Dimanche, 7 octobre 2007 (15h00)
2ème ligue, groupe 2
Ma réaction, à chaud.
Du haut de son deuxième rang, Champvent se déplaçait, sans déférence ni atermoiement, et totalement regonflé par une série positive de résultats stimulants, chez un adversaire en mal de points. Un adversaire peinant à décoller dans le championnat, malgré une prometteuse 5ème place acquise lors de la dernière campagne. En face, le FC Echallens donc, étonnant antépénultième au classement, faisant office de proie blessée, n’attendant qu’un déclic pour se relancer.
Le sport, c’est l’école de la vie. Une vie de groupe, de cohésion et d’entente, au sein de laquelle chaque joueur doit trouver une place. Une vie dictée au rythme de valeurs simples, mais capitales. Des valeurs morales telles que le respect, le don de soi, et le sens sportif du sacrifice et de l’entraide. Des qualités qui bâtissent les fondations d’un groupe ou d’une collectivité, et qui taillent la force de caractère d’une équipe et qui en font sa quintessence. A Champvent, on avait fait de cet esprit d’équipe une spécialité et un gagne-pain victorieux. Une solidarité capable de déplacer des montagnes, et d’engranger des points face à n’importe quel adversaire – même quand le jeu n’y était pas.
A l'image du FC Champvent: à terreDimanche, on était à des années lumières de cette époque. Champvent a d’ailleurs perdu plus qu’un match, se faisant carrément vitrine d’une prestation affligeante au regard du public présent, non seulement dans le jeu, mais surtout des ses attitudes, et les relations entre ses joueurs.
Une mise au ban traduite soit par des remarques inutiles pour un geste technique manqué, ou par une réflexion gratuite pour un placement approximatif, voire par une critique absurde pour un ballon mal négocié. Des propos rarement constructifs, bien sûr, et qui auront enterré vivant un Champvent pathétique, transparent et incontestablement dans un mauvais jour. Du jamais vu dans le paysage chanvannais, et qu’évidemment, on ne souhaite jamais revoir.
Presque machinalement, cette ingérence a été transposée sur le terrain. L’espace vallonné séparant les défenseurs des milieux, et les milieux des attaquants, transcrit à merveille l’absence d’alchimie dans l’organisation du jour, et le manque aberrant de discernement des joueurs de vouloir cravacher pour son pote. Champvent n’a pas évolué en équipe, mais bien au gré des ego parfois trop calqués de ses joueurs.
David Fürst, à gauche, semble chercher des solutions.Bien sûr, il ne faut pas peindre le diable sur la muraille. Car la maison n'est pas en feu, loin de là. Le groupe vit, au rythme d'un vieux couple parfois, et s'explique dans des moments difficiles, tout en gardant un esprit d'équipe fabuleux. Pas de quoi s'inquiéter donc, car Champvent reste également dans le bon wagon. Mais, comme lors de chaque défaite, il faudra désormais compter sur l’intelligence de chacun pour se remettre individuellement en question, et pour faire de cet échec challensois un cas isolé, et un simple faux-pas du calendrier.
Cette dérive est d’autant plus regrettable que sportivement, à 0-0, "la une" tenait son match et s’était même procuré plusieurs très grosses occasions d’ouvrir le score durant la première demi-heure de jeu (Bencivenga, Vanotti et Clément notamment). Des actions offensives manquées certes, mais des actions qui auraient dû stimuler mentalement les hommes à JDT, qui poussaient un adversaire déjà dans le doute, à s'en remettre aux maladresses offensives de son adversaire. Mais paradoxalement, ces ratés bénins entraînèrent la chute collective de l’équipe. Inexplicable. Ou peut-être est-ce le pêché d'enfant gâté, à qui tout semblait réussir depuis quelques matchs?
Après l’ouverture du score sur une erreur défensive, Champvent se liquéfia, et se démembra complètement, laissant aux locaux, opportunistes en l’occasion, de profiter pleinement des absences, habituellement sporadiques, de l’ex-second du classement.
Pour son retour au 3 sapins, après y avoir évolué de nombreuses années, Albino aurait certainement apprécié un autre dénouement.Quatre buts encaissés plus tard, la réduction du score par Ozgür Yayla ne sera qu’anecdotique. Le fait que le gardien Alexis Chatton, s’appliquant à conserver un score encore potable, ait été le meilleur chanvannais tend à prouver que les joueurs de champ n’auront pas été brillants collectivement – loin s’en faut...
Il ne reste maintenant aux joueurs qu’à se remettre en question, et de méditer sagement sur les causes de cette déroute, car franchement, "la une" avait largement de quoi ramener quelque chose, au moins un petit point, de ce déplacement à Echallens.
Une réaction serait même fortement conseillée. Concrètement, Champvent va désormais s’embourber dans une trilogie de matchs aux allures corsées de batailles pour le podium. Dans l’ordre : Team-Vaud (2ème), Baulmes (9ème) et Thierrens (3ème). Trois gros matchs, trois tests, pour savoir où Champvent se situe réellement dans cette 2ème ligue.
Messieurs les joueurs, à vous de jouer ! Faites parler votre talent!
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Champvent : Chatton, Fürst (Fiorèse, 52ème), Bardet, Beso, Ramèche, Munoz, Pereira (Hofmann, 66ème), Reymond (Yayla, 54ème), Clément (cap), Vanotti, Bencivenga
Notes : Terrain des 3 sapins..... 110 spectateurs.... Temps ensoleillé.... Excellents pelouse.... Match typique de dimanche après-midi (chaleur, torpeur, malheur).... Avertissements à Munoz (réclamations), Beso (réclamations), pas d’avertissement au demi challensois, pourtant auteur d’au moins 9 fautes.... Entrée au match : 8 (oui, huit) francs, cher pour de la deuxième ligue non ?....
Buts : 1-0 Echallens (31ème), 2-0 Echallens (40ème), 3-0 Echallens (51ème), 4-0 Echallens (56ème), 4-1 Yayla (61ème)
13ème minute: 0-0. Tout était encore possible