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17 juin 2008

Suisse-Portugal 2-0 (0-0)



Le scénario était si prévisible. Quand la Suisse n’a plus besoin de s’imposer – hormis pour compenser un orgueil endolori – elle le fait. Quand cette satanée chance n’est plus un vecteur réglant l’issue d’une qualification rêvée, elle tourne, et prend des allures suisses - les poteaux de Nani, et ce pénalty oublié de Lichtsteiner le confirment. Et quand nos attaquants peuvent galvauder nos occasions sans répercussion, ils marquent. D’évidence, la chance a tourné. Mais c’est déjà trop tard.

Au final donc, trois petits matchs et puis s'en vont. Trois points illusoires, tout justes bons à ensoleiller la sortie de Kuhn et Zubi – héros hédonistes du peuple Suisse. La Suisse bat le Portugal avec passion, mais est lamentablement éliminée de «son» Euro.

«Papy Kuhn», tout le monde l’aime, malgré tout.

Heureusement pour Köbi, en Suisse, on ne fait pas comme tout le monde. En Italie ou en Angleterre, le public aurait réclamé sa tête. Ses choix auraient été critiqués, son attitude psalmodiée, et son coaching conspué. En Suisse pourtant, pays de concordance par excellence, on lui déploie une banderole émue «Merci Köbi», suintant d’ailleurs l’échec d’une campagne Euro 2008 complètement ratée.

A l’étranger, les sifflets auraient retentis, emplissant un stade rancunier où les regrets fuseraient parmi les travées. En Suisse, on l’encense, le public va même à l'extrême, poussant la chansonnette d'un «Köbi National» d’adieu. Une dernière holà pour saluer le rêve brisé de toute une nation...

Hors de nos frontières, les fédérations faîtières du football se seraient contentées d’un silenzio stampa de rigueur, s’autorisant une vive autocritique interne, à la recherche d'une explication d'un échec palpable. En Suisse, le Président de l’ASF Ralph Zloczower tire, dans une conférence de presse "un bilan positif malgré l’élimination de la Suisse".

Inutile de préciser qu’une telle affirmation, émanant d’un Président en manque d’ambition est d’une désinformation flagrante; et tout simplement pathétique.

En Suisse, décidemment, on ne pense pas comme tout le monde...



Köbi Kuhn, sept année de règne, pour un final catastrophique, malgré les apparences.


Philippe Senderos, une des satisfactions de l'équipe Suisse.



Inler, magnifique de volonté et de talent dans l'entre-jeu. En faisant les bons choix de carrière, ce joueur peut aller très loin.



Ferreira, et une bonne semelle sur l'excellent Behrami - un autre Suisse qui a réussi son Euro.


Magnin et une simulation "à la Nicolas Ravussin"...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Sacha, Kuhn aura quand même fait du bon boulot en 7 ans. Mais cette élimination nous laisse sur notre fin bien sûr.

Faut se qualifier pour le prochain Mundial, ca serait bon pour la Nati.

fabio a dit…

et Streller va à nouveau vous y aider ! quelle bonne nouvelle...