de tondre le terrain.  Du coup, on comprendrait, y'a pas de problème.  Mais nous, ce sont les rumeurs qu’on entend, certaines peuvent êtres vraies (le FC Orbe aurait trop de joueurs suspendus) d'autres sont certainement fausses (d’autres joueurs seraient blessés ou qu’un des joueurs proche du club enterrait sa vie de garçon).  Finalement qu’importe, ça ne change rien, on rejouera le match un de ces quatre, lorsque les spéculations météorologiques seront éventuellement meilleures. En attendant, on a pu lire que le club urbigène cherchait à améliorer son image, lui qui souffrirait d’un certain désamour selon son Président, interviewé par l’excellent www.footvaud.ch. Bien. Soit.

Allez, c’est promis, on arrête de se plaindre maintenant.  Sans rancune, hein.

Ah et ce soir, La Une du FC Champvent reçoit le FC Assens. C'est promis, on ne râlera pas, on ne parlera que de foot.

Virgolin pris la main dans le sac... 

...La Vallée de Joux aussi. Un carton de Kronen et des clopes

Dimanche après-midi, au Puisoir...

Dimanche après-midi, toujours au Puisoir...

Dimanche après-midi, au Puisoir, le terrain est ouvert...