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17 mars 2015

Le weekend (inespéré) à six points

Joie! Jouissance! Extase! Bonheur! Plénitude! Grâce!

Ce n'était plus arrivé depuis jadis, si longtemps soit-il, que les deux équipes du FC Champvent ne réussissent l'extase du week-end à six points.

En 2012, cela arrivait à intervalles réguliers -- qu'est-ce qu'on s'habitue vite aux bonnes choses -- mais depuis la crise, plus jamais ou presque. Des zéros pointés à tour de bras en veux-tu-en-voilà.

Alors là, on jubile.

Mais on ne se pavane pas, car les signaux restent au rouge, la relégation guette toujours. Christian Mischler, le coach chanvannais: "on n'a encore rien fait. On est toujours au bas de la montagne, ne l'oubliez pas."  Mais on se permet de savourer quand même, quelques secondes d'onanisme total, Dieu que cela est agréable, surtout pour débuter l'année, après une campagne de préparation plutôt laborieuse - c'est là un pléonasme total.

2-1, logique ou pas, chacun interprétera

La Une a commencé par battre le FC Bottens (2-1). L'équipe fanion a vaincu a défaut de briller, a gagné en y mettant un état d'esprit valeureux, celui prôné par le Président. Tout ne fut pas parfait, naturellement, mais le succès paraît mérite, tant le FC a su canaliser son rival du Gros-de-Vaud. Peu ou prou d'occasions pour les visiteurs, grâce à la magnificence de son axe défensif Bonzon-Schmidli, couronnés hommes du match par footvaud.ch.

Champvent a passé une bonne partie de son temps dans le camp de Bottens en première mi-temps; Bottens a passé une bonne partie de son temps à râler sur l'arbitrage - à raison semble-t-il; il n'empêche qu'il y à laissé énormément d'énergie pour pas grand chose.  Tant mieux pour nous, tant pis pour eux.

Christian Mischler sait qu'il reste énormément de travail: "On n’avait pas gagné depuis très longtemps, donc trois points c’est très bon à prendre. C’est une bonne base pour la suite, mais on doit encore s’améliorer. Il y a du travail, beaucoup de travail.". Mais au moins ces trois points permettent-ils de prendre la bonne direction, celle du haut du tableau.

Les renforts ont renforcé

En préparation, il avait été difficile de juger l'apport des recrues. Ismael Laribi et Yassine Ghchioua ont été titulaires dimanche, ont été bons, ont œuvré pour le groupe, ont compris les valeurs du club, ont prouvé que la deuxième ligue était pour eux, ont même été impliqués sur les deux buts du FCC.

Confirmeront-ils dans les semaines à venir? Oui. Mais on connaît les aléas du football, surtout cette horrible constance, qui détermine les bons des excellents.

La Deux sort de la zone rouge

Et La Deux y a mis du sien, face à Ependes, vis-à-vis du bas de classement, vilain canard du fond de classe, Grenouille qui s'accroche au queue de wagon. L'un de nos plus fidèles supporters a dit: "bien sûr que cette victoire est méritée! La manière on s'en tape royalement. Franchement. Faut gagner. Point à la ligne. Merci m'sieur dames. On passe au match suivant."

Vive le pragmatisme.

Du pragmatisme chanvannais, l'entraîneur de Ependes, Daniel Roulet, y revient justement: "On méritait mieux! Au pire le nul. Bon, on n'a pas de finisseur qui termine le travail, au milieu on a manqué d'agressivité, derrière on jouait a contretemps. Tout ça jusqu'à ce qu'on encaisse le but du petit Tille, qui va quand même vite. Après, on réagit bien, mais c'est trop tard. On essaie de jouer, de produire du jeu, tandis que Champvent joue la profondeur et la vitesse de Tille. Ils ont bien fait, vu qu'ils ont gagné. Oui, aujourd'hui je suis frustré."

Le weekend à six points est là, devant nos yeux qui s'écarquillent

Alors voilà. Le weekend à six points est là, devant nos yeux qui s'écarquillent.

Mais nous ne sommes pas dupes.

Chaque weekend n'y ressemblera guère.

Alors on se remet en mode de guerre, à la sauce du Président (oui, ça ne reste que du sport, l'expression est mal utilisée dans ce contexte si futile, le football de talus; la guerre c'est la guerre, terribles instances, la mort qui frappe pour rien; mais là, merci d'extrapoler, c'est n'est que du sport, la guerre est donc à prendre dans un degré décalé).

Avec les vertus cardinales qui permettront d'atteindre le bonheur.

Travail. Souffrance. Labeur. Sacrifice. Camaraderie.

Allez Champvent.

14:53, le premier Hasta Siempre retentit

17:18, le second Hasta Siempre retentit.

14 mars 2015

Reprise: D'entrée, Champvent va suer

Demain dimanche, le FC Champvent va devoir s’en remettre à tout. Aux Dieux, aux grigris voire même aux cierges qu’on brûle, implorer le ciel, évoquer l’être prodigieux auquel on croit seulement quand tout va mal; car si le club ne doit compter que sur ses propres dispositions pour vaincre, un petit coup du pouce du divin destin ne serait pas de trop.

Brûler un cierge. A défaut de brûler une cartouche, qui ressemble à s’y méprendre à une dernière salve (chance) qui pourrait être cette terrible sentence, horrible qualificatif: la relégation. Relégation, substantif qui obligeait à l’exil durant l’Antiquité. Donc la honte, l'abjecte, l'horrible, la soumission, le diable.

Au menu du FC Champvent, dimanche au Battoir, le FC Bottens (13:00) pour La Une. Et puis le FC Ependes (15:30) pour La Deux.

Bottens, le néo-promu et tranquille

Bottens (19 points) a beau avoir dix unités d’avance sur le premier reléguable qu’est justement le FC Champvent (9 modiques points), il est l’une de ses équipes que Christian Mischler et ses ouailles doit battre pour espérer rester dans la catégorie. Non pas que Bottens soit plus accessible qu'un autre, mais il navigue dans ce ventre mou, le creux du classement qui n'oblige à rien, surtout pas à mourir sur le terrain.

Ependes, néo-promu mais cancre

En 3e ligue, Ependes (7 points) a autant de points que La Deux. Si le vainqueur du jour restera au moins autant dans la course que le vaincu, une belle entame aurait des vertus pas du tout soporifiques, au contraire puissamment psychédéliques.

La victoire et les deux équipes du Champvent prolongeront leur droit de rêver au maintien. La défaite et tout tournera, ce sera alors déjà la crise.

Chaud les marrons, larguez les amarres, aux chiottes les aux chiottes l’OM et les plaintes inutiles, il va falloir se faire mal, vociférer des mots méchants à l’adversaire – vive le trash-talking –, susurrer des mots doux à ses coéquipiers – vive les motivational speeches –, lâcher du lest, oublier les mauvaises ondes et les catastrophes du passé.

Désormais, seule la vérité du terrain compte.

Allez Champvent. Hasta Siempre.


Le journal La Région Nord vaudois annonce le mercato du FCC.